L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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2 bibliothécaires licenciés pour "faute lourde"

Centre culturel Henri Matisse

 2 bibliothécaires licenciés pour "faute lourde"

 

Depuis le 12 février 2008, Mohamed Maïga et Yacouba Traoré ne font plus partie du personnel du Centre culturel français Henri Matisse (CCF-HM) de Bobo. C'est ce jour-là que ces 2 désormais ex-agents, bibliothécaires de leur état, avec respectivement 26 et 25 ans de service, ont reçu chacun sa lettre de licenciement signée de la directrice Nadège Chouat pour faute lourde. A Mohamed Maïga, il est fait 3 reproches. Le premier est la distribution de périodiques à une bibliothèque située hors de Bobo sans avoir préalablement informer la direction du centre culturel et sans avoir aussi respecté les règles élémentaires instituées dans la bibliothèque en matière de dons d'ouvrages. Le deuxième reproche est la réception par l'ex-bibliothécaire de la somme de 2 000 F CFA de la part d'un lecteur en échange de périodiques. Troisième et dernier reproche : la vente à l'insu du régisseur-directeur de cartes provisoires sans avoir remis à leurs détenteurs des cartes d'adhésion du centre, ni reçu, encore moins fait état de ces recettes au régisseur. Un reproche pour lequel la direction a déposé une plainte à la gendarmerie qui va se charger d'évaluer la somme détournée. Pour tous ces faits, la direction a donc mis fin au contrat de travail de M. Maïga que l'on dit d'ailleurs détenu pour les besoins de l'enquête "sans préavis, ni indemnité de rupture", comme l'écrit la directrice dans la lettre de licenciement. Il n'aura seulement droit, lit-on par la suite dans la lettre, qu'à l'indemnité compensatrice de congés payés. Quant à Yacouba Traoré, il lui est fait un seul reproche. Celui d'avoir distribué des périodiques le 1er décembre 2007 à des enfants qui ne sont pas ceux du personnel à l'occasion d'un arbre de Noël, sans avoir préalablement informé la direction. Pour ce fait, la direction a aussi mis fin à son contrat et a donc opéré un licenciement "qui devrait être normalement un licenciement sans préavis ni indemnités". Mais, écrit la directrice dans la lettre de licenciement, " à titre exceptionnel et compte tenu de (son) ancienneté au centre culturel français, il a été décidé de (lui) verser (son) préavis et (ses) indemnités de licenciement".

Toutefois, dans une note parvenue à notre rédaction, les intéressés qualifient les reproches de motifs superficiels fabriqués pour les sanctionner en représailles de la grève de 2007 dont la direction du centre les considère comme les instigateurs.

 

Etalons, faites comme l’Egypte

 

A travers ce point de vue bref mais d’une pertinence certaine, cet ancien international burkinabè se met au diapason de notre éditorial du 12 février dernier pour demander aux sélections africaines, notamment les Etalons du Burkina, de prendre exemple sur l’Egypte.

 

"Comme par télépathie avec moi, vous avez fait un bon papier sur l’équipe d’Egypte qui a remporté la CAN 2008 au Ghana, le 10 février dernier en battant les Lions indomptables du Cameroun en finale( voir "Le Pays" du mardi 12 février 2008, p.5). J’ai voulu mentionner les mêmes points: joueurs locaux, entraîneur local, etc.. C’est cela le fighting spirit . Et cela, nos Etalons new look avec la nouvelle FBF doivent s’en inspirer. En rappel, l’entraîneur Hassan Chehata, en 1980 avant-centre du Zamalek d’Egypte avec Taha Abasr comme capitaine, ont été éliminés par le Kadiogo FC de Sap Olympic, Kollo national, Kuiliga, Antoine Ouédraogo et autres. Ah quelle belle époque! Les Africains ne comprennent pas toujours que la plupart de ces entraîneurs blancs, avec la complicité de responsables locaux du football, font des deals au détriment du succès sportif. Certains d’entre eux versent un pourcentage de leur contrat aux dirigeants qui peuvent mettre fin à leur séjour doré. Recrutez les techniciens nationaux , donnez-leur la moitié des moyens qui sont mis à la disposition des coachs expatriés, et vous verrez . L’Egypte est un exemple concret."

 

Le Premier ministre à Dédougou

 

Le Premier ministre, Tertius Zongo, préside ce matin à Dédougou dans le Mouhoun, la réunion des bailleurs de fonds du projet de construction et de bitumage de la route Koudougou-Dédougou. A l'issue de cette rencontre qui se tient sous la houlette du ministère des Infrastructures et du Désenclavement, la délégation ministérielle visitera, le chantier de la route Dédougou-Bobo Dioulasso en finition. Demain samedi 23 février, ce sera au tour du chantier de construction et de bitumage de la route Yégueresso - Diébougou et la bretelle de Hamelé, de recevoir la visite des autorités.

 

EFO : Lazare Banssé pour remplacer Zambendé

 

Depuis l'élection de Zambendé Théodore Sawadogo à la tête de la Fédération burkinabè de football (FBF), le poste de président du conseil d'administration dudit club est resté vacant. Selon des indiscrétions, c'est le directeur général de la CAMEG, Lazare Banssé, qui serait pressenti à ce poste. L'assemblée générale extraordinaire du club prévue pour se tenir ce dimanche nous en situera davantage.

 

Le Pays du 22 février 2008



22/02/2008
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