L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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"Koro", on a soif !

Les figas du jour

 

Entendu

"Koro", on a soif !

Jeudi dernier, la ville de Ouaga a connu des troubles avec des émeutiers qui entendaient dire leur désapprobation de la vie. Comme on le sait, l’opération ville morte s’est transformée en casses. C’est ainsi que plusieurs feux tricolores ont été détruits, tout comme des enseignes lumineuses brisées ou encore des bâtiments endommagés.

Il ne fait aucun doute que la note pour les réparations sera salée quand on voit le nombre de feux cassés. Déjà qu’avec ceux-ci, circuler à Simonville n’était pas chose aisée, on se demande ce qui va se passer. Le nombre hebdomadaire des accidents de la circulation, va à coup sûr, croître.

Il y a eu certes les casseurs, mais parmi eux on a évoqué des cas d’infiltrés comme ces affamés qui sont tombés à bras raccourcis sur la bassine de riz d’une vendeuse. En un temps record, le plat fut vidé de son contenu sous le regard désapprobateur de la restauratrice. Quelle perte sèche !

Lors du dernier conseil des ministres du 27 février 2008, un jeune homme fut nommé à un poste de responsabilité. Et pour fêter l’événement, il convia quelques amis à prendre un pot le lendemain. Pour éviter les troubles du centre-ville, le groupe se retrouva dans un quartier périphérique où il pensait qu’il ne serait pas dérangé. Erreur ! Alors que la bière coulait à flots et que les discussions allaient bon train, personne ne vit arriver un groupe de jeunes vandales.

Les festoyeurs furent subitement entourés et l’un des assaillants lança : "Koro", on a soif ! Et joignait l’acte à la parole, tous les buveurs furent délestés de leurs bouteilles par les assaillants, qui les vidèrent. Inutile de préciser que chacun a rejoint son moyen de locomotion et l’on s’est quitté sans se dire au revoir. A l’image de ce groupe, plusieurs autres citoyens ont fait les frais de pilleurs loin de manifester contre la vie chère. Mais comme en période de troubles, il y a toujours des brebis galeuses...

Fait divers

Qui est parti avec le vélo de Jeanine ?

Jeanine est une fillette de 9 ans qui habite le quartier Pissy (sect 17). Elle fréquente dans un établissement situé à une bonne distance du domicile de ses parents. C’est donc dire que pour se rendre à l’école, ce n’était pas toujours aisé pour ses géniteurs. La chance aidant, ces derniers ont eu une entrée d’argent en fin d’année 2007, ce qui leur a permis d’offrir un vélo à leur rejeton, qui devint alors autonome.

Mardi dernier aux environs de 14 heures, la petite Jeanine alla dans un secrétariat public pour faire la photocopie d’un document qu’elle devrait retourner dans l’après-midi à l’école. Alors qu’elle rentrait, un jeune homme l’aborda pour, disait-il, prendre des nouvelles de certaines personnes habitant la même cour que celle-ci. Par cette astuce, il a eu la confiance de l’adolescente à qui il promettait des gadgets (casquettes, tee-shirt, etc.) pour les personnes dont il avait cité les noms.

Sur son vieux vélo, il se mit devant et demanda à la gosse de le suivre pour aller récupérer le paquet. Une fois devant la porte d’entrée de la paroisse Christ-roi de Pissy, il dira à l’enfant de patienter là jusqu’à son retour.

Il reviendra immédiatement sur les lieux, mais sans son vélo. Il sollicitera la monture de l’adolescente pour ramener le colis. Celle-ci la lui remettra sans arrière-pensée. Il ne le fallait pas, car depuis huit jours, notre homme reste introuvable.

Une déclaration de perte a été faite à la police et lorsque l’enfant a décrit son arnaqueur, il semble qu’il soit déjà fiché et que des engins ont déjà été retrouvés chez lui, alors qu’ils étaient portés disparus. En attendant, Jeanine et les siens comptent sur la providence afin que les forces de l’ordre mettent la main sur ce mauvais garçon. Il ne fait aucun doute que si l’engin est retrouvé un jour, ce sera difficile que son propriétaire le prête encore à quelqu’un dont elle ignore l’identité exacte.

A la BNSP

Des informations reçues de la première compagnie de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP) concernant la semaine du 25 février au 02 mars 2008, il ressort qu’une personne est morte dans un accident de voiture.

Le drame est survenu sur l’axe Ouaga-Ouahigouya après le poste de péage. Il y a en outre eu 61 victimes d’accrochages entre cyclomotoristes et 29 usagers d’engins à deux roues ont été renversés par des automobilistes.

Alertés par des citoyens pour des noyades, les soldats du feu ont dû effectuer trois sorties et ce n’est qu’au niveau du barrage n°3 (secteur 12) qu’un corps sans vie a pu être repêché.

9 personnes blessées ont été transportées, mais l’une d’entre elles est décédée dans la rue 16-24 au 235 du secteur 16. 30 individus pris de malaises ont été conduits vers des centres de soin et l’on a procédé à 27 évacuations sanitaires. 06 incendies n’ayant fait aucune victime ont pu être maîtrisés.

Dans nos maternités

Un garçonnet de 780 grs à Gounghin (secteur 8)

Si au cours de la période du 18 au 24 février 2008, les statistiques recueillis auprès de nos maternités "Pogbi" et "Gounghin (secteur 8)" étaient respectivement de 19 et de 26 nouveau-nés. Pour cette semaine du 25 février au 02 mars 2008, ces chiffres sont en baisse. En effet, "Pogbi" a enregistré 17 naissances, dont 10 fillettes.

Il y a eu 1 avortement. La structure sanitaire de "Gounghin (secteur 8) a inscrit dans ses registres la venue au monde de 8 bébés, dont 3 du sexe féminin. La fourchette des poids à la naissance varie entre 780 grs (garçonnet) et 3,55 kg (sexe masculin).

L’Observateur Paalga du 4 mars 2008



04/03/2008
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