L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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L’imparable diagnostic du Dr Bögemann-Hagedorn sur la coopération Allemagne-Burkina

Coopération Allemagne-Burkina

L’imparable diagnostic du Dr Bögemann-Hagedorn

 

Des consultations bilatérales dans le cadre de la coopération entre l’Allemagne et le Burkina Faso ont eu lieu hier dans la salle de réunions du ministère de l’Economie et des Finances. A la cérémonie d’ouverture qui a eu lieu à 10 heures au même lieu, le chef de la délégation allemande, Dr Christiane Bögemann-Hagedorn, a d’abord fait une déclaration qui a prouvé qu’elle maîtrise bien le dossier «Burkina».

 

Quatre ministres burkinabè étaient présents à la cérémonie d’ouverture de la rencontre : Jean Baptiste Compaoré (Economie et Finances) ; Dr Salif Diallo (Agriculture, Hydraulique et Ressources halieutiques) ; Clément Sawadogo (Administration territoriale et Décentralisation) ; Laurent Sédogo (Environnement et Cadre de vie). La délégation allemande, tout aussi imposante et conduite par une doctoresse allemande des plus avertie sur les réalités du burkinabè, avait été renforcée par la présence de l’ambassadeur d’Allemagne. Pour dire que la rencontre, qui se tient deux ans après celles des négociations intergouvernementales tenues à Ouagadougou en octobre 2005, était des plus importantes pour les deux parties, particulièrement du côté burkinabé. La réunion devait porter sur le bilan de la coopération entre les deux pays, les perspectives et les différentes mesures à prendre des deux côtés pour une amélioration du climat des relations bilatérales et multilatérales.

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, les principaux invités ont sacrifié à une tradition séculaire. C’est la valse des discours. Et les propos qui semblent avoir obtenu le plus grand effet sont ceux prononcés par le chef de la délégation allemande. Dr Bögemann-Hagedorn qui a d’abord abondé dans le même sens que les deux autres orateurs, en l’occurrence l’ambassadeur du pays de Goethe dans le Pays des hommes intègres et le ministre de l’Economie et du Budget. Après un détour sur les réalisations qui font la fierté du Burkinabé, elle a ensuite insisté sur ce qui ne va pas : le retard accusé au niveau de la décentralisation, l’insécurité (attaques à mains armées) et surtout la corruption. Sur ce dernier aspect, le chef de délégation s’est fondé sur le dernier classement de Transparency International sur la corruption qui rapproche d’avantage le Burkina1 des pays les plus corrompus. «La position du Burkina n’est pas comme avant», a-t-elle constaté dans un français acceptable, avant de prévenir : «Notre parlement (Ndlr. Le Bundestag allemand qui vote les lois de finances) est très attentif et très critique sur la question».

 

Issa K. Barry

L'Observateur Paalga du 7 novembre 2007

Note :

(1) Dans le rapport 2007,  où 179 pays  ont été classés, le Burkina est passé de la 69e à la 105e place.



07/11/2007
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