L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Issa, le veinard !

Fait divers

Issa, le veinard !

 

Issa réside dans un quartier périphérique de la ville de Ouaga. On ne savait pas jusque-là quel travail il faisait pour mener le train de vie qu'il avait. En effet, notre homme passait le plus clair de son temps au lit et pourtant, il était toujours tiré à quatre épingles et écumait les débits de boissons, où il laissait de grosses sommes d'argent.

Il y a quelques jours, un homme déclara avoir été victime d'un braquage nocturne au cours duquel sa moto P.50 Ninjia lui fut retirée sans autre forme de procès.

En désespoir de cause et faisant confiance aux forces de sécurité, il se fit le devoir d'aller déposer une plainte auprès de qui de droit. Ce fut une bonne chose.

Sans moyen de locomotion, il se résolut à passer la journée chez un mécano non loin de chez lui, où il compta sa mésaventure de la veille.

Alors que le groupe devisait, arriva une jeune dame juchée sur une mobylette P.50 Ninjia.

L'engin ressemblait étrangement à celui qui avait été retiré dans la pénombre par les braqueurs.

Il fallait donc trouver une astuce pour éloigner la jeune dame, qui attendait qu'on lui remette le câble de son accélérateur, histoire de procéder à une vérification.

On la supplia gentiment d'aller faire son marché avant de revenir chercher sa moto. Ce qu'elle fit ! Si elle savait...

A son retour sur les lieux, son homme était là et la réprimanda pour avoir enfourché la mobylette pendant son sommeil.

Et au moment où les concubins se chamaillaient, deux individus, jusque-là silencieux dans l'entourage du mécano, déclinèrent leur identité. C'était des policiers en civil.

Il y eut une confrontation sur place, qui permit d'embarquer la jeune femme et son concubin pour un poste de police.

Une simple perquisition a permis de découvrir d'autres engins au logis du malfrat.

Il semble que depuis son lieu de garde à vue, ce dernier n'arrête pas de reprocher à sa concubine d'avoir sorti l'engin sans l'en informer.

Quant au proprio de la moto, il se réjouit de ce hasard qui lui a permis de retrouver si facilement son moyen de locomotion.

Et il n'a pas tort, car combien sont-ils, les Burkinabè qui ont perdu leurs bécanes et qui sont toujours dans l'espoir de les retrouver, un jour ou l'autre ?

 

 

Alerte

Un chantier n'est pas une cour de récréation !

 

Lancés au mois d'août 2007, les travaux du bitumage des voies à Pissy que doivent effectuer les entreprises ECHA et EBOMAF ont pris du temps avant de débuter. Mais là n'est pas l'intérêt de notre propos du jour.

L'incivisme et le peu de respect de l'autorité publique sont le lot quotidien du Burkinabè.

Dans le cas précis des tronçons à bitumer par EBOMAF, il y a de quoi moudre du grain.

Dans le souci d'être dans les délais, les responsables font travailler les engins plusieurs heures durant, parfois tard  dans la nuit.

Malgré les panneaux de chantier indiquant qu'il faut faire attention aux travaux, nombreux sont les usagers de la voie publique qui n'en ont cure.

A telle enseigne que la semaine dernière, un homme n'a pas trouvé mieux que d'aller y stationner sa moto Yamaha V.80 pour s'entretenir avec des amis à côté.

Et c'est logiquement que l'engin de terrassement qui travaillait sur le chantier l'a endommagé en partie.

Certains riverains, n'y ayant rien compris, voulaient alors pousser notre homme à se plaindre auprès du conducteur du bulldozer pour obtenir gain de cause.

Seulement, ce qu'ils ignoraient, c'est que sur un chantier où les panneaux sont bien implantés, la chose est difficile.

En attendant, le comportement des usagers sur les voies en chantier n'a pas évolué d'un iota, car ils continuent à se faufiler entre les gros engins, même en pleine nuit.

Il est grand temps que les uns et les autres prennent conscience qu'un chantier est loin d'être un jardin public.

Espérons que ce chantier s'achève sans qu'on y déplore une perte en vie humaine.

 

Insolite

La puce ou l'appareil ?

 

Il y a quelques jours, un jeune homme, sous l'effet de l'alcool dont il avait abusé, perdit nombre de ses documents et son portable.

Il ne pouvait donc s'en prendre qu'à lui-même et se fier à sa bonne étoile pour éventuellement retrouver ses papiers et son appareil.

Tentant alors sa chance, il composa son numéro et l'on décrocha.

Quelle chance, se dit-il. Et pourtant ! L'interlocuteur lui demanda en toute gentillesse de bien vouloir rappeler le lendemain matin. Ce qu'il fit.

Mais quelle ne fut pas la stupéfaction du propriétaire de l'appareil d'entendre le détenteur de son bien lui suggérer de choisir entre la puce et le portable.

Il opta pour la puce, et d'un commun accord, le lieu de restitution fut choisi, un kiosque à café.

C'était sans compter avec la ruse de celui qui avait ramassé l'appareil, à qui un groupe de jeunes gens pensaient infliger une correction.

En effet, notre homme attendit que la grille du café soit baissée pour y passer abandonner la puce.

C'était déjà quelque chose car il a alors suffit de suivre les consignes du ministre de la Sécurité et à l'heure qu'il est, il y a de fortes chances que l'appareil ne soit plus fonctionnel.

Et si tel était le cas, il ne reste plus aux citoyens qu'à prendre l'exemple de cet homme en relevant et en gardant sur soi son numéro de série, de quinze chiffres.

 

 

 

A la BNSP

 

Un bébé abandonné a été retrouvé mort au cours de la semaine du 14 au 20 janvier 2008.

On ne sait pas trop ce qui lui est arrivé, mais il s'est trouvé des cas identiques où les bébés ayant eu plus de chance sont encore de ce monde.

Encore une fois nous tirons la sonnette d'alarme pour dire que les mères indignes, promptes à poser ce genre d'actes, sont à sanctionner à la hauteur de leur forfait.

Les statistiques de la première compagnie de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP) nous apprennent en outre que sur 18 victimes transportées pour causes de malaises, il y a eu 2 morts.

Les soldats du feu on procédé à 8 évacuations sanitaires.

11 foyers d'incendie n'ayant fait aucune victime ont été circonscrits.

C'est bien le lieu une fois de plus de rappeler aux citoyens que tout feu allumé doit être correctement éteint, une fois qu'on n'en a plus besoin surtout en cette période d'harmattan.

Une femme en travail a pu joindre une maternité grâce aux sapeurs.

Sur ce point aussi, il faut savoir qu'il s'agit d'une des prestations des pompiers, encore faut-il les solliciter !

90 sorties ont été nécessaires pour porter secours à 112 victimes dont une est décédée dans un accident de la circulation à Rapadama (axe Ouaga-Fada).

41 cyclomotoristes ont eu des accrochages entre eux.

7 piétions ont été renversés par des mobylettes et 3 autres par des automobiles.

12 individus ont piqué du nez dans le bitume, car ayant perdu l'équilibre de leur monture.

 

Dans nos maternités

 

Nos statistiques relatives aux maternités en cette semaine du 14 au 20 janvier 2008 ne concernent que la structure sanitaire de "Pogbi".

11 mômes y ont vu le jour parmi lesquels 9 mouflettes.

Les poids des enfants à la naissance varient de 2,4 kg à 4,1 kg.

L'on a déploré 2 avortements.

 

L’Observateur Paalga du 22 janvier 2008

 



22/01/2008
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