L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Presse en ligne : L’Observateur consolide sa toile

Presse en ligne

L'Observateur consolide sa toile

Sur le site web de L'Observateur Paalga, www.lobservateur.bf, les internautes peuvent prendre la parole et exprimer leurs opinions à côté de celles des journalistes sur tel ou tel fait d'actualité. Si une telle interactivité est possible, c'est parce que depuis le début de l'année 2008, le journal a évolué, de son ancien site statique vers un autre, plus dynamique. Ce nouveau support, en plus de l'interactivité, prend en charge un certain nombre de services, commerciaux ou non. Mais ce n'est pas tout, car le journal ambitionne de le faire évoluer bientôt comme un média à part entière. C'est dans ce sens qu'une rédaction web a été récemment mise en place. Et, comme annoncé dans notre édition du vendredi 19 septembre dernier, San Evariste Barro, le rédacteur en chef du site internet de L'Observateur Paalga, dans l'entretien qui suit, nous parle des fonctionnalités de ce portail web et des opportunités offertes aux annonceurs en termes de visibilité et donc de publicité.

Les internautes ont remarqué que depuis le 1er janvier 2008, le site internet de L'Observateur Paalga a fait peau neuve. Qu'est-ce qui a motivé ce changement ?

Avant tout, je tiens à préciser que c'est le 28 décembre 2007 que le nouveau visage du site de L'Observateur a été rendu visible aux internautes à la faveur du passage à la nouvelle année 2008. Ce grand toilettage du design et des fonctionnalités du site est en fait le résultat de l'opération de relookage, autorisée par la Direction du journal en mars 2007.

L'opération visait essentiellement à changer la façon de présenter les articles et à permettre une interactivité sur notre portail web. En clair, on a décidé d'améliorer la façon de présenter les articles et d'adopter un site dynamique, puisqu'avant, notre site était statique, moulu uniquement, dans une architecture HTML (HyperText Markup Langage).

Pour être plus précis, il faut souligner le HTML est un langage codé qui permet de créer des pages Web. Il utilise une structure formé avec des balises permettant la mise en forme du texte et nécessite un navigateur web pour sa visualisation.

Mais bien plus que la beauté du site, ce qui importe plus, ce sont les fonctions interactives, cette possibilité que le site offre à tout internaute d'agir ou de réagir directement au bas de tout article qu'il vient de lire pour donner son opinion.

Quelles sont les principales nouveautés qu'offre ce site dynamique ?

Depuis le lancement du nouveau site, les internautes ont accès à toute une palette de modules interactifs. Entre autres, on peut citer : 
 la newsletter ; 
 le moteur de recherche ; 
 la réaction à un article ; 
 le transfert d'un article dans une boîte électronique ; 
 l'adresse à l'auteur d'un article, etc.

Autre nouveauté : le site du journal se prête aussi comme support de diffusion des messages des annonceurs. Les bannières publicitaires et diverses annonces (avis de recrutement, d'appel d'offres, de perte ou de vente etc.) sont désormais possibles sur le site. Nous pouvons placer des spots publicitaires télévisés. Présentement, il y a d'ailleurs une pub vidéo de Watam Kaizer qu'on peut visionner sur notre site web.

Une autre nouveauté, ce sont les annonces nécrologiques et matrimoniales. Sur une page nécrologique, l'internaute peut présenter ses condoléances à la famille éplorée tandis que sur celle matrimoniale (mariage ou baptême), il peut présenter ses félicitations à des tourtereaux ou à un enfant baptisé : des messages de condoléances ou de félicitations qui vont directement dans la boîte électronique de celui qui fait l'annonce.

En initiant cela, nous avons voulu rapprocher les hommes, réduire les distances de sorte que celui qui se trouve hors du pays puisse exprimer sa compassion à une famille éplorée ou alors sa joie lors d'événements heureux comme un mariage ou un baptême.

Le développement de services est aussi une des nouveautés de notre site web. Nous proposons aux internautes des services importants comme les Marchés du jour, les Pharmacies de gardes, les Numéros utiles (pompiers, police, gendarmerie, etc.).

Enfin comme nouveauté, on peut citer d'abord La Une en image qui permet d'afficher sur le net la Une du journal tel qu'elle se présente dans les kiosques et, ensuite, La Photo du jour, qui est une photo frappante ou insolite, que nous mettons sur le site avec une légende conséquente. Revenons à l'interactivité, notamment au niveau des articles. Est-ce que vous pouvez nous en parler un peu plus ?

