L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Circulation routière : On aura tout vu à Ouaga

Les Figas du jour du 25/09/2007

 

Circulation routière

On aura tout vu à Ouaga

 

 

A Ouaga, il est loisible de voir en pleine circulation des scènes inimaginables.

Si ce ne sont pas des taxis qui transportent de longues barres de fer, ce sont des charretiers qui perturbent le trafic avec des objets tranchants ou encore des cyclistes ou cyclomotoristes qui étalent leur incivisme au grand jour. Les policiers municipaux ont beau sévir, certains citoyens n'en ont cure.

Le maire Simon Compaoré est plusieurs fois descendu dans l'arène pour faire punir ces genres de comportements (voir photo), mais la pratique continue.

 

 

Arrondissement de Boulmiougou

Proposition d'exercice à madame le maire

 

On a déjà parlé de cette rue dans ces mêmes colonnes, mais c'est comme si on prêchait dans un désert où on n'a même pas de chance d'être entendu par les cigales. Alors, un manque de moyens ? un manque de volonté ? Un mépris ou une punition pour les gens qui empruntent cette voie et qui osent interpeller le maire dans les journaux ?

Quelles que soient les réponses à ces questions, la rue 17.541 est en tout cas toujours là, cahoteuse, glauque. Pas de quoi, pour certains, fouetter un chat dans ces quartiers périphériques où ces genres de situations sont légion, surtout dans cette zone de Pissy et de Boulmiougou constamment transformée en lac quand vient la saison des pluies.

Séraphine, pardon, on va vous proposer un petit exercice. Ces jours-ci, quand vous quitterez votre domicile pour votre bureau de la  mairie de l'arrondissement de Boulmiougou, continuez comme si vous partiez à Zagthouli et dès que vous arrivez à hauteur du Yampoutin, tournez à droite. La 17.541 vous y attend dès ses premiers mètres, une succession de mares, de crevasses, de pierrailles, de fanges nauséabondes, une eau qui stagne tout le temps avec les risques de maladies que cela comporte... bref, l'enfer. Même en RAV4, ce n'est pas une partie de plaisir.

Ça peut s'avérer même un parcours du combattant, de la combattante en l'occurrence. Vous ne nous croyez pas ? Faites juste le petit tour du propriétaire que nous vous proposons et vous nous en direz des nouvelles. Ce petit bout de chemin n'a pourtant besoin que de peu de choses pour être juste praticable.

Oui, c'est vrai, il y a trop de choses à faire à la fois, trop de priorités  au point qu'il faut souvent les hiérarchiser ; mais les responsables n'ont pas été nommés ou élus pour s'occuper des questions faciles que n'importe qui pourrait résoudre. Soyons donc raisonnables comme on aurait été en mai 68 en France : demandons-leur l'impossible, encore que racler une rue et passer une couche de terre dessus ne doive pas être la mer à boire.

 

Avenue de la Fraternité

N'oubliez pas les deux dalles du pont !

 

Après le faux bond du 20 décembre 2005 où l'autorité communale et la mairie de l'arrondissement de Boulmiougou avaient annoncé le lancement des travaux de bitumage et de réfection de voies, il a fallu attendre le 28 août dernier pour enfin voir les premiers engins sur le terrain.

Si du côté de la première entreprise chargée de réaliser 9,2 km de routes bitumées, les choses semblent encore timides, il n'en est pas de même pour la seconde qui est à pied-d'œuvre pour ses 4,3 km de voies en terre.

Notre propos du jour ne concerne point ce projet, mais plutôt deux dalles effondrées sur l'avenue de la Fraternité que nous avons eu à évoquer il y a de cela quelques mois.

En effet, lorsque vous allez de la porte d'entrée de la paroisse "Christ roi" de Pissy en vous dirigeant vers l'Est pour emprunter le côté nord du marché dudit quartier, vous trouvez l'ouvrage endommagé.

C'est vrai que lors du lancement des travaux de bitumage et de réfection des voies de l'arrondissement de Boulmiougou, il n'a nullement été question de l'avenue de la Fraternité, mais les riverains ont eu l'agréable plaisir de constater la présence de trois camions chargés de terre, le 15 septembre 2007, venus déverser leur contenu, afin qu'il serve à combler les grands trous (il ne s'agissait plus de nids de poules ni de dindes).

Alors, si les services communaux ont daigné effectuer le déplacement, il leur est difficile de dire qu'ils n'ont pas vu le pont dégradé pour lequel rien que deux dalles peuvent suffire  amplement.

Il ne coûte donc rien de défalquer une miette des deux milliards pour les faire confectionner au grand bonheur des usagers de la route.

Avec un peu de volonté, c'est jouable, n'est-ce pas madame le maire de l'arrondissement de Boulmiougou ?

N'oubliez donc pas les deux dalles du pont de l'avenue de la Fraternité où en lieu et place, poussent de hautes herbes !

 

 

 

A la BNSP

Un bébé dans un W.-C., quatre morts par noyade

 

Les statistiques des interventions de la BNSP du 17 au 23 septembre 2007 font état de 169 sorties dont 83 pour des motifs d'accident de la circulation, mais heureusement on n'enregistre pas de victimes décédées à ce niveau. Par contre, les sapeurs-pompiers ont tenté de sauver des personnes noyées, mais malheureusement 4 n'ont pas survécu.

On note encore cette semaine un bébé abandonné. Sa mère l'a inhumainement jeté dans un W.-C. à 100 m du château d'eau du secteur 19 de Ouagadougou.

 

 

Dans nos maternités

4 mort-nés, 7 avortements

 

Trois maternités ont fait parvenir leurs statistiques cette semaine : Gounghin 8, Gounghin 9 et le secteur  21. On enregistre au total 198 naissances dont 88 garçonnets.

On déplore 4 mort-nés et 7 avortements.

 

L'Observateur Paalga du 25 septembre 2007



25/09/2007
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