L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Un enseignant mort sur le trottoir à Ouaga

Avenue Yatenga

Un enseignant mort sur le trottoir

 

Le samedi 24 novembre dernier, dans l'après-midi, un homme, enseignant de son état,  a trouvé la mort de façon mystérieuse sur l'avenue Yatenga, non loin du pont de Baskuy.

 

Quel mauvais diable a-t-il élu domicile sur l'avenue Yatenga, pour que les drames se succèdent jour après jour ? Il est vrai que les fins d'années sont parfois réputées pour être fatales aux vivants, mais le cas de l'avenue Yatenga mérite que les autorités, surtout coutumières et religieuses, s'y penchent sérieusement.

Le samedi 24 novembre dernier, une mort mystérieuse a ébranlé la tranquillité des marchands installés aux abords de la voie sur l'avenue Yatenga. Le drame s'est produit à quelque 50 pas du "pont de Baskuy" en direction de Tampouy, troublant du même coup la circulation. C'est d'ailleurs ce mouvement insolite propre aux Burkinabè qui a attiré notre attention.

Le premier interrogé sur ce qui se passe nous répond d'un trait : "C'est un homme qui vient de tomber raide mort. On ne sait pas;  il est tombé brusquement et il est mort".

En s'approchant, on pouvait apercevoir, en effet, un cadavre recouvert de couverture de fortune composée d'un carton et d'un sac de mil ou de maïs.

Les deux agents de la police municipale présents sur les lieux ont du mal à contenir la foule de curieux.

Finalement, nous apprenons que le mort est un habitué des lieux.

Selon un autre témoin, l'homme aurait ressenti un malaise vers le marché de Baskuy. Se sentant incapable de conduire sa Yamaha-dame, il a demandé à un "petit" de l'aider avec sa moto. Arrivé en ces lieux, il aurait déclaré à son aide qu'il pouvait le laisser là parce qu'il veut se reposer et en plus ceux des lieux le connaissent biens.

A peine s'est-il installé qu'il fut pris de convulsion. Les gens ont cru à une crise d'épilepsie d'abord avant de se raviser ensuite que l'homme était en train d'agoniser.

Les documents d'identité nous permettront de savoir qu'il s'appelait  Amadou Naweï. Né en 1964, il était enseignant de profession. De teint noir, il mesurait 1,69m.

Heureusement pour la victime, un voisin , de passage, l'a reconnue et a alerté les membres de sa famille. Au moment où nous quittions les lieux, ils attendaient le constat de la police avant de procéder à l'enlèvement du corps.

 

 

Alassane Ouédraogo

L’Observateur Paalga du 26 novembre 2007



26/11/2007
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