Tout à fait. La newsletter ou lettre d'information est un module que nous avons intégré à notre site. Il permet d'envoyer dans la boîte électronique d'une personne, et à un rythme voulu, quotidiennement dans notre cas, un ensemble d'articles qu'on vient de mettre en ligne. Tout internaute peut bénéficier de ce service pour peu qu'il nous communique son e-mail. La procédure d'inscription est simple, gratuite, et se fait sur le site internet du journal.

L'internaute doit saisir son mail dans la partie réservée à la newsletter et cliquer sur « Valider ». C'est tout. Un message instantané lui est automatiquement envoyé dans sa boîte. Et désormais, chaque matin, il pourra, si on ose dire, se faire servir son journal dans sa boîte électronique.

Qu'en est-il du moteur de recherche ?

Le moteur de recherche est une application informatique qui facilite la recherche d'un article dans les archives électroniques du journal. En principe, si je cherche un article dont je ne me souviens pas très bien de la date de publication, je peux saisir un mot ou un groupe de mots ayant trait à l'article. Par exemple, si c'est papier qui traitait de la grève à l'université, je saisis « grève à l'université » dans la fenêtre appropriée et je clique sur OK.

L'ordinateur va me proposer un ensemble d'articles sur la grève à l'université. Je les défile et je clique sur ce qui m'intéresse. Je dois préciser que des techniques existent pour affiner la recherche et obtenir rapidement l'information précise que l'on veut.

Vous disiez tantôt que le journal offre aussi à l'internaute la possibilité de réagir à un article… C'est exact, et ce, depuis le lancement du nouveau site. Et le moins que je puisse dire, c'est que les internautes s'y donnent à cœur joie.

Cette possibilité de réagir à un article est accordée à tout internaute : je suis internaute, je vais sur le site de L'Observateur Paalga, et lorsque j'ai fini de lire un article, je peux laisser un commentaire y afférant. Pour commenter l'article, je clique sur « Répondre à cet article ». Une page s'ouvre, je saisis mon commentaire.

Quand j'ai fini de le rédiger, je clique sur « Voir ce message avant de le poster ». J'ai automatiquement une prévisualisation de mon commentaire. Si je veux qu'il s'affiche à la suite de l'article, je clique sur « Message définitif : envoyer au site ».

C'est tout. Ce n'est pas plus compliqué que ça. De très nombreux internautes aiment commenter les articles,plus intéressants que l'article lui-même. Au bas de certains articles, le débat est souvent enflammé. On a souvent des articles qui suscitent jusqu'à une centaine de commentaires.

Sur notre site internet, dès la page d'accueil, on peut savoir quel est l'article qui suscite le plus de commentaires. En fait, entre le surtitre et le titre de l'article, le nombre de commentaires est affiché : « il y a x commentaires pour cet article ». Nous exhortons les internautes à profiter de cet espace pour exprimer leurs points de vue.

Vous avez annoncé aussi que sur le site du journal, l'internaute peut transférer directement un article dans la boîte électronique de quelqu'un ?

Ce n'est pas une simple annonce, c'est une réalité. La possibilité de transférer un article dans la boîte mail de quelqu'un est faisable sur notre site. Cette fonction est très importante et un des éléments typiques de la viralité sur Internet. La viralité est une expression forgée pour désigner le fait qu'un groupe d'internautes se partagent les liens d'une information.

Par exemple, je viens de lire un article intéressant sur le site de L'Observateur, et veux le partager avec mes amis ou mes collègues ou toute autre personne de mes connaissances. Qu'est-ce que je fais ?

En bas de l'article, je clique sur « Envoyer par mail ». Un champ s'ouvre. Je saisis l'adresse mail à laquelle je veux envoyer l'article. Je clique sur « Envoyer ».

Immédiatement, la page web de cet article est envoyée dans cette boîte mail. Si j'ai les mails de plusieurs personnes, je dois saisir toutes ces adresses comme un seul mot en prenant, toutefois, le soin de séparer les différents mails par de simples virgules. Puis je clique sur « Envoyer ». Chaque personne recevra l'article dans sa boîte mail.

On peut aussi écrire à l'auteur d'un article…

Tout à fait. Vous savez que le journal vient de doter l'ensemble des journalistes de mails, dont la racine est : xxxxx@lobservateur.bf. Nous sommes en train d'insérer ces mails sur le site. Ainsi, dès que je clique sur le nom de l'auteur d'un article, je peux lui envoyer un message mail. Nous y travaillons et je crois que d'ici quelques jours, cette fonction sera pleinement opérationnelle. Mais déjà, on peut écrire au journal en cliquant au bas de l'article sur « Ecrire à l'auteur ».

