L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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"On veut être reconnus" (Propriétaire de chambre de passe)

Propriétaire de chambre de passe

"On veut être reconnus"

Cette semaine, le regroupement des propriétaires de chambres utilitaires, d'auberges et d'hôtels remettront au maire de Ouagadougou leurs doléances suite à la menace de fermeture qui plane sur leurs établissements. Pour coordonner leurs préoccupations, ils se sont retrouvés dimanche dernier à la Maison du peuple. Le bureau provisoire présidé par Sébastien Nanéma a fait le point des démarches qu'il a entreprises depuis la rencontre avec le maire à la MJCO. Il s'est agi surtout de se rendre compte de l'état des lieux frappés par la fatwa du maire de Ouagadougou. Le constat du bureau est que la plupart des établissements qu'ils reconnaissent respectent les normes d'hygiène. Il a cependant vu des lieux très insalubres qui n'ont rien à voir avec son activité. Le bureau dit se démarquer de ces endroits qui sont parfois des repaires de bandits et des hauts lieux de la prostitution. Quant aux sites répertoriés et identifiés comme membres de l'association, le bureau s'est engagé à entreprendre un travail de sensibilisation pour l'application stricte par tous des règles d'hygiène. Dans l'ensemble, la profession demande à être reconnue à travers des textes qui lui permettent d'exercer dans la légalité. Cela, d'autant que certains disent s'acquitter de patentes annuelles d'environ 150 000 F CFA et de frais d'inspection d'environ 50 000 F FCA. "On veut travailler, exercer notre métier", ont dit en choeur les propriétaires, en attendant la rencontre du bureau avec le maire. Ce dernier leur avait donné 15 jours pour lui faire des propositions. Les gérants de ces établissements, après ce temps de réflexion, souhaitent que la mairie leur fasse appliquer un cahier des charges, régularise leur situation, leur applique des taxes communales annuelles. Si malgré leur plaidoyer et les négociations en cours, la mesure de fermeture reste de mise, ils demandent au maire de leur accorder un délai de deux ans.

Mahorou KANAZOE

Le Pays du 1er avril 2008



01/04/2008
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