L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Victoire du PAI à Pô : Les fétiches du CDP n'y ont rien pu

Victoire électorale du PAI

Les fétiches du CDP n'y ont rien pu

 

Lorsqu'Henri Koubizara, l'édile déchu de Pô, promettait de sabler le champagne au soir du 18 février, il ne croyait pas si bien dire.

Les urnes lui ont, en tout cas, donné raison à l'issue des municipales partielles tenues ce week-end au pied du pic Nahouri.

Le  verdict est flatteur pour l'opposition, mais cinglant pour le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), pour qui le malheur était arrivé un certain 7 septembre.

 

Provisoirement, le PAI d'Henri Koubizara engrange 32 sièges de conseillers contre 22 au CDP, 6 à l'ADF/RDA et 3 au PDP/PS.

Mieux, le PAI a même amélioré son score, pour qui se souvient qu'au soir du 23 avril 2006, il n'avait obtenu que 13 sièges de conseillers contre 35 pour le CDP, 9 pour l'ADF/RDA, 3 pour l'UNDD, et 3 pour le PDP/PS.

 

Mathématiquement et sauf tsunami politique comme nos gouvernants savent si bien en provoquer, Henri Koubizara reconquerra son fauteuil à l'hôtel de Ville de Pô.

A lui maintenant d'œuvrer à  rattraper le retard  accusé par sa municipalité dans la course à la décentralisation et à la communalisation intégrale.

 

Les électeurs lui ont renouvelé, de vive voix, leur confiance, reste maintenant que les politiques de tous horizons, à commencer par ceux du navire battant pavillon CDP l'accompagnent dans sa nouvelle mission.

 

Mais dans l'attente de la proclamation des résultats officiels, l'observateur de la scène politique ne peut négliger la capacité de nuisance du parti présidentiel.

 

Car, plus qu'un affront, la défaite électorale du 18 février est une humiliation pour ces poids lourds du parti qui avaient, dans un passé récent, fait le pèlerinage de Pô, comme pour dire que rien ne peut se faire dans la capitale du Nahouri, hier foyer incandescent de la révolution, sans eux.

 

Une défaite qui résulte, certainement, d'un vote sanction contre le CDP, qui devrait se résoudre à respecter la volonté des militants et des électeurs.

L'intronisation ou le parachutage de candidats vomis se paient cher.

 

En toute humilité donc, que le parti majoritaire se rende à l'évidence et revoie sa copie pour ne pas plonger les Burkinabè dans les labyrinthes d'une démocratie dévoyée.

Le ton semble déjà donné sous le ciel du renouveau à Pô, si ce n'est du fond des cases du Centre-Sud, qui aiguise l'appétit des électeurs à la veille des consultations.

 

La voie qui mène aux législatives du 6 mai se révèle déjà parsemée d'embûches que même les achats de conscience  ne sauraient lever.

C'est tant mieux si ça peut faire avancer notre démocratie qui peine.

 

Bernard Zangré

In L’Observateur Paalga du 20 février 2007



20/02/2007
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