L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Le FFS est dissous selon l'Union des partis sankaristes

Union des partis sankaristes

Le FFS est dissous

 

Les dirigeants de l'Union des partis sankaristes étaient face à la presse le jeudi 27 mars dernier, au siège de cette formation politique à Ouagadougou. Cette conférence de presse qui avait pour objectif principal de rendre publique la vision de l'UPS unifiée s'est également penchée sur les brouilles au Front des forces sociales. Sur cette question, l'ex-président du FFS a indiqué que ce parti, comme les autres ayant constitué l'UPS, était dissous.

 

Au présidium de cette conférence de presse, le président élu de l'Union des partis sankaristes (UPS), Joseph Ouédraogo, avait à ses côtés les vice-présidents Nestor Batio Bassière, Jean-Hubert Bazié, et Charles Bado; le secrétaire général Ibrahim Maré, et le secrétaire national chargé des structures, Alexandre Sankara. Dans la déclaration liminaire, lue par le président, il a été rappelé que l'UPS, en tant que parti unifié était une réalité depuis le 2 mars 2008: 5 partis sankaristes que sont la CPS, la Convergence de l'Espoir, le FFS, le PUND et le MSD sont passés de l'union à l'unité, conformément au voeu des militants de base. Il ne s'agit pas là d'un "parti de moquette et de champagne", a dit le président Joseph Ouédraogo, qui précise aussi que cette unité marque le point de départ d'un "travail de mobilisation intense et permanente pour rendre présente et vivante l'UPS dans toutes les communes et villages du Faso". Ainsi, l'UPS, selon ses responsables, sera à l'avant-garde de toutes les luttes d'émancipation du peuple burkinabè dont elle ne saura tergiverser avec les intérêts supérieurs. Et la lutte est juste, a noté Joseph Ouédraogo, qui espère, en même temps que ses compagnons, répondre aux profondes aspirations du peuple burkinabè en dépit des épreuves auxquelles ils sont confrontés. Il s'agit, entre autres épreuves au plan national, de "l'instrumentalisation des populations dont l'intérêt ne se révèle au régime en place que lors des enjeux électoraux", du "délitement continuel de la dignité et de l'intégrité des Burkinabè depuis la fin de la Révolution d'août, du "saupoudrage gouvernemental, associé à l'institution du déni de la réalité et de la vérité comme mode de gestion du pouvoir", du "bradage des industries les plus rentables et les plus stratégiques au bénéfice d'industriels machiavéliquement organisés en clans familiaux ou amicaux, de la "crise née de la cherté de la vie". Sur le plan international, l'UPS a traduit son soutien et sa compassion aux peuples palestinien, tibétain, iranien, et cubain pour les diverses oppressions dont ils sont victimes.

 

Norbert a-t-il perdu le nord?

 

Répondant aux questions des journalistes, et comme il fallait d'ailleurs s'y attendre, le staff dirigeant de l'UPS a été amené à se prononcer sur la participation ou non du FFS à l'UPS, suite aux dernières déclarations de Norbert Michel Tiendrebéogo qui, il y a quelques jours, avait notifié le retrait du FFS de l'UPS et le "débarquement" de Nestor B. Bassière qui en était, jusque-là, le président national. Sur cette question, Alexandre Sankara a rappelé que Norbert Michel Tiendrébéogo, pour avoir perdu l'élection à la tête de l'UPS, avait sitôt manifesté son intention de quitter ce groupement, et avec lui, tous les autres candidats potentiels du FFS à qui il aurait envoyé des messages leur demandant de ne postuler à aucun poste au sein de l'UPS. Cette attitude de Norbert Michel Tiendrebéogo, a renchéri Nestor B. Bassière, foulait au pied la résolution consensuelle prise au sein du FFS peu avant les élections à UPS. Car au FFS on s'était engagé à aller à l'unité, même si ce parti venait à perdre la présidence de l'UPS. Pour le député Bassière, l'union des sankaristes se présente aujourd'hui comme un impératif et il importe que chacun dépasse ses intérêts personnels pour envisager cette unité salutaire. Et Alexandre Sankara de se demander pourquoi la presse s'intéressait aux allégations de Norbert qui n'était, à l'époque, qu'un militant de base du FFS. Aujourd'hui, à entendre Nestor Bassière, le FFS est dissous, ou, en tous cas, en voie de l'être. Un dossier assez consistant, avec tous les documents nécessaires, a été déposé au MATD (ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation) à cet effet. Sur le papier donc, le FFS a disparu au profit de l'UPS, sous la direction du doyen Joseph Ouédraogo, anciennement responsable du MSD. Et ce dernier n'est pas président à vie de l'UPS, a précisé le député Nestor Bassière, qui invite "ceux qui se sont rétractés parce qu'ils ont perdu" à revenir à l'union, car ils pourront peut-être un jour être élus à la tête de ce regroupement de partis. "Nous connaissons ceux qui faisaient la force de Norbert. Ces gens-là sont aujourd'hui à l'UPS. Donc, nous ne craignons rien", a conclu le député Bassière. L'affaire Norbert Michel Tiendrebéogo est qualifiée d'"épiphénomène" par Jean-Hubert Bazié qui n'a, visiblement, d'yeux que pour l'union des sankaristes. Pour lui, le point de presse visait, comme unique objectif, à expliquer l'action de l'Union des partis sankaristes.

Actualité oblige, la presse s'est intéressée au point de vue de l'UPS sur le récent remaniement à polémique du gouvernement de Tertius Zongo, ayant consacré le départ du gouvernement de l'illustre Salif Diallo. Là-dessus, Jean-Hubert Bazié a coupé court: "Si l'iguane sort de l'eau et vous annonce que le caïman est malade. Quel commentaire pouvez faire?" No comment donc !

 

Paul-Miki ROAMBA

 

Le pays du 28 mars 2008



28/03/2008
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