L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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François Compaoré : «Nous avons évité la guerre civile»

François Compaoré : «Nous avons évité la guerre civile»

 

«Je ne sais  pas si je dois ajouter quelque chose à ce que mon ami Zabramba a dit, mais je voudrai surtout rendre un hommage appuyé aux militaires qui ont été les artisans de l’Etat de droit. Je me rappelle que le 17 mai 83, lorsque Blaise Compaoré est arrivé, et que  je lui ai dis que des gendarmes étaient venus le chercher, il m’a répondu que j’ai dû confondre, car ce devait être des commandos à lui, je lui ai dit non, car si un jour tu te réveilles et tu vois que ce n’est pas celui qui a l’habitude de te tirer du lit, tu sais. Vous savez que nous logions à Kologh-Naaba, derrière l’Eglise de ce quartier (NDLR : à quelques jets de pierres, de l’ex-mairie de Baskuy)… Lorsque Blaise est revenu de Bobo le 17 mai, la gendarmerie était déjà au courant, et n’eût été la promptitude de son chauffeur, il aurait été arrêté. En effet ce dernier après un tour au Camp Guillaume Ouédraogo est revenu en vitesse, et a dit à Blaise qu’il fallait qu’ils filent, Blaise n’a même pas eu le temps de porter ses chaussures et a donc embarqué, c’est moi qui ai remis les mangues, que  Barro Djandjinaba  lui avait données, dans le véhicule, une petite Citroën Visa, et  à peine ont-ils eu le temps de tourner dans «le six mètres» que les gendarmes sont arrivés. Ils m’ont dit que Blaise était là et je leur ai dit non, mais c’était un mensonge grossier, car il y avait un ami de Blaise, un Zaïrois, qui mangeait des mangues du carton sur la terrasse. Ce que je peux vous dire aussi, c’est qu’après tout juste l’église de Kologh-Naba, ils sont tombés en panne sèche. Blaise avait 20 000 F CFA sur lui. Son chauffeur est allé à la station Total de Kologh-Naaba à côté pour chercher le carburant, cette station était fermée ; il est allé à la station Total de Larlé, là-bas on lui dira que le gérant n’est pas encore arrivé ; par chance, quand Maïga retournait, le gérant est arrivé et il a pu avoir l’essence, mais supposons que Blaise ait été arrêté et que les commandos de Pô soient  descendus  à Ouaga, qu’est-ce qui allait se passer ? C’était la guerre civile»...

 

L’Observateur Paalga du 22 octobre 2007



22/10/2007
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