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Capitaine Frank Nion : «Kory et Youma étaient à la hauteur»

Capitaine Frank Nion 

«Kory et Youma étaient à la hauteur»

 

 Le stage de formation en saut para initié à l’intention des enfants de troupe du Mali et du Burkina a pris fin lundi dans l’après-midi. Et cela, après trois jours de ballet aérien de l’aéronef sénégalais à Bobo-Dioulasso. Le capitaine Frank Nion, adjoint au commandant du CITAP, que nous avons rencontré à l’issue des épreuves, nous donne des explications.

 

Peut-on savoir dans quel cadre a eu lieu ces sauts para ?

 

• C’est une opération qui a lieu dans le cadre habituel de  la formation au brevet de saut para que le CITAP de Bobo exécute au profit des unités et aussi des écoles comme les Prytanées militaires de Katy au Mali et  du Kadiogo au Burkina. Pour cette année, nous avions au total 72 stagiaires, soit 12 éléments du CITAP, 10 de l’école de Katy et le reste du Kadiogo. Parmi les jeunes stagiaires, il y avait des Togolais, des Gabonais, des Sénégalais, des Nigériens, des Béninois etc.  qui fréquentent ces écoles d'enfants de troupe. 

 

A quoi répond cette opération ?

 

• Nous cherchons à breveter les élèves des prytanées militaires du Mali et du Burkina. Pour ce faire, chaque stagiaire doit effectuer six largages afin qu’il ait une connaissance du métier de parachutiste. Comme nous sommes des militaires, il peut arriver qu’en tant de crise ou de guerre, nous soyons amenés à engager le combat ou à effectuer une intervention à partir d’un largage. Initiés à cette technique de mise à terre, les élèves seront plus aptes dans le futur à leur métier de militaire et à exécuter des sauts pour  combattre ou pour des opérations de sauvetage.

 

Après trois jours d’intenses mouvements dans le ciel, quel bilan faites-vous ?

 

• Je peux dire que tout s’est bien passé et les consignes ont été appliquées comme il se devait par les stagiaires. Seulement, nous avons déploré deux blessés,  souffrant d'une fracture, l'un au bras et l'autre à la jambe.

 

Parmi les stagiaires, il y a deux jeunes filles. Quelle appréciation faites-vous de leur participation ?

 

• Il y a effectivement deux jeunes filles, venues du Mali. Elles ont chacune réussi à effectuer les six sauts. Et ça, c’est déjà concluant. Je pense qu’elles ont été à la hauteur puisqu’elles étaient soumises aux même conditions et aux mêmes règles que les garçons ; elles ont accompli leur mission jusqu’au bout. Je me réjouis surtout du fait qu’elles retournent saines et sauves au Mali.

 

Le Sénégal était très présent cette année avec un avion. Des raisons particulière à cela ?  

 

• Il peut arriver qu’on ait des difficultés au plan logistique surtout pour réaliser ces sauts. Et effectivement l’une des particularités cette année est que le stage a pu se dérouler grâce à cet aéronef sénégalais avec son équipage au grand complet. Cela traduit les bons rapports entre les armées des deux pays. C’est aussi cela l’intégration africaine.

 

Pourquoi le choix du Burkina pour ce stage ?

 

• Les PM de Katy et du Burkina sont jumelés. Autant les enfants de troupe du Mali peuvent venir ici, autant ceux du Burkina peuvent aller au Mali. Cette année, c’est notre pays qui a abrité le stage. L’année prochaine, ça peut être le Mali.

 

C’est une discipline sportive qui est généralement réservée aux militaires en Afrique. Envisagez-vous de l’ouvrir aux éventuels candidats  civils ?

 

• Pourquoi pas. A la seule condition que les moyens le permettent. Comme vous l’avez si bien dit, c’est une activité sportive. Mais je crois qu’il faut savoir faire la différence entre le parachutisme sportif et le parachutisme militaire.

 

Propos recueillis par

J.A.K.

L’Observateur Paalga du 11 juillet 2007



11/07/2007
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