Avec toutes ces fonctionnalités, déjà disponibles, vous avez donc bouclé le projet de relookage du site du journal ?

Je dois dire que nous venons de nous doter d'un support interactif. Mais des pans entiers du projet sont en cours d'exécution : il s'agit, par exemple, de la mise en place de la rédaction web du journal. Si vous vous en souvenez, le directeur de publication en avait parlé lors d'une conférence de presse à l'occasion des préparatifs des festivités du 35e anniversaire du journal.

L'ambition de L'Observateur est de parvenir, à court et moyen terme, à la production d'un quotidien web, qui sera différent du contenu du quotidien que nous imprimons et vendons dans les kiosques, même si nous allons reprendre sur le site certains articles du journal papier. La rédaction web du journal va œuvrer à ce que, petit à petit, cette ambition se concrétise.

Dites-nous, quelles sont les contraintes d'une rédaction web ?

J'aurais préféré que vous parliez plutôt de défis. Car, dans nos pays, mettre en place une rédaction internet au sein d'un journal relève, à mon avis, du défi. C'est un défi, puisqu'il faut consentir un investissement important pour doter cette rédaction d'un minimum de moyens techniques.

Ces moyens techniques, ce sont les ordinateurs, les appareils photos, les scanners, les clés USB, les enregistreurs numériques, les caméscopes numériques, une bonne connexion internet, un lot de logiciels spécifiques non seulement pour la navigation internet mais aussi pour le traitement des images, du son et de la vidéo.

C'est un paquet de fric que le journal a déboursé pour construire son site et pour rendre opérationnelle sa rédaction web. Une fois que le support et le matériel technique sont disponibles, il faut trouver le personnel pour faire le travail.

Ça aussi, c'est une autre paire de manches. Heureusement qu'à L'Observateur, on trouve des journalistes qui ont envie d'apprendre et qui s'intéressent au net. C'est d'abord sur certains d'entre eux qu'on va se baser pour lancer cette rédaction.

En réussissant un bon dosage des natives (jeunes journalistes ayant une longue habitude de l'usage du net) et des convertis (les journalistes expérimentés qui sont maintenant en train de se tourner vers Internet) ainsi qu'une bonne complicité avec les webmasters, notre rédaction saura répondre aux attentes placées en elle.

Qu'est-ce qu'une rédaction web, et quelles sont ses missions ?

Une telle rédaction est beaucoup tournée vers les applications journalistiques du web. Internet étant, bien entendu, son seul support de diffusion. Elle est composée de journalistes multimédias et de techniciens, que sont les webmasters. Le journaliste multimédia est un journaliste qui sait manier plus ou moins divers langages.

C'est dire qu'en plus de ses aptitudes rédactionnelles, il a des notions en radio et en télé, il connaît les bases du montage radio et télé et maîtrise assez bien les fondamentaux du HTML pour pouvoir proposer un article combinant du texte, du son, des images et de la vidéo. Un article bien « sourcer » avec un bon usage de liens hypertextes, qui enrichissent et crédibilisent l'information proposée aux internautes.

Le rôle de cette équipe est l'animation du site internet à travers des productions spécifiques au web, mais aussi par la reprise d'articles provenant de la version papier du journal pour les mettre dans le format web. C'est dire qu'on ne peut pas couper le cordon ombilical qui relie la rédaction web à la rédaction papier du journal.

Autres occupations des membres de cette équipe, c'est le suivi et la modération des commentaires que les internautes postent en bas des articles. C'est aussi le suivi des statiques de fréquentation du site. Mais la plus grande occupation après la mise en ligne des articles, c'est sans doute l'animation en continu du site web.

Internet étant un média chaud par excellence, il importe qu'à la minute sinon à l'heure qui suit l'on puisse relayer une actualité qui vient de se produire ou qui est en train de se produire. C'est surtout sur cette question qu'on pourra juger de la qualité et de la réactivité de l'équipe web.

Pour réussir ce pari, l'équipe web va collaborer avec les internautes. Sur notre plate-forme, nous sommes en train de dégager un espace d'alerte, de sorte que tout internaute qui est au courant d'une information fraîche puisse nous envoyer un message (texte, photo, vidéo) directement dans notre boîte mail ou alors un SMS à notre numéro de téléphone.

Dès que nous recevrons le message, nous chercherons à vérifier l'information. Si elle s'avère exacte, nous allons la traiter et la mettre en ligne. Au fil du temps, nous donnerons plus de détails sur cette collaboration, que nous appelons de tous nos vœux, avec les internautes.

Qu'est-ce qu'Internet est susceptible d'apporter au journal ?

