L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Les 12 credo de Blaise

Colloque international sur la démocratie

Les 12 credo de Blaise

 

Le Colloque international dont le thème est "Démocratie et développement en Afrique", organisé à l'occasion des 20 ans de renaissance démocratique, s'est ouvert hier dans la salle des banquets de Ouaga 2000. C'était sous le patronage de Blaise Compaoré.

 

Après le mot de bienvenue du président de la Commission du Colloque international, Salif Diallo, ce fut au tour de Jean-Paul N'Goupandé de s'adresser au nom de toutes les délégations, à l'aréopage de personnalités venues d'Asie, d'Europe et d'Afrique. Selon l'ex-Premier ministre de Centrafrique et président du parti de l'Unité nationale, ce "Colloque est une initiative spéciale et originale". Parlant de l'Afrique, N'Goupandé a fait cas de l'extrême dénuement des Africains. "Le bout du tunnel est encore loin", a-t-il martelé. Prenant l'exemple de son pays, il a dit que la Centrafrique est l'objet de tourbillon "qui l'oblige à faire un pas en avant et deux en arrière". Il a loué les efforts déployés par Blaise Compaoré pour ramener la paix au sein des  Ivoiriens et chez les Togolais. Pour lui, le Burkina est, certes, enclavé, mais a une richesse : l'homme burkinabè, que le président Blaise n'a cessé de valoriser. C'est pourquoi, selon lui, le bilan du chef de l'Etat ces 20 dernières années est largement positif. "La démocratie n'est pas une fin en soi... le chemin est encore long, mais l'espoir est permis. Et pendant ces 3 jours que va durer ce collque, ce sera un mode d'évaluation de la démocratie qui sera fait", a-t-il laissé entendre.

En prenant la parole pour ouvrir ce colloque, Blaise Compaoré affirmera d'entrée de jeu que ces 20  dernières années furent celles des réformes, de la quête de la démocratie et du développement, d'avancée, de recul, mais toujours de conviction et d'abnégation et en fin de compte ce fut deux "décennies difficiles". Pour lui, et ce fut presque une réponse déguisée à Nicolas Sarkozy, l'Afrique n'est pas hors d'histoire, ni ahistorique, pour reprendre le terme hégélien.

Notre pays est celui des associations (100 000) et organisations (42 000) par excellence, mais aussi un pays où les pouvoirs traditionnels jouent un rôle important ; ils sont "le socle populaire, le régulateur, le garant de la paix et de la stabilité", a dit Blaise Compaoré.

Au cours de ces 3 jours d'échanges, Blaise a proposé une plate-forme en 12 points qu'on peut appeler les 12 credo de Blaise, axes desquels des décisions peuvent  sortir :

1) reconnaissance et garantie des libertés fondamentales ;

2) instauration des régimes constitutionnels ;

3) reconnaissance du système multipartiste dans les Etats et institution d'élections libres et transparentes ;

4) rejet de toutes les formes de gestion ethnique ou tribale du pouvoir d'Etat et de tous les conflits armés ;

5) exigence solidaire et collective de l'annulation de la dette africaine ;

6) revendication collective et solidaire d'une adaptation des PAS  aux réalités africaines ;

7) revendication de l'établissement de règles du commerce international favorisant la promotion du développement en Afrique ;

8) valorisation des ressources humaines et culturelles et création d'un cadre global de concertation des migrations ;

9) reconnaissance des droits politiques et économiques de la femme africaine et établissement de programmes spécifiques pour la promotion de la jeune fille et de l'enfant ;

10) élargissement des opportunités de création d'emplois décents ;

11) nécessité d'appuyer la société civile pour fortifier les bases du dialogue ;

12) adoption et mise en œuvre de  programmes ambitieux pour la défense et la promotion de l'environnement.

Après l'ouverture, le Premier ministre, Tertius Zongo, a donné une communication sur les acquis des 20 ans de renaissance démocratique et dégagé les perspectives.

Cheick Modibo Diarra, le directeur adjoint de Microsoft Afrique, ci-devant navigateur interplanétaire à la Nasa, viendra énumérer succinctement ce qu'un pays tel le Burkina et bien d'autres pays africains peuvent tirer des Nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) dans les domaines économique et politique et ce, de façon pratique.

 

Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana

L’Observateur Paalga du 15 octobre 2007



15/10/2007
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