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Une mère a tué à de coups de couteau ses cinq enfants

Belgique

Une mère a tué à coups de couteau ses 5 enfants

Une mère au foyer a tué à de coups de couteau ses cinq enfants, avant d'attenter à ses jours, ce mercredi après-midi. La famille était équilibrée et la mère très attentive, selon les voisins. Dans le quartier, l'incompréhension est totale.

"Appeler la police " Voici le message inscrit sur un bout de papier, collé sur la porte du numéro 42, de l'avenue du Général Jacques à Nivelles, dans le Brabant wallon. Ces mots ont sans doute été tracés par Geneviève Lhermitte elle-même, femme au foyer discrète et appréciée du voisinage, dans ce quartier de maisons mitoyennes tout proche du centre historique. C'est aussi cette maman de 40 ans qui a appelé le service 100 à 14h43 mercredi, en affirmant qu'elle avait tué ses cinq enfants, et qu'elle allait maintenant tenter de se suicider.

Jasmine, Nora, Myriam...

Jasmine, 14 ans, Nora, 12 ans, Myriam, 10 ans, Mina, 8 ans, et Mehdi, 3 ans ont été retrouvés morts, la gorge tranchée, dans leur lit au premier étage de cette maison de briques jaunes. Dans la chambre de l'aînée, les policiers ont décelé des traces de lutte, laissant indiquer que la jeune fille s'est défendue. La maman, elle, a été retrouvée "dans un bain de sang, les mains ensanglantées, une plaie à la poitrine", selon un témoin.

Geneviève Lhermitte, qui a été transportée et opérée à l'hôpital de Jolimont et dont les jours ne sont plus en danger, semble bien être l'auteur des faits, selon le procureur du roi de Nivelles. "Elle-même aurait donné ces coups de couteau.

Elle était dépressive et était suivie au niveau psychologique depuis un certain temps" a précisé Jean-Claude Eslander, descendu sur les lieux. Impossible toutefois à ce stade de déterminer si ces troubles ont trait à "des problèmes familiaux, financiers, de couple ou d'autre nature", poursuivait quant à lui le porte-parole du parquet de Nivelles.

Ce quintuple infanticide semble aussi avoir été prémédité, puisque la meilleure amie de Geneviève Lhermitte avait reçu le jour même une lettre, dans laquelle la mère confiait qu'elle allait passer à l'acte. Cette amie est arrivée sur les lieux, cet après-midi, mais trop tard.

Imprévisible

Au moment des faits, le père, Moquaden Bouchaïb, 43 ans, n'était pas non plus sur place. Ce délégué commercial pour une entreprise pharmaceutique était en déplacement à l'étranger dans le cadre de son travail, mais a pu être prévenu à Zaventem en fin d'après-midi.

Installé dans cette rue depuis 2000, le couple belgo-marocain était bien "intégré", selon les mots du bourgmestre de Nivelles, Pierre Huart. "Je me souviens que les enfants étaient très polis, très bien habillés. J'avais rencontré la famille dans le cadre d'un dossier d'urbanisme.

Leur projet avait soulevé des réactions dans le voisinage, puis tout était rentré dans l'ordre. Ils étaient appréciés, il suffit de voir les voisins venus ce soir", dit-il désignant les riverains assistant aux va-et-vient des hommes en blanc de la police scientifique.

Dans la foule, Marie-Jo Beljaars s'essuie les yeux. "Ca fait si mal au coeur, explique cette v oisine. Les petites filles étaient si jolies. Mais la maman était souvent toute seule. Son mari était souvent parti pour son travail, et on voyait tout de même qu'elle était fatiguée...

Elle avait beaucoup de travail avec ses enfants. Elle s'en occupait tout le temps, toujours sur les routes..." Mais tous ici le disent, rien n'aurait pu laisser présager un tel drame. "Et entre le mari et la femme, je dirais que c'était impeccable. Il n'y avait pas d'anicroches" ajoute Christian, un autre voisin.

"Ca semblait être une famille équilibrée, avec des enfants très gentils, une maman très attentive pour ses enfants et pour ses voisins, témoigne Jean-Marie Ernaelsteen, qui avait encore rencontré la famille dimanche, alors qu'il aidait l'une des filles à écrire une dissertation. Mais ils ne fréquentaient pas beaucoup de monde. Les gens n'allaient pas beaucoup chez eux, et ils n'allaient pas beaucoup chez les gens..."

Les cinq enfants étaient scolarisés à l'Institut Saint-Michel et au Collège Sainte Gertrude à Nivelles. Des cellules d'accompagnement psychologiques destinées aux élèves ont été mises en place.

Sophie Devillers Article tiré du site internet de La Libre Belgique (http://www.lalibre.be) le 2 mars 2007

 



02/03/2007
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