L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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«L’accord de Ouaga, c’est le dernier round»

Kouakou Martin Fofié

«L’accord de Ouaga, c’est le dernier round»

                                                                                           

A la fin de ce copieux repas, nous avons interrogé le Com. Zone Kouakou Fofié sur, entre autres, la situation sociale de ses troupes.

 

Comment se porte votre zone presque un an après la signature de l’Accord de Ouagadougou ?

 

La Zone se porte bien et l’accord de Ouaga est venu renforcer l’enthousiasme, améliorer les conditions. L’accord a aussi permis de voir et de corriger certaines erreurs. Comme j’aime le dire, c’est le dernier round. Il n’y a pas ce coach qui va jeter l’éponge parce que son élément est en difficulté. L’accord de Ouaga est venu pour sauver la Côte d’Ivoire. Ceux qui ne s’inscriront pas dans cet accord pour sa bonne mise en œuvre sont simplement contre la paix.

A notre niveau,  nous jouerons pleinement notre rôle et on prie Dieu pour que tout le monde fasse de même en toute sincérité.

 

En parcourant le Nord du pays jusqu’à Korhogo, on a pu se rendre compte que les éléments des Forces nouvelles vivent dans une situation sociale assez précaire les amenant à demander (très souvent gentiment) aux voyageurs de quoi subsister ; est-ce que ce n’est pas là une donne qui peut à tout moment faire tanguer le navire des Forces nouvelles et saborder par ricochet l’accord de Ouaga ?

 

• Vous savez, même dans les pays développés, l’armée ne peut pas dire qu’elle est propre sur toute la ligne. Il y a des conseils, des instructions qui sont donnés et je crois qu’ils sont respectés. Mais, on ne peut pas faire d’omelettes sans casser les œufs, seulement, il ne faut pas les casser de manière exagérée. Vous venez de me dire que tantôt on demande 200 ou 300 FCFA, mais à quel niveau vous avez noté ça, je suis certain que vous serez dans l’impossibilité de me citer les différents barrages ou personnes incriminés. C’est bien d’évoquer certains problèmes, mais par moments il est plus intéressant de cerner les contours de la situation avant de les poser. Si d’aventure les éléments font de l’abus, nous sommes là pour rectifier le tir parce que notre raison d’être, c’est la quiétude de la population. Nous sommes venus pour parer à certaines réalités. Si aujourd’hui, nous n’arrivons pas à faire mieux que nos prédécesseurs, c’est une honte. C’est pourquoi on dit «Honte à celui qui n’a pu faire mieux que son père».

 

Il semble que dans vos zones tout comme sur certains axes routiers au Burkina, il est question de braquages quelquefois ; quelles sont les dispositions prises pour résorber un tant soit peu ce genre de pratiques ?

 

• A situation nouvelle, disposition nouvelle. Les braquages sont aujourd’hui un sérieux problème dans de nombreux pays. Comme on ne peut pas dénicher les braqueurs au moyen de radar, il faut développer des scénarii originaux pour traquer tous ceux qui se livrent à de tels comportements. Nous faisons donc face à cette réalité avec nos moyens.

 

Que revêt pour vous la tenue d’un festival de films à Korhogo ?

 

• C’est très important pour les populations  et c’est l’opportunité pour moi de remercier le promoteur, Yéo Kozoloa, d’avoir pensé à cette partie de la Côte d’Ivoire.  Et je formule le vœu que ce festival, au fil des éditions, n’apporte que du bonheur aux festivaliers, à la population.

 

Cyr Payim Ouédraogo

L’Observateur Paalga du 13 février 2008



13/02/2008
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