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Vieil homme décapité au Mouhoun (Le présumé assassin et son complice arrêtés)

Vieil homme décapité au Mouhoun

Le présumé assassin et son complice arrêtés

Suite à la découverte d’un cadavre décapité à Darou dans la nuit du 6 au 7 novembre 2008, les éléments de la brigade territoriale de gendarmerie de Ouarkoye ont mené des investigations qui ont abouti à l’arrestation du présumé assassin et de son complice le 8 novembre 2008. Chronique d’un crime à rebondissement perpétré par un jeune homme de 26 ans.

Un homme âgé de 75 ans répondant au nom de Kadeba Nazi a été retrouvé totalement décapité dans la nuit du 6 au 7 novembre 2008 dans la brousse de Darou, localité située à 7 km de Ouarkoye. La victime, qui se serait rendue en brousse le même jour à la récolte du miel, a été froidement tuée, décapitée et la tête emportée par son bourreau. Le crime a jeté un émoi sur certaines populations du village qui ont vite alerté la gendarmerie. 24 heures ont suffi aux fins limiers de la brigade territoriale de gendarmerie de Ouarkoye pour retrouver la tête de la victime et de mettre le grappin sur Kadeba Yékindé, 26 ans, présumé assassin et son complice, Kadeba Wiyerdé, 33 ans. Ils sont tous habitants de Darou, de même que la victime. Selon le sous- lieutenant Edouard Kaboré, commandant de la compagnie de gendarmerie de Dédougou, les investigations ont permis de découvrir que la tête de la victime a été enterrée à Darou dans une maisonnette. Elle a été exhumée avant d’être inhumée par les parents de la victime sur instruction des gendarmes. Selon le commandant de compagnie (c’est l’appellation familière du commandant de compagnie de gendarmerie), le présumé assassin s’est servi d’un gourdin et d’une machette pour perpétrer à lui seul le crime. Après avoir assassiné sa victime, il l’a décapitée, et a emporté sa tête qu’il est allé enterrer dans une maisonnette de sa cour. Il aurait été encouragé par son complice qui n’est autre que son frère aîné. Le mobile du crime, aux dires des présumés auteurs arrêtés, serait lié à un problème de chefferie de terre et la victime était une personne gênante qu’il fallait absolument éliminer. Ces aveux sont insuffisants aux yeux du commandant de compagnie qui trouve qu’au stade actuel les recherches doivent se poursuivre pour mieux appréhender la vérité et le mobile du crime, dans la mesure où tous les membres de la famille des présumés auteurs ont fui le village pour une destination inconnue.

Découverte incidente d’une fosse contenant des ossements humains

Le flair des gendarmes lors de la récupération des objets du crime a permis une découverte incidente d’une fosse contenant des ossements humains à l’entrée d’une maisonnette qui abrite les fétiches du village. Selon le commandant de compagnie, cette découverte peut ne pas avoir une relation directe avec le crime sur lequel ils mènent l’enquête. La fouille de cette fosse par les croque-morts à permis la découverte de beaucoup d’ossements humains notamment des colonnes vertébrales. Sans doute que les auditions des responsables coutumiers permettront de connaître les raisons de la présence de ces ossements humains dans cette maisonnette abritant les fétiches du village. Le commandant de compagnie et ses hommes sont déterminés et croient dur qu’ils réussiront à faire jaillir toute la lumière. Ils ont, d’ailleurs, le soutien de la hiérarchie et du procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Dédougou.

Succession inquiétante d’assassinats

Selon le commandant de compagnie, les crimes sont récurrents dans les départements de Ouarkoye, Safané et Kona. Plus de 5 cas d’assassinats ont été enregistrés en 2008 dans la province du Mouhoun, et chaque fois les victimes sont décapitées. Cette situation est préoccupante et inquiétante à la fois, dans la mesure où on ne peut pas la prévenir en amont. C’est pourquoi le commandant de compagnie demande aux populations de faire confiance aux institutions républicaines et d’éviter de recoourir à la justice privée pour régler les différends familiaux. Tout en félicitant ses hommes qui ont fait preuve de professionnalisme en utilisant leur flair de gendarme, le commandant de compagnie invite les populations à une franche collaboration avec les services de sécurité.

Serge COULIBALY

Le Pays du 10 novembre 2008



10/11/2008
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