L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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"IB ne s’inscrit plus dans la logique de paix" selon Djibril bassolé

Djibril bassolé

"IB ne s’inscrit plus dans la logique de paix"

 

Ce serait une bonne chose s’il y avait la possibilité qu’il y ait un dialogue direct" entre le Secrétaire général des Forces nouvelles, le Premier ministre Guillaume Soro, et le sergent- chef Ibrahim Coulibaly dit IB, a confié à la presse, à la résidence du Chef de l’Etat, le ministre burkinabè des Affaires étrangères. Djibril Bassolé, qui sortait d’une longue audience avec le Président Laurent Gbagbo. Il répondait ainsi à une question relative à la pertinence d’un dialogue direct entre les deux hommes. "Mais, s’est empressé d’ajouter l’hôte du Président Laurent Gbagbo, est-ce qu’on est vraiment à ce stade aujourd’hui ?" Pour lui, "Il y a eu un dialogue direct national qui a mis en présence les différents protagonistes et qui sont aujourd’hui, Dieu merci, le Président de la République et le Premier ministre qu’il a choisi. Les choses sont en train d’évoluer favorablement". Selon son analyse donc, il serait inutile d’ouvrir un autre dialogue direct, fût-il entre M. Soro et IB. "Je pense que tous ceux qui sont désireux de paix et de stabilité en Côte d’Ivoire doivent s’inscrire dans cette dynamique. Et, si je crois, notre frère IB a l’intention de prendre part au processus de paix, au processus politique. Il lui est très loisible de s’inscrire dans cette dynamique", a-t-il estimé. Et le ministre des Affaires étrangères du Faso de trancher : "Ce qu’il faut éviter, ce sont les irruptions militaires ou par l’entremise de coups et autres attentats. Là, évidemment, il (IB) ne s’inscrit plus dans la logique de paix". Il n’en fallait pas plus pour qu’il annonce "un certain nombre de mesures au plan sécuritaire (…), qui vont être prises pour protéger l’ensemble du processus". En tout état de cause, M. Bassolé a confirmé que les autorités burkinabè et béninoises travaillent à ce que "IB, comme l’a d’ailleurs souhaité le Président Yayi Boni, ne puisse pas nuire au processus de paix à partir du territoire béninois". L’émissaire de Blaise Compoaré a rassuré que le Burkina Faso et le Bénin continuent les concertations "de manière à ce que rien, ni personne, ne puisse nuire" à ce processus.

 

P. Soro (Fraternité Matin, Quotidien d'Etat)

Article repris dans Le Pays du 9 janvier 2008



09/01/2008
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