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Alentours de la boucherie de Banfora : Les occupants anarchiques sommés de déguerpir

Alentours de la boucherie de Banfora

Les occupants anarchiques sommés de déguerpir


La boucherie de Banfora se trouve aujourd’hui assaillie par des vendeurs d’articles divers. Leur installation, de l’avis du Conseil municipal, cause des dommages à l’édifice et est source d’insécurité. Aussi, a-t-il demandé, au cours de sa toute dernière session, le déguerpissement de ces occupants.

 

La décision de faire déguerpir les vendeurs installés tout autour de la boucherie a été prise lors de la session du conseil municipal qui s’est tenue du 25 au 28 juin 2008. Elle fait suite à un certain nombre de constats des agents de la mairie et aussi d’observations et critiques des habitants. Parmi les occupants des alentours, ils sont 49 en tout, figurent des vendeurs de portables, de chaussures, de friperies et légumes. Au sud de l’abattoir se trouvent des latrines publiques qui jouxtent un restaurant et un kiosque. Nous avons rencontré à la mairie de Banfora, Seydou Konaté, chef de Service des organismes rattachés à la commune de Banfora pour connaître les raisons qui ont conduit à la prise de décision de déguerpissement des vendeurs. Selon M. Konaté, une boucherie est faite pour vendre de la viande ou du poisson qui sont des aliments sensibles et qui peuvent, en cas d’insalubrité, être source d’intoxication. Pourtant, ajoute-t-il, notre boucherie de Banfora est entourée de vendeurs de légumes, de poissons frais, de latrines qui n’ont jamais été vidangées, d’un moulin qui écrase du haricot frais. Il y a aussi un menuisier qui occupe, au sein de l’abattoir, le box réservé à la vente du poisson comme magasin. Tout ce monde ajouté aux vendeurs de chaussures, de friperie et de légumes, déversent leurs eaux usées dans le caniveau de la Route nationale (RN 7). "Nous craignons donc un jour que, par leur action, la viande ne soit souillée et cause un problème de santé publique dans la commune. C’est pourquoi nous voulons dégager la devanture de la boucherie. Certains occupants sont installés sur les dalettes du caniveau. Ils obligent les clients de la boucherie à garer leurs engins sur la route nationale", a ajouté le chef de service. Cela de l’avis de la municipalité est une grande source d’insécurité. Alors, fait savoir M. Konaté, la mairie ne veut pas avoir à répondre un jour ni en cas d’accident, quand on sait que cette route est beaucoup fréquentée, ni en cas de problème de santé publique. "Lorsqu’on peut prévenir, il faut éviter que l’irréparable se produise", tranche t-il avant d'ajouter : "Il s’agira de délocaliser tous ceux qui constituent un obstacle à l’accès de la boucherie et de reloger les vendeuses de poissons et de légumes dans la boucherie. Ce n'est pas un déguerpissement comme le prétendent les vendeurs."

Pour les occupants devenus indésirables du fait des griefs qui leur sont reprochés, la municipalité doit examiner la question autrement. Certains, par exemple les vendeurs de friperie, de téléphones portables pensent que leur activité ne porte aucun préjudice à la boucherie. Par conséquent, ils estiment que la mairie doit les épargner dans sa volonté de faire le ménage autour de la boucherie. Toutefois, disent-ils, "nous ne pouvons pas tenir un bras de fer avec la mairie. Si elle décide que nous devons absolument tous partir, nous partirons. Cependant, nous souhaiterions qu’elle nous trouve un autre espace où nous pourrions toujours vendre afin de nourrir nos familles."

 

Mamoudou TRAORE

Le Pays du 30 juillet 2008



30/07/2008
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