L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Ces « soutiens » qui ne me sont jamais parvenus (Amadou Balaké)

Traoré Amadou Balaké

Ces « soutiens » qui ne me sont jamais parvenus

Traoré Amadou Balaké. Cet artiste-musicien burkinabè n’est plus à présenter. Il est connu comme le loup blanc dans le monde du show-biz pour avoir fait les beaux jours de plusieurs groupes musicaux. Le 21 février 2008, l’homme a été amputé de la jambe gauche suite à un diabète. Dans la matinée du jeudi 25 septembre 2008, il nous a rendu visite pour remercier par l’intermédiaire de notre canal tous ceux qui l’ont soutenu de près ou de loin lors de sa maladie. Toutefois, il déplore le fait que des manifestations aient été organisées pour le soutenir, mais ces « soutiens » ne lui sont jamais parvenus.

Habillé en Faso Danfani et marchant à l’aide de béquilles, Traoré Amadou Balaké est venu à L’Observateur paalga hier dans la matinée, aux environs de 9 heures, au moment où les journalistes étaient en plein dans leur conférence de rédaction. La réunion terminée, l’artiste-musicien est reçu dans le bureau du rédacteur en chef. Que nous vaut cette visite ? Telle est la première question posée à l’hôte.

« Je suis venu pour dire merci à tous mes fans, aux artistes et tous ceux qui m’ont soutenu quand j’étais souffrant. Aujourd’hui, je suis convalescent et c’est un devoir pour moi de remercier les uns et les autres pour leur geste de solidarité », déclare Balaké qui s’empresse d’ajouter, amer, des comportements qui l’ont marqué.

Négativement. « Un jour, raconte-t-il, j’ai reçu dans mon salon des artistes qui sont venus me proposer l’organisation d’un concert de soutien à mon endroit. Je leur ai dit que j’acceptais le principe à une condition : qu’ils gardent l’argent qui sera collecté à l’entrée pour le concert mais que tous les dons me soient remis. Jusqu’à ce jour, ces soutiens ne me sont jamais parvenus. Mais ce n’est pas grave.

Seulement, s’il est vrai que j’ai reçu des appuis financiers, il faut dire que je me bats jusqu’à présent pour me traiter avec mes propres fonds ». Hors mis cette affaire, Koro Bakaké a le moral et se porte bien « Avec ma prothèse, je conduis souvent ma voiture sans problème ». L’amputation de sa jambe ne va-t-elle pas compromettre sa carrière ? Que nenni, répond-t-il.

« Ce n’est pas ma voix que j’ai perdue mais mon pied. Je peux donc toujours chanter. J’ai même une maquette en chantier pour dire merci au public pour son soutien durant l’épreuve que j’ai traversée ».

Il a tenu, pour conclure l’entretien, à remercier Ibrahim Sylla, le patron du Groupe Africando dont il est membre, qui ne cessait de lui envoyer de l’argent et qui lui a même proposé un déplacement à Paris pour lui mettre une prothèse.

« Malheureusement, déplore-t-il, il est lui aussi malade. Il souffre de Diabète comme moi. C’est comme si le sort s’acharnait sur le groupe. C’est de retour par exemple des funérailles de Gnonnas Pedro que mon mal s’est déclenché ». Malgré ces moments difficiles, Balaké a le sourire et garde l’espoir que tout ira bien pour le meilleur du monde

Adama Ouédraogo Damiss &

Hyacinthe Sanou (stagiaire)

L’Observateur Paalga du 26 septembre 2008

 



26/09/2008
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