L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)Les marmites vides crient famineVie chère Les marmites vides crient famine En dépit de la "lettre confidentielle" du ministre du Travail et de La lettre du ministre du Travail et de En réponse à cette lettre, le 9 mai, les syndicats ont été clairs : "Nous maintenons notre mot d'ordre de grève". Hier donc, on était à la deuxième journée du lock-out consacré à la marche-meeting. C'est une marée humaine qui a pris le départ, à 9h devant Pendant deux heures, ils ont parcouru une distance d'environ Pour l'occasion, des slogans n'ont pas manqué : "Augmentation des prix du riz, de l'huile, du savon, du lait, ça suffit !" ; "La vie chère n'aura pas notre chair" ; "On a faim et soif", "Viima ya kanga" qui veut dire que la vie est dure ; "A Tertius mana yellé", pour accuser le Premier ministre, Tertius Zongo, d'être à la base de cette situation, etc. En signe d'adhésion au mouvement, des riverains ne se sont pas fait prier pour exhiber les ustensiles de cuisine vides. Face à la conspuation des manifestants, certains riverains, en tenue à l'effigie du chef de l'Etat, se sont vite déshabillés ou se sont éclipsés. Pour la même raison, l'Ecole nationale de la douane a rabattu son portail. Tous les commerces en bordure de l'itinéraire avaient baissé leur grille. Après ce mouvement, sans incidents, les révoltés ont regagné Son camarade de Force ouvrière, Joseph Tiendrébéogo, n'a pas été moins percutant : "le président dort et l'Assemblée nationale somnole. Si on ne peut pas aller à Kossyam (NDLR : nouvelle présidence du Faso), nous irons voir Pinga (NDLR pour désigner le président de l'Assemblée nationale, Roch Marc Christian Kaboré, parce que le roc veut dire "pinga" en mooré)". Paul Kaboré des syndicats libres, lui, fera cette confidence aux militants : "Quand on a évoqué l'éventualité d'aller à Kossyam, quatre ministres m'ont appelé pour me demander pourquoi. Kossyam appartient aux 14 millions de Burkinabè". El hadj Mamadou Nama de l'USTB, connu pour sa verve, n'a pas manqué de scander "Nous sommes en sursis de mort, pourquoi il y a seulement deux personnes qui importent le riz ? Il y a une collusion entre les milieux d'affaires et le pouvoir ; nous sommes à l'étape 2 de notre lutte, il y a encore les étapes 3, 4, 5 jusqu'à 10, il faut maintenant mettre fin à cette légèreté blâmable". Des villes mortes si... Le président du mois, Jean Mathias Liliou, a mis l'accent sur les prix des produits de première nécessité : "Le sac de riz se négocie à Face à ce triste tableau, le pouvoir doit, selon lui, comprendre qu'il est vraiment fini, le temps des discours, des promesses sans lendemains et de la diversion. C'est pourquoi il a conclu en ces termes : "D'ores et déjà, nous appelons nos militants, les travailleuses et les travailleurs des secteurs public, parapublic, privé, les élèves et les étudiants, la jeunesse, les paysans, les petits et les moyens commerçants, les artisans, les vendeuses de fruits et légumes à s'engager dès à présent dans la préparation de journées villes mortes, que En tout cas, la symbolique de la journée d'hier ne doit laisser personne indifférent. Abdou Karim Sawadogo L’Observateur Paalga du 15 mai 2008 Article ajouté le 2008-05-15 , consulté 44 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " Articles de reportages "Afficher une version imprimable de cet article Retour aux articles |