Patrick Delaille : Le marathonien de la SGBB
Patrick Delaille
Le marathonien de
La rime n’est pas tout à fait parfaite, mais Delaille sonne bien avec Laye, cette localité située à
Monsieur le directeur, on a ouï-dire que vous êtes marathonien. Alors dites-nous quels sont vos hauts faits d’armes ?
• J’ai participé au marathon de Paris en 1987, donc il y a déjà une vingtaine d’années. A l’époque, et selon mon entraînement, je partais sur un temps de 3 h 30 mns. Mais vous savez, le marathon est une épreuve longue dans laquelle il peut se passer beaucoup de choses, j’ai dû entre-temps ralentir ma foulée car j’ai été victime de crampes.
Finalement, j’ai bouclé les 42,
Quelles qualités faut-il justement avoir pour réussir un marathon ?
• Il y a d’abord une préparation physique. A l’époque, je faisais un entraînement d’au moins
Il ne faut pas oublier ni négliger la préparation alimentaire. A ce niveau, il faut emmagasiner (on parle souvent de se charger) en glycogènes, c’est-à-dire en sucres lents. Il ne s’agit pas du sucre de
Quels sont les aliments qui contiennent ces sucres lents ?
• Il s’agit essentiellement des pâtes alimentaires et des semoules. Ces sucres se trouvent également dans le riz. Il faut pour cela bien surveiller son poids pour ne pas trop en prendre.
Un marathonien doit aussi être psychologiquement au top. Il faut se dire qu’on part pour une distance de plus de
Continuez-vous de vous exercer depuis que vous êtes arrivé au Burkina ?
• Non, malheureusement. Je suis ici il y a seulement 6 mois. Mais je courrais quand j’étais à Abidjan. Ici, le climat est plus rude. Avec la chaleur, on se déshydrate très vite. La récupération est beaucoup plus difficile. Je me rappelle la mésaventure d’un ami à Abidjan qui a pris une leçon d’humilité. Il croyait être à la hauteur, il a été désillusionné car il a couru dans un temps très médiocre.
Une telle épreuve ne se court donc pas de la même manière selon qu’on est à Paris, Abidjan ou à Ouaga, compte tenu du climat. Quels conseils pouvez-vous de ce fait donner aux compétiteurs de l’Observateur ?
• Le marathon ne s’improvise pas. Il est certes à la portée de tout le monde mais il a ses exigences. Il faut être costaud dans sa tête et dans ses jambes. Il ne faut pas laisser le doute s’installer en vous car à un moment donné, on se demande s’il faut arrêter ou continuer. Il faut donc parvenir à se surpasser en dominant sa propre souffrance.
Personnellement, allez-vous prendre le départ le 24 mai ? • Non, je ne me suis pas préparé et sans entraînement approprié, c’est l’échec assuré. On ne peut pas tricher dans cette course. Je ne connais pas celui qui pourrait boucler cette distance sans une sérieuse préparation.
On peut se lancer sur des courtes distances voire sur
Propos recueillis par
Kader Traoré
L’Observateur Paalga du 13 mai 2008
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