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Accidents de la circulation : Une politique nationale pour arrêter l'hémorragie

Accidents de la circulation

Une politique nationale pour arrêter l'hémorragie

 

Les accidents de la circulation routière font beaucoup de victimes au Burkina Faso et occasionnent d'importants coûts socioéconomiques. Pour renverser la tendance, une politique nationale, dont la validation se tient du 21 au 22 février 2008 à Ouagadougou, a été conçue.

 

De 2002 à 2006, la gendarmerie a constaté 5 026 accidents ayant occasionné 1 530 morts et 7 944 blessés.

Quant à la police, elle a dressé les procès-verbaux de 30 732 accidents pour 661 morts et 23 684 blessés. Ces quelques chiffres montrent l'ampleur et la gravité de l'insécurité routière dans notre pays. Ce phénomène est aujourd'hui une préoccupation mondiale. Selon l'Organisation mondiale de la santé, si rien n'est fait, les accidents de la circulation passeront de la 9e à la 3e position parmi les causes de décès ici à 2020.

A en croire le Directeur général des Transports terrestres et maritimes (DGTTM), Joachim D. Méda, la cause majeure des accidents dans notre pays est le fait de l'homme (78% des cas) ; suivi de l'état technique des véhicules, des infrastructures routières et de l'environnement routier (divagation des animaux, encombrement des voies...).

Le ministère des Transports s'est engagé dans la lutte contre le phénomène à travers de multiples actions, notamment l'étude relative à l'élaboration d'un plan d'action en matière de sécurité routière en milieu interurbain au Burkina en août 2000 ; l'étude d'amélioration de déplacement dans les agglomérations de Ouagadougou en septembre ; l'étude de sécurité routière en octobre 2005 et la création de l'Office national pour la sécurité routière. Selon le ministre des Transports, Gilbert Ouédraogo, cet atelier de validation de la politique nationale de sécurité routière est d'autant plus pertinent qu'il vise les objectifs suivants : élargir la concertation des acteurs et approfondir la réflexion sur les différentes options de gestion institutionnelle de la sécurité routière proposées par l'étude d'élaboration de la politique nationale ; faciliter l'appropriation par les participants du document du projet de politique en matière de sécurité routière ; valider le projet de document et faire examiner par les participants le projet de texte relatif à la réforme du Comité national pour la sécurité routière (CONASER). Il a formulé l'espoir du gouvernement de disposer désormais d'un instrument pour la conduite de ses actions à même de juguler la fréquence et la gravité des accidents sur toutes les routes du Burkina Faso.

 

Abdou Karim Sawadogo

L’Observateur Paalga du 22 février 2008



22/02/2008
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