L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Pourquoi la presse écrite ?

Barro et le journalisme

Du rêve radio à la pratique dans la presse écrite

 

C'est drôle comme la vie sait nous jouer parfois des tours en nous confiant des rôles qu'on était loin d'imaginer de jouer ou qu'on ne voulait pas du tout incarner. Quand je vois ce que je devenu aujourd'hui- journaliste de la presse écrite- je ne peux que reconnaître la justesse de cette assertion. Et pour cause.

 

En 1990, j'étais élève au collège de Toussiana en classe de 5e. Il faut dire que je n'avais pas jusque-là une idée précise de ce que je ferai plus tard quand je serai appelé à entrer dans la vie active. A vrai dire, je n'en avais la moindre idée.

 

C'est justement alors que j'étais en classe de 5e qu'au détour d'un cours d'Instruction Civique que le déclic va se produire et j'ai éprouvé depuis une forte "envie" d'embrasser le Journalisme.

 

A la base de ce déclic, se trouve le Frère Bernard Montigny qui malheureusement n'est plus de ce monde. Il était cumulativement mon professeur de Mathématiques, de Menuiserie et d'Instruction Civique.

 

A un cours d'Instruction Civique, il nous avait tenu à peu près ce langage : "Le journalisme est un bon métier, à condition que le journaliste dise tout temps la vérité". Cette phrase, telle un glaive, m'a transpercé le cœur et depuis, elle est devenue comme un phare éclairant mon chemin, comme une conviction profonde de ce que je voulais devenir et faire plus tard.

 

Avec le diplôme du Brevet d'études du premier cycle (BEPC) dans ma valise, je débarque en 1992 au collège de Tounouma (Bobo-Dioulasso) pour poursuivre mes études du second degré. A ma classe de Terminale en 1995, une délégation de la commission d'orientation des élèves est passée au collège.

 

Son rôle : informer, conseiller, éclairer les futurs bacheliers sur les différentes filières de formation universitaires qui s'offraient à eux une fois le BAC en poche. De la présentation de ces filières, une seule a retenu mon attention. Il s'agit bien sûr du département Arts & Communication relevant de la Faculté des Langues, des Lettres, des Arts, des Sciences Humaines et Sociales (FLASHS) de l'Université de Ouagadougou.

 

Ce département forme les Journalistes et les Communicateurs et on y accède par voie de concours. Cette présentation n'a fait que conforté mon choix : je passerai le test d'entrée en Arts & Communication et je serai Journaliste.

 

Nanti du diplôme de Baccalauréat série A4, je me voilà à Ouagadougou en octobre 1995 pour des études universitaires. Je suis orienté au département d'Anglais. Dans le même temps, je dépose mon dossier de candidature au test d'entrée en Arts & Communication. Comme moi, 356 autres bacheliers subiront le test où seulement 30 places étaient à gagner.

 

Heureusement pour moi, en début décembre, les résultats du test tombe : Je suis admis. Je quitte alors le département d'Anglais – que j'ai fréquenté durant trois mois – pour celui d'Arts & Communication. La formation dure quatre ans.

 

A partir de notre troisième année de formation, les enseignants, après nous avoir nourris et initiés aux différentes théories et histoires de l'information et de la communication, commence à nous apprendre à pratiquer le métier. Chaque étudiant devait écrire au moins un article par semaine. Au bout du compte, les meilleurs articles devraient être publié dans un canard baptisé : Le Journal Ecole.

 

Durant toute l'année, je n'ai écrit qu'un seul article. Chaque semaine, je le corrigeais, et le proposais à nouveau à madame Marie-Soleil Frère et monsieur Dominique Nikiéma qui nous encadraient pour cet exercice. Tout le monde avait fini par être au courant de mon jeu.

 

Mais je disais à qui voulait m'entendre que le journalisme écrit n'était pas ma vocation mais bien celui radiophonique. D'ailleurs, je me sentais conforté dans mon idée par les très bonnes notes que je gagnais dans le cours de Radio que nous dispensait monsieur Baba Hama, aujourd'hui Délégué Général du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO).

 

Vers la fin de l'année, il fallait bien que notre Journal Ecole soit une réalité matérialisée par une version imprimée. Parmi les articles sélectionnés pour ce journal, figurait l'unique article que j'ai écrit durant toute l'année et qui s'intitulait : Le vin de palme à Toussiana : Nectar des dieux, désaltérant pour les hommes.

 

Les trois premières années étant un tronc commun de formation, j'ai été orienté en quatrième année vers l'option Journalisme. Et pour mon stage de terrain, contre toute attente, j'ai été affecté au quotidien L'Observateur Paalga en mars 1998. Depuis, je n'ai plus quitté ce journal.

Voici comment est-ce qu'au détour d'un stage, moi qui ne jurais que par la Radio, je me suis retrouvé résolument ancrée dans la presse écrite.

 

BARRO San Evariste

 

 



07/01/2007
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