L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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La pénurie des céréales à prix social inquiète la population de Garango

GARANGO

La pénurie des céréales à prix social inquiète la population

La province du Boulgou, qui compte 13 départements, a reçu lors du lancement de la première opération de vente de céréales à prix social 600t composées de mil, de maïs et de sorgho. La répartition a été faite dans les 13 départements au prorata du nombre de la population. C'est ainsi que le département de Garango a reçu 71 tonnes de céréales qu'il a épuisé au bout de trois semaines. Mais le manque de stock de sécurité a provoqué une situation de pénurie plongeant pratiquement la population dans le desarroi. Alors que tous les jours, tôt le matin, des dizaines de personnes, carnets de famille et argent en main, viennent auprès du préfet pour s'approvisionner. Il manque des vivres pour satisfaire les demandeurs. Réné Nana, le préfet de Garango, a été obligé d'ouvrir une liste afin de permettre aux demandeurs de rentrer en possession de leurs vivres dès que le 2e stock arriverait. Et le 28 février dernier, les demandes de vivres s'élevaient à 700 sacs. Mais certains demandeurs, fatigués d'attendre, ont préféré retirer carnets et argent pour s'approvisionner sur le marché où le sac de 100 kg de mil et de sorgho blanc coûte 20 000 F CFA et 18 500 pour le maïs sur le marché de Garango (prix enregistré le 29 février au marché de Garango). La majorité des demandeurs viennent des village reculés. Ces villages ont reçu tardivement l'information de vente de céréales à prix social. Le mil du gouvernement viendra trouver nos cadavres si nous l'attendons", a lancé un paysan. "Pour ne pas mourir de faim, j'achète le mil du marché. C'est trop cher; mais nous n'avait pas le choix", a-t-il ajouté, résigné. Ainsi, beaucoup de familles , qui reçoivent de l'argent de leurs fils vivant à l'étranger, sont pour le moment contraintes de s'approvisionner sur le marché. Vu cette situation, et dans le souci de satisfaire rapidement la population qui attend impatiemment ces vivres, surtout les ménages en situation de précarité, le préfet a lancé presqu'un "SOS" à l'endroit de ses supérieurs à Tenkodogo pour que ceux-ci lui viennent en aide avec le stock de certains départements qui n'ont pas pu épuiser leur dotation et où la demande n'est pas forte. Malheureusement, sa requête n'a pas reçu de suite favorable. Le haut-commissaire lui aurait dit d'attendre la 2e opération. "J'ai l'impression que les responsables de la province ne mesurent pas la gravité de la situation", a remarqué un enseignant. Se trouvant dans l'incapacité de donner satisfaction aux demandeurs dans l'immédiat, Réné Nana a arrêté les demandes. Seules les personnes qui ne sont pas dans un besoin urgent et qui peuvent attendre voient leurs demandes acceptées. Le souhait du premier responsable du département est que la 2e opération de vente de céréales à prix social dans la province se fasse sans plus attendre. Il serait souhaitable, selon Réné Sana , que cette 2e opération prévoie un stock de sécurité.

Par Welman GUINGANI (Collaborateur)

Le Pays du 6 mars 2008



05/03/2008
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