La police ratisse large à Koubri (lire Une Lettre pour Laye)
Une Lettre pour Laye
La police ratisse large à Koubri
Alors que vous commencez à regagner les cases après quelque quatre mois passés au cœur des travaux champêtres, les scolaires, eux, font le chemin inverse. C’est déjà la rentrée des classes, qui, je l’espère, malgré la vie chère, sera couronnée de succès comme le fut la saison agricole. La terre n’est jamais ingrate pour peu qu’on veuille s’y investir, aussi les élèves doivent-ils, une fois face à un tableau noir, s’inscrire sur la voie, si exigeante, de l’excellence. Ainsi finies les vacances, retour dans les différents temples du savoir, d’où, certainement, sortiront les bâtisseurs de demain.
Gageons qu’à Laye, comme à Simonville, nul élève ne sera confronté à cette éternelle angoisse des fournitures scolaires. En attendant, cher cousin, en cette fin du mois de septembre, dans certaines régions, bien de paysans doivent toujours braver les dernières gouttes de la saison pour ramasser leurs récoltes.
Foi des services de l’ASECNA, qui nous livrent, ci-après, les relevés pluviométriques de la semaine du jeudi 18 au mercredi 24 septembre 2008 : Dori = 5,4 mm ; Ouahigouya = 4,5 mm ; Ouagadougou-aéro = 6,5 mm ; Dédougou = 6,6 mm ; Fada N’Gourma = 46,8 mm ; Bobo-Dioulasso = 18,1 mm ; Boromo = 22,5 mm ; Pô = 11,5 mm ; Gaoua = 15,1 mm ; Bogandé = 3,8 mm.
Cher Wambi, le colonel Emile Ouédraogo s’est, à peine installé dans son fauteuil de nouveau ministre de la Sécurité que les défis semblent fuser de partout. Si, en effet, dans le Burkina profond, autrefois soumis au diktat des braqueurs, règne une relative accalmie, tel n’est pas le cas dans nos grandes villes, telle Ouagadougou, où les habitants vivent des nuits cauchemardesques du fait de la résurgence de l’insécurité ambiante.
Ainsi le quartier industriel de Kossodo s’est-il, lui aussi, inscrit sur la liste des zones à risques de la capitale. Rien que cette semaine, cher cousin, une dizaine d’attaques y ont été enregistrées
S’en souviendra, en tout cas, cet auguste élu qui, après le passage de ces indésirables visiteurs nocturnes, n’avait que ses yeux pour pleurer suite au vol de son cameoscope et d’une importante somme d’argent, destinée à l’organisation d’une importante rencontre. D’où ces couvre-feux forcés, qu’on peut observer dans certains quartiers à Simonville.
La nuit venue, tous les chats ne sont-ils pas gris ? Après la battue improvisée en début de semaine dans la zone d’activités commerciales et administratives (ZACA) pour libérer les caniveaux infestés de rapaces, il serait salutaire pour nos populations que les forces de sécurité se déploient, de temps à autres, dans les quartiers de prédilection des mauvais garçons.
Ainsi que tu le constateras à travers cette confidence de la Direction de la communication et de la presse ministérielle des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique (MESSRS), du côté du campus de Zogona, la chasse aura été des meilleures en ce mois de septembre :
« La mise en œuvre du service de sécurité des universités commence à avoir des résultats sur le terrain. En effet, en l’espace de deux semaines, soit du 8 au 18 septembre 2008, les éléments du service de sécurité des universités ont opéré, sur le campus de Ouagadougou, des interpellations de voleurs. Ces interpellations ont été réalisées en flagrant délit et les auteurs ont été dirigés vers les services de police judiciaire compétents pour la poursuite des enquêtes concernant le vol des objets ci-après :