Ignorant allègrement les notions de frontières, d'espace et de temps, Internet est un outil et un support qui va porter la voix de L'Observateur tout en lui apportant un supplément de visibilité au Burkina et même partout ailleurs dans le monde. Dans le village planétaire, dans lequel nous vivons, cela est très important vu que le net peut apporter un brin de notoriété internationale.

Il ne faut pas non plus oublier qu'internet est aussi un outil de collecte d'informations. Sur la toile, on pourra trouver des informations, des dépêches que nous allons retraiter et publier sous formes d'analyse ou de brèves d'information.

Incontestablement, avec le net, notre journal va accroître et diversifier son lectorat. Normal, puisque sur le net, le journaliste n'écrit plus seulment pour un lectorat burkinabè, mais mondial. En plus de servir d'outil formidable de diffusion, le web pourrait être aussi une source de revenues financières additionnelles pour le journal.

Au Burkina, on assiste à un boom médiatique sur la toile. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

Que du bien. Je dois dire que les médias burkinabè, malgré la modicité de leurs moyens, consentent de grands sacrifices pour disposer d'un site. Pratiquement, à une ou deux exceptions près, tous les organes de presse ont chacun un site web. Il faut se féliciter de cela, car ce n'est pas le cas dans de nombreux pays africains.

Ce boom médiatique sur la toile est une bonne chose, car il va permettre une diversité et une pluralité de l'actualité et des opinions burkinabè sur le net. Pour ne pas briser cet élan, l'Etat et les fournisseurs d'accès à Internet doivent travailler à rendre accessibles le net et le matériel informatique au plus grand nombre de nos compatriotes.

Aujourd'hui, internet n'est plus un luxe, il est un outil puissant de développement et de partage de connaissances dont on peut très difficilement se passer dans le monde globalisé, dans lequel nous vivons.

Certains médias traditionnels ont trouvé un nom de baptême à leur site web. C'est le cas du journal Le Monde en France, dont le site internet est Le Monde Interactif. Qu'en est-il de L'Observateur Paalga ?

Ce point n'est pas encore tranché, mais il y a de nombreuses propositions, que nous sommes en train d'étudier. Sans doute que d'ici là, on verra bien. Nous profitons d'ailleurs de l'occasion pour demander à tous ceux qui ont des idées de noms de nous saisir pour nous les communiquer. On pourrait les ajouter dans notre panier d'idées.

Est-ce que vous avez un message à délivrer aux annonceurs ?

S'il y a un message pour eux, c'est celui qui les exhorte à faire des annonces sur Internet. Ils ont confiance à L'Observateur, ils doivent également avoir confiance à son site internet. Les annonceurs et les agences de publicité doivent tous voir dans le net un moyen de mondialiser leurs annonces, de les rendre visibles et accessibles partout dans le monde.

Il est important de préciser que toutes les annonces (commerciales ou sociales) faites actuellement sur les pages du journal L'Observateur Paalga peuvent désormais l'être sur son site internet : la nécrologie, les avis d'appel d'offres ou de recrutement, les insertions publicitaires, etc. Nous offrons des espaces pour les bannières publicitaires des grandes sociétés de la place ou pour les grandes manifestations comme le SIAO, le FESPACO, la SNC, et le Tour du Faso, …

A l'instar de son quotidien imprimé, le site de L'Observateur, avec les nouvelles possibilités et fonctionnalités qu'il offre, est certainement un support idéal et fiable pour assurer une bonne visibilité aux annonceurs. Nous les invitons alors à entrer en contact avec le service commercial du journal pour de plus amples informations y relatives.

Pour conclure cet entretien, nous saisons l'opportunité qui nous est offerte pour saluer et remercier les milliers d'internautes qui nous font confiance et qui visitent chaque jour notre site internet. Nous en sommes fier et les invitons à poursuivre dans cette voie. Nous les invitons à ne pas hésiter à revenir plusieurs fois par jour sur notre site.

Ainsi, ils pourront non seulement s'informer des dernières mises en ligne, mais aussi lire l'évolution des commentaires postés au bas des articles et participer, pourquoi pas, au débat. Nous appelons aussi chaque internaute à s'abonner sur le site à la newsletter du journal.

C'est gratuit. Enfin, nous exhortons tout un chacun à profiter du mécanisme de transfert d'articles, que nous avons activé sur le site, pour partager ses articles préférés avec ses amis, ses collègues ou ses connaissances. Aux annonceurs nous rappelons que le site du journal est fin prêt à servir de support de visibilité à leurs annonces.

Entretien réalisé par

Adama Ouédraogo Damiss

L'Observateur Paalga du 22 septembre  2008



23/09/2008
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