L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Pour les Ivoiriens ce serait la cerise sur la paix

CAN 2008

Pour les Ivoiriens ce serait la cerise sur la paix

 

Depuis le dimanche 20 janvier 2008, notre continent vibre au rythme de la fièvre de la XXVIe édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football. Les seize meilleures équipes nationales se disputeront durant trois semaines dame coupe. Terre de sport, l’Afrique est surtout une contrée de football et c’est par millions qu’on dénombre les amateurs du sport-roi. Normal que tous les regards soient rivés  sur le Ghana qui abrite la présente édition de cette compétition biennale.

En l’espace de quatre jours, chaque équipe a déjà livré un match. Le constat qui se dégage en jetant un coup d’œil sur les résultats, c’est que cette édition a toutes les chances d’être prolifique en buts. En effet, en huit rencontres, les attaquants ont fait trembler les filets 26 fois avec une moyenne de 3,25 buts par match. C’est dire qu’à ce rythme, le record de la CAN 98 au Burkina Faso, soit 93 buts, pourrait être vite dépassé.

On remarque aussi que des sélections comme celles de la Côte d’Ivoire, de l’Egypte, du Ghana et du Maroc sont en voie de confirmer tout le bien qu’on dit d’elles. Par contre, certains grands du continent ont tous les soucis du monde à se faire tant ils n’ont pas été convaincants et percutants lors des matchs qu’ils ont livrés. Est de ceux-là, le Cameroun de Samuel Eto’o que les Pharaons d’Egypte ont littéralement dynamité et laminé par le score sans bavure de 4 buts à 2. Les Super Eagles du Nigeria sont aussi dans la fange, eux qui n’ont pas su résister à Didier Drogba et à ses camarades. Ils ont concédé une courte défaite (0 à 1) qui risque de leur coûter très cher s’ils font un faux pas lors de leurs deux prochains matchs.

Dans le groupe A, le Ghana et le Maroc sont bien lancés mais la Guinée aura son mot à dire. Si dans le groupe B, Ivoiriens et Maliens sont en bonne position,  les Nigérians sont loin d’être hors course. Egyptiens et Zambiens sont en première ligne dans le groupe  C, mais ils devront prendre garde pour ne pas se laisser rejoindre et dépasser par les Camerounais qu’on n’imagine pas quitter la compétition à ce stade.

Dans le groupe D, tous les compteurs sont au même niveau puisque  les matchs ayant opposé le Sénégal à la Tunisie ainsi que l'Angola à l'Afrique du Sud se sont soldés par des scores de parité.

Mais plus que jamais, l’Egypte, auréolée de son éclatante victoire face au Cameroun, se présente comme un prétendant très sérieux au titre continental. Les hommes d’Hassan Shehata ont montré qu’ils ont un bon potentiel pour aller jusqu’au bout et se succéder à eux-mêmes.

Mais si dame coupe devait élire domicile en Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire, vice-championne en titre, a tous les atouts pour la séduire. En plus des arguments tactiques et techniques, les Eléphants peuvent faire prévaloir des arguments politiques pour se galvaniser davantage dans la compétition. S’ils réussissent, ce trophée pourrait être un cadeau pour la paix retrouvée aux bords de la lagune Ebrié. Ce serait vraiment la cerise sur le gâteau de la paix pour des Ivoiriens qui viennent de conserver pour six ans le gouvernorat de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Une chose est sûre, cette compétition, même si des équipes se sont signalées de la plus belle manière, reste très ouverte. Des sélections qui ont été accrochées à l’occasion des premiers matchs pourront encore jouer crânement leurs chances lors des deux prochaines rencontres de vérité où elles devront vaincre ou périr. En la matière, le Nigeria et le Cameroun peuvent rebondir.

Les petits poucets tels que la Namibie, le Soudan et le Bénin même dans une moindre mesure, pourraient passer à la trappe à la fin du premier tour, sauf tremblement de terre. Ces trois pays exceptés, tous les treize autres ont plus ou moins les moyens de s’offrir la coupe. Mais sait-on jamais. La compétition n’est qu’à ses débuts et d’ici le 10 février, beaucoup d’eau aura coulé sous le pont et le champion pourrait être celui qu’on attendait le moins.

 

San Evariste Barro

L’Observateur Paalga du 24 janvier 2008



24/01/2008
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