L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Grosse frayeur sur le pont de Tilonti sur la route de Fada

Route de Fada

Grosse frayeur sur le pont de Tilonti

 

Le pont de Tilonti continue d’être le cauchemar des routiers de l’axe Koupèla-Fada. Dans la nuit de vendredi à samedi (du 1er au 2 novembre) un camion à remorque y a dégringolé, déversant dans le ravin toute sa marchandise. Le chauffeur et ses deux apprentis ont heureusement eu la vie sauve.

 

Il y a des gens que la mort semble refuser. Safiano Gouda est un sacré veinard ainsi que ses deux compagnons de voyage. Le camion à remorque qu’il conduisait a fait, au dessus du pont de Tilonti, un saut dans le vide. Le véhicule a violemment heurté les garde-fous avant de terminer sa course à plus de 3 mètres plus bas dans le ravin. Le wagon s’est détaché, en déversant dans la nature une grande partie de son contenu, des balles de friperie. La tête du véhicule a poursuivi sa course folle jusque dans une mare située non loin de là.

Heureusement, il y a eu plus de peur que de mal, car aucun des trois occupants de l’habitacle du camion n’a été blessé.

Mais que s’est-il passé en cette nuit du vendredi 1er novembre au samedi 2 novembre pour que ce camion aille se déboîter à Tilonti ?

Selon le chauffeur, Safiano Gouda, l’accident s’est produit entre 3h et 4h du matin. «Je roulais assez vite, et c’est la première fois que j’empruntais cette voie. J’ai été surpris par les gendarmes couchés à l’entrée du pont. J’ai essayé de maîtriser le véhicule en réussissant à monter sur les deux bandes de fer enjambant le pont et servant de passerelles. Mais, manque de chance, l’arrière du véhicule à remorque a déraillé et est allé percuter les garde-fous. Ce choc a précipité le camion dans le vide. La remorque s’est détachée et la cabine a atterri dans le fossé sur ses quatre fers et ne s’est immobilisée qu’un peu plus loin dans la mare. Grâce à Dieu, aucun d’entre nous n’a été blessé».

Le chauffeur nous a paru très jeune pour être au volant d’un tel engin à une heure si tardive. En effet, il nous a confié être âgé seulement d’à peine un quart de siècle. «J’ai 24 ans. J’ai obtenu mon permis depuis 4 ans et dans le transport international, j’ai  deux ans et demi ans d’expérience».

Même s’il est vrai que ce pont est mal balisé, surtout pour un étranger qui ne connaît pas cette route, force est de reconnaître l’extrême jeunesse des occupants du camion à remorque. En effet, si le chauffeur n’avait que 24 âge, on peut imaginer aisément que ses apprentis étaient encore plus jeune que lui.

A notre passage, on s’affairait à ramasser les balles de friperie pour les charger dans un autre camion à destination de Niamey.

Depuis qu’une remorque et une citerne sont entrées en collision et ont cramé toutes les deux sur ce pont, cette infrastructure est devenue peu sûre. Depuis lors, l’endroit est devenu dangereux si bien qu’une force multiple (policiers, gendarmes et militaires) détachée de Fada monte la garde non loin des deux extrémités du pont. Selon ces hommes de tenue, ils sont là pour éviter les braquages vu que les véhicules sont obligés de ralentir à cet endroit.

Dans tous les cas, il urge de réhabiliter ce pont, car l’importance de cette route dans l’économie de la région de l’Est n’est plus à démontrer. Et le ministre Hyppolite Lingani qui a récemment visité cette infrastructure doit faire diligence pour que les travaux de reconstruction de ce pont débutent dans les meilleurs délais.

 

San Evariste Barro

L'Observateur Paalga du 7 novembre 2007



07/11/2007
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