L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Un employé flingué par son patron

Ouagadougou

Un employé flingué par son patron

 

Parti de chez lui pour réclamer son dû à son patron, c’est un corps sans vie et criblé de balles de Boureima Ouédraogo alias Prince qui retournera en famille. Ce crime horrible s’est passé le samedi 24 mars 2007 au secteur 11 (Ouidi) de Ouagadougou.

 

Dans quelques jours, viendra au monde un bébé qui ne verra jamais physiquement son père. Lorsqu’il grandira, il apprendra que son papa. Boureima Ouédraogo, plus connu sous le nom de Prince, a été abattu à l’aide d’un revolver par son employeur. En effet, la victime, 28 ans, est père d’un enfant de trois ans et attendait dans moins de deux semaines un autre rejeton. Mais le destin en a décidé autrement et Prince a trouvé tragiquement la mort le samedi 24 mars 2007. Que s’est-il passé pour que son patron le flingue ainsi sans état d’âme comme dans un film western ?

Selon des témoignages recueillis sur les lieux du crime et en famille, Prince était employé par Fulgence Tapsoba, propriétaire d’une société de gardiennage. Depuis quelque temps, une brouille s’est installée entre l’employeur et l’employé à propos de bagarres répétées semble-t-il, au maquis Point Final sis à Larlé où ce dernier assurait la sécurité. Face à la situation, le patron aurait décidé d’une sanction pécuniaire qui s’élèverait à 6000 FCFA.

Une autre source soutient que cette somme représentait six jours de travail non payé. Toujours est-il que le différend porterait sur ce montant que Boureima Ouédraogo est allé réclamer à Fulgence Tapsoba et décida également de démissionner de son boulot. C’est en voulant donc entrer en possession de son dû que Prince a été flingué par son patron.

Cela a créé une révolte des jeunes du quartier, qui ont saccagé une partie du domicile de l’homme à la gâchette facile. La police est intervenue rapidement et l’air était piquant pour les narines à Kologh Naaba aux environs de 21 heures puisque la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants déterminés à appliquer la loi du Talion. Jusqu’à hier, la tension était toujours perceptible et la zone sous surveillance.

                                        L'Observateur Paalga du 26 mars 2007



26/03/2007
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