L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Les c onfidences du week-end

Police militaire : un coup de fil au 80 00 11 05

 

L'insécurité que connaissent les Burkinabè interpelle tout le monde. S'il faut reconnaître que le dispositif pour contrer les cambrioleurs n'est pas toujours efficace à 100%, on ne saurait nier les efforts qui sont faits. C'est dans cette logique qu'il faut noter que le ministère de la Défense, par le biais du Bureau de garnison de Ouagadougou, a réinstitué les patrouilles de la police militaire. Le public, malheureusement, ne sait pas qu'en cas de besoin, celle-ci est joignable à partir des postes fixes du réseau ONATEL et des cellulaires TELMOB au numéro vert : 80 00 11 05. Cette initiative des forces de la Défense, si elle est exploitée à bon escient, devrait donner un coup de pouce à la lutte contre l'insécurité.

 

Tenkodogo : une maison s'écroule et tue deux enfants

 

Les pluies diluviennes qui s'abattent sur le Burkina en ce mois de septembre continuent de faire des malheureux. C'est ainsi que dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 septembre au secteur 3 de Tenkodogo, l'effondrement d'une maison a entraîné la mort de deux enfants. Dans la foulée, une autre habitation s'est écroulée, une fracture de jamble à une vieille femme. La situation s'aggrave de jour en jour dans cette localité où l'on compte, rien qu'en 3 semaines, près de 3 000 sans-abri. Ceux-ci ont trouvé refuge dans les locaux de l'ARCOMA (un bâtiment à l'origine occupé par des fabricants de charrues). Le ministère de l'Action sociale et de la Solidarité nationale a procédé au recensement des victimes mais les sinistrès expriment toute leur inquiétude et,se disant abandonnés, espèrent une réaction rapide des autorités ou de toutes les bonnes volontés qui s'expriment déjà dans d'autres régions touchées par les pluies.

 

Radio Maria : où est passé Iréné ?

 

Depuis un certain temps, les auditeurs de la Radio de l'Eglise famille, Radio Maria, n'entendent plus la voix d'Iréné Tiendrébéogo, "tonton Iréné", comme l'appellent affectueusement les tout- petits.

Après s'être fait voler sa moto dans l'enceinte même de la radio, et enduré la perte de son père, l'animateur aurait maille à partir avec un des partenaires de la radio qui aurait décidé de le mettre à la touche. Et jusqu'à quand ? se demande un de ses admirateurs qui nous a fait la confidence. Ce dernier souhaite "vivement que Iréné revienne sur les ondes pour continuer de nous bercer de sa voix courtoise et conseillère et la foi en Dieu qu'on lui connaît".

 

Recrutement à l'ONI : des admis dans l'incertitude

 

Il y a quelques mois, un cabinet de recrutement commis par l'Office national d'identification (ONI) organisait un concours de recrutement de 66 opérateurs de saisie. Mais, pendant que les candidats composaient, il a été dit que la liste des admis passeraient à 106. A l'issue du test, il y avait, d'un côté, la liste des admis de 66 personnes par ordre alphabétique, et de l'autre, celle des 44, qui n'a pas respecté le même ordre. Là où les admis ne comprennent pas grand-chose, c'est que l'ONI fait appel à certains d'entre eux pour commencer à travailler sans respecter l'ordre des 66 ni celle des 44. C'est un peu comme au jeu du hasard. Si des admis avouent avoir été rassurés par le cabinet qu'il leur sera fait appel, l'angoisse et l'inquiétude se lisent sur leur visage, parce qu'ils ne sont pas sûrs.

 

Rentrée scolaire : un enseignant mécontent du PM

 

Un enseignant n'a pas encore digéré une phrase du Premier ministre lors de la remise des manuels scolaires le 28 août dernier. Le Premier ministre aurait demandé aux parents d'élèves et aux mères éducatrices de mettre la pression sur les enseignants afin de les amener à bien travailler. Cet enseignant désapprouve une telle déclaration qui, selon lui, est "un appel à la vindicte populaire". Il dit ne pas comprendre que ce soit seulement les enseignants qui soient mis à l'index par le Premier ministre, dans la mesure où les bons résultats doivent être la conjugaison des efforts des enseignants, des parents, mais aussi du gouvernement.

 

Inondations: le ministère du Travail fait un don de 20 millions

 

La solidarité agissante autour des victimes des inondations fait son bonhomme de chemin. Hier 6 septembre, le ministère du Travail et de la Sécurité sociale, à travers la CNSS, a remis un chèque de 20 millions de F CFA au ministère de l'Action sociale et de la Solidarité nationale. En recevant l'argent, la ministre Pascaline Tamini, tout en remerciant le donateur, a indiqué qu'il devait servir à acheter des tentes pour les sinistrés. En effet, la rentrée scolaire avance à grands pas, et les populations sinistrées seront obligées dans quelques semaines de libérer les écoles. Le département de l'Action sociale, pour cela, a besoin d'environ un milliard pour acheter des tentes pour abriter ces personnes sinistrées. C'est pourquoi Pascaline Tamini a lancé un appel dans ce sens à toutes les bonnes volontés.

 

Secteur 16 de Ouaga : une construction à problème

 

Un bras de fer oppose des habitants du secteur 16 (quartier Cissin) à un homme de tenue. Le problème se situe au niveau d'un terrain que veut mettre en valeur son propriétaire, l'homme de tenue. Mais celui-ci s'est buté à l'opposition de riverains. Des jeunes du quartier ont déjà commencé à détruire les fondations qu'il a faites. Plus d'un dans le quartier s'inquiètent de la suite des événements. Depuis 2006, l'affaire, selon un résident du secteur en question, est restée en l'état au niveau de la Justice qui n'a pas encore tranché. Les autorités devraient donc prendre leurs responsabilités le plus tôt possible afin qu'on n'arrive pas au pire.

 

Fada : deux accidentés dans le coma

 

Mercredi 5 septembre 2007, aux environs de 21h, un accident de la circulation a eu lieu à 10 km entre Fada N’Gourma et le village de Diapangou. Un motocycliste a heurté un cycliste qui revenait des champs. Tous les deux, dans un état comateux, n’auront la vie sauve que grâce à la prouesse du chauffeur de la société Rakiéta qui a réussi à éviter d’écraser les corps, et d’avertir un long convoi de voitures. Après environ 45 minutes de tentatives pour alerter les secours sans succès, le chauffeur demande aux passagers de remonter dans le car. Ceux-ci refusèrent de laisser deux vies en danger et en pleine brousse sans aucun secours. Après plusieurs autres tentatives, un passager réussit à joindre un ami par sms qui fit venir l’ambulance. Les deux accidentés sont toujours dans le coma mais entre les mains du personnel du CHR de Fada.

 

«Les confidences du week-end» in Le Pays du 10 septembre 2007



10/09/2007
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