L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Air Burkina : "Nous voulons sauvegarder nos emplois"

Air Burkina : "Nous voulons sauvegarder nos emplois"

 

Les travailleurs d'Air Burkina n'ont pas le même jugement de fonctionnement de leur entreprise. A preuve, cet écrit de Bertrand Pascal Ouédraogo, délégué du personnel, qui s'insurge contre certains propos tenus sur la compagnie.

"On en a marre des propos racistes, des propos xénophobes et des mensonges. On en a marre de l'agressivité, du terrorisme. On ne peut pas accepter d'être terrorisés en permanence par une minorité de travailleurs qui sont des collègues de services. Cette compagnie est la seule qui marche dans la sous-région. Toutes les autres compagnies sont presque en faillite. Nous voulons sauvegarder nos emplois et les pérenniser. Cette sauvegarde et cette pérennité ne peuvent se faire que dans le travail, dans la paix et dans la discipline. Franchement, défendre les intérêts moraux et matériels des travailleurs est une bonne chose. Mais terroriser et paralyser notre entreprise et l'amener dans une situation de faillite est une autre chose que nous ne pouvons admettre. Il est absurde d'être sur un arbre et de vouloir en couper le tronc. On en a marre qu'une minorité de travailleurs prenne la compagnie en otage, la vilipende, salisse son image de marque à travers le monde, en ces temps de mondialisation. En aucun moment, le bureau des délégués des travailleurs ne s'est réuni pour élaborer cet écrit. Tout ce qui est paru dans la presse est fait sans concertation du bureau, et donc, un individu ne peut se prévaloir de tels arguments au détriment d'une majorité."

 

Les agences de voyage et Air France à couteaux tirés

 

Les relations entre les agences de voyage et la compagnie Air France traversent actuellement une zone de turbulences. Le différend se situe au niveau d'un " nouveau concept de rétribution des agences de voyage". Selon un communiqué de presse de la Fédération inter-Etats des syndicats des agences de voyage et de tourisme de l'Afrique de l'Ouest et du Centre (FISAVET), Air France "s'entête à nous donner 1% de commissions. Plusieurs compagnies qui font exactement les mêmes lignes, notamment Afrique-Paris, nous accordent encore 9% de commissions et sont prêtes à nous donner d'ailleurs 12%". Cette situation pollue actuellement l'atmosphère entre ces agences et Air France. Les premiers font noter au second que "notre tourisme est déjà lourdement victime des prix inquiétants pratiqués" par ladite compagnie. C'est pour ces raisons que Limam Moulay Oumar (président du comité ad hoc FISAVET/Air France) et Prince E NGassa Happi (président de la FISAVET), signataires du communiqué de presse en date du 17 juillet 2008, demandent aux gouvernements de réagir pour empêcher l'application d'une telle mesure. La justice sénégalaise, selon la FISAVET, a déjà condamné "en dernier ressort Air France à maintenir le taux de la commission à 9% et la confiscation de 20 millions de F CFA déposés en caution". Même son de cloche au Congo-Brazzaville où le gouvernement a " fermement intimé à Air France de surseoir à l'application de cette décision". Au Yémen, le gouvernement a imposé à toutes les compagnies aériennes, note la FISAVET, un taux de commissions de 6%. La FISAVET a même invité chaque agence de voyage et chaque syndicat national à "introduire immédiatement une action judiciaire en application des lois régissant la régulation économique de chaque pays". La FISAVET qui demande des commissions de 7 à 10% affirme que "celui qui veut manger du miel n'a pas peur d'affronter les abeilles". Pour la FISAVET, cette mesure entraînera la fermeture en cascade des agences de voyage avec des conséquences sociales fâcheuses.

 

Circulation routière : trois morts sur la nationale n°2

 

Trois morts, des dizaines de blessés légers et graves transportés au CMA de Gourcy puis au CHR de Ouahigouya, tel est le triste bilan provisoire d'un accident survenu sur l'axe Yako-Gourcy (12 km de Gourcy), à quelques encablures du village Niesga le 28 juillet dernier, vers 18h.

Selon Lassané Ouédraogo, qui était dans le car accidenté, "c'est après avoir doublé une voiture que le car s'est retrouvé nez à nez avec un camion "benne" de l'entreprise OK. Après une brève hésitation, les deux conducteurs choisissent malencontreusement de basculer tous du même côté de la voie. Et c'est là qu'une collision se produisit". Tout en louant l'Eternel d'être toujours en vie, M. Ouédraogo s'indigne de l'attitude du conducteur de la voiture qui n'a pas daigné s'arrêter.

Cependant, au regard des dégâts humains, le bilan aurait été encore plus lourd si les services de secours composés des forces de sécurité (police, gendarmerie de Yako et Gourcy), des soldats du feu de Ouahigouya et d'une équipe de soignants du CMA de Gourcy n'avaient pas été promptes et déterminés. Selon l'officier Moussa Diao du commissariat central de police de Gourcy, au-delà du devoir, c'est l'humanisme surtout qui a prévalu tout au long des secours. Les forces de l'ordre sont restées sur place après avoir sécurisé la zone, et ce jusqu'au matin du mardi 29 juillet. Toutefois, M. Diao a déploré le comportement distant des habitants du village voisin. Il a fallu, ajoute-t-il, qu'une délégation vienne de Yako pour procéder à l'enterrement des 3 corps.

Une fois de plus, la route aura été fatale pour des familles éplorées. Ce qui devrait constituer un appel à la prudence et à la vigilance pour tous les usagers de la route et particulièrement pour les sociétés de transport.

 

Zone de Sapouy : un troupeau d'éléphants dévaste des champs

 

En cette saison des pluies somme toute prometteuse, c'est presqu'un drame pour les paysans de la zone de Sapouy. En effet, de sources bien informées, les champs des paysans des localités de Fabien, Bassawarga, Lilbouré et Sobaka sont constamment dévastés par un troupeau d'éléphants. Les premiers concernés seraient dans la désolation puisque les services de l'Environnement et de l'Elevage n'auraient rien entrepris, jusque-là, bien qu'ils aient été informés.

 

Le Pays du 8 août 2008



08/08/2008
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