L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Les policiers, les filles et les langues nationales

Les policiers, les filles et les langues nationales

 

Dans cette lettre ouverte au maire de Ouagadougou, ce citoyen se plaint de certaines pratiques de policiers municipaux.

"Monsieur le Maire,

Je viens par la présente vous relater un fait. Le 16 août 2007 vers 6h, j'ai quitté mon domicile pour déposer à l'INJEPS, un neveu pour les épreuves physiques du concours d'entrée à la gendarmerie. Au niveau du siège de la BACB, en face de la mairie, je n'ai pas respecté le feu tricolore qui était au rouge. Les agents de police qui étaient dans les environs m'ont arrêté. J'ai, comme les autres qui étaient en faute, essayé de négocier, mais, peine perdue. Parmi nous, il y avait des demoiselles. Mais ce que j'ai remarqué, c'est que parmi nous, ceux qui ont négocié en langue vernaculaire, en plus des demoiselles, ont été libérés. Nous étions deux ou trois personnes seulement qui devions payer une contravention à la police de la Patte-d'Oie avant de récupérer nos engins (ce que, du reste, j'ai déjà fait).

Ce que je voudrais comprendre, Monsieur le Maire :

- Est-ce un tort si je ne peux pas m'adresser à tous les policiers du Burkina en langues vernaculaires ?

- Est-ce un tort si je ne suis pas une demoiselle ?

- Pourquoi une telle discrimination entre les citoyens d'un même pays ?

Je vous informe que parmi les policiers, il y a un qui faisait "des va-et-vient" incessants entre la mairie et les autres policiers. Sur son uniforme, il y avait une étiquette où était écrite son identité.

Je pourrais éventuellement vous communiquer ce nom.

Merci.

A.S. Tél. : 70 29 72 69."

Le Pays du 17 août 2007



17/08/2007
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