L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Tenkodogo : Le nouveau visage de la “vieille terre”

Tenkodogo

Le nouveau visage de la “vieille terre”

 

Le 25 septembre 2007, à la faveur de la cérémonie d’installation du nouveau gouverneur de la région du Centre-Est, nous avons approché le maire de Tenkodogo (vieille terre en langue mooré), Alassane Zakané. Dans l’entretien ci-après, il nous parle de l’état de santé de sa ville, qui est en train de se rajeunir avec les édifices modernes en construction un peu partout dans la cité.

 

Monsieur le maire, comment se comporte votre commune ?

 

• Merci de m’accorder cet instant de dialogue pour vous enquérir de l’état de santé de ma ville. Depuis les élections d’avril 2006, la commune de Tenkodogo se porte bien. Nous vivons en symbiose avec les populations. Seulement, je dois préciser que l’élaboration du plan quinquennal de développement de la commune accuse du retard. Mais l’évolution des choses nous rassure que ce plan ne saurait tarder à voir le jour. Car nous avons eu le financement de l’UNICEF et nous attendons incessamment le complément avec le PADDAB II. C’est dire que bientôt nous commenceront, avec la mise en place des Comités villageois  de développement (CVD), à préparer le plan quinquennal de développement et à procéder à la mise en œuvre de ce que nous aurons arrêté.

 

Les sessions du conseil municipal se tiennent-elles correctement ?

 

• A ce sujet, je voudrais vous rassurer que Tenkodogo est l’une des communes du Burkina Faso où les sessions des conseils se sont régulièrement tenues depuis 2000 jusqu’à ce jour. Vous pouvez le vérifier avec l’autorité de tutelle. Quand bien même nous aurions 183 conseillers, toutes les sessions se sont tenues dans une bonne ambiance. Et s’il plaît à Dieu, il en sera ainsi pour celles à venir.

 

Quels sont les défis auxquels votre commune est confrontée ?

 

• Ce sont principalement l’assainissement, la voirie et les infrastructures éducatives qui constituent nos défis aujourd’hui.        

 

D’aucuns, en l’occurrence des visiteurs, trouvent Tenkodogo, la capitale de la région du Centre-Est, broussailleuse, alors qu’elle est censée donner un bon exemple en termes de propreté à son hinterland. Votre réaction ?

 

• Si la commune est broussailleuse, c'est parce que les gens ont semé un peu partout. Même à Ouagadougou, qui est la capitale, vous avez dû constater vous-même que les populations n’arrêtent pas de cultiver ! Ça, c’est une situation inhérente aux villes secondaires de notre pays. Mais ici, il y a deux associations qui nettoient la ville tous les jours.

 

Et pourquoi constate-t-on toujours de hautes herbes sauvages aux alentours mêmes de l’hôtel de ville de Tenkodogo ?

 

• (Rires) Comme je vous le disais tantôt, nous sommes une ville secondaire. Ceci explique donc cela, étant donné que l’activité du secteur primaire y domine. Je vous invite à revenir à l’issue de la saison pluvieuse et vous verrez s'il y a encore ces herbes.

 

Mais en attendant, vous ne pouvez pas initier une opération du genre “mana mana” comme cela se faisait sous le Conseil national de la révolution ?

 

• Vous voyez, l’assainissement coûte cher. Et même quand on parle de Tenkodogo, c’est une commune comme les autres, qui a ses difficultés notamment d’ordre budgétaire. Alors, on ne peut pas tout faire à la fois. C’est donc petit à petit que nous parviendrons à faire les choses correctement. Je voudrais cependant terminer en vous rassurant que pour ce qui est de la propreté de la commune, le conseil municipal a inscrit dans ses activités une opération ville propre.

 

Entretien réalisé par

Hamidou Ouédraogo

L’Observateur Paalga du 28 septembre 2007



28/09/2007
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