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Comité d’évaluation et d’accompagnement : Pour une impulsion décisive de l'accord interivoirien

Comité d’évaluation et d’accompagnement

Pour une impulsion décisive de l'accord interivoirien

Le Comité d'évaluation et d'accompagnement (CEA) de l'accord politique interivoirien a tenu sa 2e session le mardi 4 septembre dernier à Ouagadougou sous la présidence du facilitateur, le président du Faso, Blaise Compaoré. Les discussions, auxquelles ont été associés les membres de l'organe consultatif international, ont porté sur plusieurs questions d'importance comme les audiences foraines, la sécurité du Premier ministre ivoirien, et les grades militaires.

Après le 11 mai 2007, les acteurs politiques ivoiriens se sont retrouvés au sein du CEA pour évaluer le suivi de l'accord de paix. Avant la session proprement dite, le facilitateur Blaise Compaoré a rencontré les délégations du pouvoir et des Forces nouvelles conduites respectivement par Désiré Tagro et Louis Dacoury Tabley. Pour la première fois, l'organe consultatif international, entériné par le Conseil de sécurité de l'ONU le 16 juillet dernier avec la résolution 1765, a participé aux travaux du CEA. Cette structure regroupe le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, le coordonnateur résident du PNUD, et les délégués de la Banque mondiale, du FMI, de l'Union européenne, de l'Union africaine, de la BAD, de la CEDEAO, de la France et de la communauté San Egidio. Une présence qui a été saluée par Blaise Compaoré à l'ouverture des travaux. Le président du Faso est d'ailleurs "convaincu qu'ils apporteront une contribution de qualité à l'aboutissement du processus de paix en Côte d'Ivoire". A ce propos, il a poursuivi en relevant les avancées significatives enregistrées depuis la première réunion du Conseil permanent de concertation (CPC) en juin dernier, à Yamoussoukro. Blaise Compaoré pense à ce sujet que les différentes parties ivoiriennes montrent de la détermination. Cependant, le facilitateur a affirmé qu'une veille constante devait être maintenue sur les engagements. Pour lui, les résultats encourageants ne doivent pas faire oublier les difficultés qui se dressent sur le chemin de la paix, et notamment l'organisation d'élections libres, transparentes et démocratiques. C'est pourquoi Blaise Compaoré pense que l'accord de Ouagadougou a besoin d'un coup d'accélérateur. Ainsi, plusieurs questions cruciales ont été discutées lors de la 2e réunion du CEA. Il s'agit, entre autres, du mode opératoire des audiences foraines et de leur sécurisation, de l'acceptation et du redéploiement des sous-préfets, de la sécurité du Premier ministre ivoirien, des grades militaires, etc. Des questions d'importance dont la clarification permettrait de contribuer à l'aboutissement du processus de paix. Le Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro, est arrivé dans l'après-midi du mardi 4 septembre pour prendre part aux discussions du Comité d'évaluation et d'accompagnement (CEA).

Par Dayang-ne-Wendé P. SILGA

Le Pays du 5 septembre 2007



05/09/2007
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