L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Lettre ouverte au président du Faso : "Plus que la grogne, le silence méprisant des citoyens"

Lettre ouverte

 

Au président du Faso

"Plus que la grogne, le silence méprisant des citoyens"

 

La montée vertigineuse des prix des produits de première nécessité, conjuguée aux difficultés financières de la rentrée scolaire, est sans doute l'expression de la vie chère au Faso.

D'où l'interpellation d'un citoyen du premier des Burkinabè, promoteur du "progrès continu pour une société d'espérance", à travers cette lettre ouverte.

 

Excellence Monsieur le Président du Faso, c'est dans un esprit de patriotisme et de réalisme que j'ai pris ma plume pour vous interpeller sur la question de la vie chère au Burkina Faso. Monsieur le Président, on a remarqué une augmentation en cascade des prix des produits de première nécessité depuis quelque temps. Cela laisse interrogateur plus d'un. En effet, du coût des hydrocarbures jusqu'aux tarifs de l'électricité et de l'eau en passant par les prix des denrées alimentaires, les citoyens ordinaires vivent cette situation la mort dans l'âme. Le carburant, les céréales (particulièrement le riz), le sucre, les pattes alimentaires (le spaghetti) et tout récemment le pain, tous les prix ont flambé sans aucune explication officielle. Certains commerçants ont profité de cette situation pour fixer arbitrairement certains prix et pire, livrer des denrées prohibées telle l'huile alimentaire frelatée. Dans les familles, ce n'est point la joie, surtout avec la rentrée scolaire qui intervient dans quelques jours.

Monsieur le Président, le peuple burkinabè tout entier attend beaucoup de vous. Pour preuve, il a renouvelé son entière confiance en vous à travers votre brillante réélection à la tête du pays. Mon écrit n'a d'autre ambition que de vous relater, mon cher Président, le vécu quotidien de vos concitoyens. Si mon intervention pourrait être qualifiée de critique, je souhaiterais qu'on l'a prenne comme une critique qui requiert l'esprit critique mais non l'esprit de critique. Je ne cherche pas non plus à dramatiser la situation de vie sociale des Burkinabè. Excellence, encore loin de moi l'idée de porter un quelconque jugement sur vos conseillers (ordinaires et spéciaux), mais on a tendance souvent à se demander si ces messieurs et dames autour de vous, vous disent exactement ce qui se passe ou ce qui se dit au plus bas niveau que constitue la grande majorité de la population. En ce moment, pas de véritable grogne sociale comme ailleurs, tant mieux ! mais en observant bien et en écoutant bien, on sent un silence méprisant qui se développe au sein de la population.

Je ne suis rien d'autre qu'un jeune citoyen ordinaire, étudiant de son état, aimant son pays, aimant son président et s'adresse à lui pour le progrès social. Je souhaite bonne lecture et bonne interprétation de ma lettre ouverte.

Excellence, j'en appelle à votre sens de responsabilité pour que des mesures soient prises à l'encontre de cette vie chère qui ne fait que croître. Vous êtes un président exemplaire, écouté et respecté dans la sous-région. Cela n'est sans doute pas le fait du hasard, mais grâce à votre travail bien fait. Si nos amis Togolais ou nos frères Ivoiriens vous ont choisi pour ramener l'entente et la paix dans leurs pays respectifs, nous, au Faso ici, nous allons vous faire confiance quant à l'amélioration de nos conditions de vie sociale.

Heureusement que "nous n'avons pas de pétrole, mais nous avons Blaise Compaoré" pour bien espérer et croire au "progrès continu pour une société d'espérance".

En ce mois béni du Ramadan, que Dieu le Miséricordieux bénisse le Burkina Faso, son président et tout son peuple.

 

Adama de R. Ouédraogo

oueder-adams@yahoo.fr

L’Observateur Paalga du 24 septembre 2007



24/09/2007
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