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Affaire Nana Thibaut : Des partis d'opposition demandent l'examen du dossier par le gouvernement

DOSSIER NANA THIBAULT

Des partis d'opposition demandent l'examen du dossier par le gouvernement

 

Le cadre de concertation des partis politiques de l'opposition (CPO) a rencontré le ministre de l'Administration territoriale et de la décentralisation, le 1er mars dernier. L'objet de l'audience a porté sur deux points : Le cas Nana Thibault, membre de l'opposition, arrêté, jugé et condamné à 36 mois de prison ferme, et la reprise des élections dans les quatre communes rurales dissoutes par le gouvernement.

A la sortie d'audience, Me Sankara s'est exprimé au nom de ses camarades. "Nous avons approché le ministère pour émettre un certain nombre d'avis et d'inquiétudes tout en insistant sur la nécessité de renforcer ce cadre de dialogue."

Sur le dossier Thibault, la délégation des partis de l'opposition dit avoir plaidé pour leur camarade. Me Sankara a déclaré que leur intervention se situait dans le souci de l'apaisement et que même si appel peut être interjeté par Nana Thibault, le droit de grâce existe. Le porte-parole du cadre de concertation s'est dit confiant quant à l'issue de ce dossier. Le ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation a rappelé le contexte dans lequel Nana Thibault s'est retrouvé dernière les barreaux. "Il a appelé à une ville morte. Nous avons attiré son attention sur les risques. La justice s'étant saisie du dossier, je suis incompétent pour intervenir." Il a précisé cependant que la délégation des partis de l'opposition a souhaité que le gouvernement examine la situation de Nana Thibault, et qu'il transmettra la doléance à qui de droit.

Le second point de l'audience a concerné la reprise des élections municipales dans quatre communes rurales. Les inquiétudes du cadre de concertation des partis de l'opposition se résument à l'absence de financement pour la reprise des élections. Il a donc suggéré la relecture de la loi pour corriger ce qui pose problème aujourd'hui. Le porte-parole du cadre de concertation a estimé que pour cette fois "les carottes sont cuites" et que les partis vont faire avec. Il a cependant regretté que la plupart des conseils municipaux qui ont été dissous soient de l'opposition. Le ministre a rétorqué que le gouvernement a laissé toute la lattitude aux protagonistes de trouver une solution. Et que six mois après, il était du devoir du gouvernement de prendre une décision. Légalement, le gouvernement, au-delà d'un mois, aurait même pu les dissoudre, a-t-il poursuivi.

Le cadre de concertation des partis politiques de l'opposition est né à l'occasion de la désignation des représentants de l'opposition pour faire partie de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Il s'est doté d'une feuille de route et tient son assemblée générale, en principe, le 25 mars 2008. Il est constitué de 33 partis.

 

Abdoulaye TAO

Le Pays du 26 mars 2008



26/03/2008
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