L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Athlètes, venez vous inscrire au premier marathon Ouaga-Laye

Premier marathon Ouaga-Laye

Athlètes, venez vous inscrire !

Notre journal, L’Observateur Paalga, soufflera ses 35 bougies le 28 mai prochain. 35 ans, ça se fête. Une fête ouverte à tout le monde que nous voulons conviviale. Le premier rendez-vous phare des activités commémoratives, c’est le marathon Ouaga-Laye que nous organiserons le 24 mai 2008. A un mois de cet événement, nous avons rencontré le directeur technique de la Ligue du Centre d’athlétisme, Marcel Diessongo, notre partenaire pour l’organisation de ce marathon. C’est ensemble que nous invitons les athlètes à venir s’inscrire.

Le marathon, c’est quoi exactement ?

• Je voudrais d’abord saluer l’initiative de votre journal qui, en fêtant cette année ses 35 ans, a fait un clin d’œil à l’athlétisme, l’un des parents pauvres du sport au Burkina Faso. C’est une bonne chose d’avoir pensé à nos athlètes qui n’ont pas suffisamment de compétitions pour s’exprimer.

Laye représente beaucoup de chose pour vous et nous espérons que vous allez instituer cette course pour nous permettre de l’inscrire désormais dans notre agenda.

Cela dit, le marathon est une course à pied de grand fond qui se déroule sur route. La distance est de 42 kilomètres 195 mètres soit environ la distance de Marathon à Athènes. Pour remonter à une époque reculée, Marathon est le nom d’une localité de l’Attique située à une quarantaine de kilomètres au nord-est d’Athènes.

En 490 de notre ère, un soldat appelé Phidippidès aurait participé à la bataille de Marathon contre les Perses, tandis qu’à Athènes, les soldats se battaient sur un autre front. Le commandant des sept mille Athéniens et des mille Platéens était Miltiade, ce dernier envoya Phidippidès prévenir Athènes de sa victoire. Le jeune guerrier aurait couru la quarantaine de kilomètres séparant le petit village de la cité.

Après avoir annoncé la victoire « nenikekamen ! » (Nous avons gagné), il serait tombé raide mort, harassé par son parcours à travers monts, portant son équipement. L’épreuve du Marathon tire sa source de cet événement.

Au Burkina, y a-t-il des marathoniens au vrai sens du terme ?

• Dans les années 80 et 90, on a eu à organiser quelques marathons et récemment, il y a eu le marathon Ouaga-Saponé organisé par une association. Mais je dois dire que les compétitions de ce genre ne sont pas régulières chez nous au regard des contraintes et des conditions atmosphériques du pays.

Pour le marathon que nous organiserons, est-ce que les inscriptions ont déjà commencé et où peut-on s’inscrire ?

• Les inscriptions ont commencé et on peut s’inscrire auprès de la ligue du centre d’athlétisme, dont le siège est situé au stade du 4-Août. Si vous arrivez là-bas, vous pouvez demander après des responsables de la ligue qui vous inscriront.

Vous pouvez laisser votre nom et votre contact et il n’y a pas d’autres conditions. Pour me joindre, on peut me contacter au 70 25 51 93. On peut aussi s’inscrire au siège de L’Observateur Paalga en contactant Justin Daboné au 70 24 00 08. Toutes les inscriptions nous parviendront après à la ligue.

En dehors des clubs, des gens peuvent-ils y participer ?

• La ligue du Centre compte six clubs (l’AS Police, l’USFA, la JACO, l’ASCO, l’ACAO et l’EFO) et les inscriptions se feront à coup sûr en grand nombre. En dehors d’eux, le marathon est également ouvert à tout un chacun. On n’est pas obligé d’avoir une licence ou d’appartenir à un club pour s’inscrire. On peut le faire individuellement ou par groupe.

Peut-on s’attendre à une forte participation ?

• Il n’y a pas de raison qu’on ne puisse pas avoir une forte participation. Le Burkina Faso, ces derniers temps, essaie de relever le niveau du fond dans les différentes compétitions. Depuis le 12 février 2008, le président de la Ligue du Centre d’athlétisme, Yves Zongo, a adressé une correspondance à tout président de club les informant que L’Observateur Paalga dans le cadre de son 35e anniversaire organise au mois de mai un marathon. Le départ a lieu devant le siège du journal et l’arrivée à Laye. En un mot, nous avons convié tous les coureurs de fond à participer massivement à ce marathon.

Pour ne pas que des marathoniens connaissent le même sort que Phidippidès, y aura-t-il des critères pour les inscriptions ?

• Il est souhaitable que tous les marathoniens qui désirent participer à ce marathon prennent le soin de faire une visite médicale. C’est important parce que c’est une épreuve difficile. Mais au niveau des clubs affiliés à la ligue, les coureurs seront dispensés de cette visite médicale parce qu’ils sont déjà suivis médicalement. Mais ceux qui viennent de la ville ne doivent pas négliger cet aspect. Le jour de la compétition, il ne faut pas forcer et si après avoir commencé ça ne va pas, il faut courageusement abandonner.

De Ouaga à Laye en passant par des artères de la ville, pensez-vous que les marathoniens pourront s’adapter au circuit ?

• Nous avons tenu compte des conditions atmosphériques pour mettre en place un dispositif d’épongeage (un rafraîchissement) qui permettra aux athlètes de pouvoir tenir la distance. Le règlement nous impose ce point d’épongeage qui se fera tous les 5 km. Mais nous essayerons de faire mieux compte tenu de ce mois de mai où la chaleur est accablante.

Nous aurons suffisamment de sachets d’eau avec nous et les athlètes pourront se désaltérer à tout moment quand ils le souhaiteront. Au niveau de la ligue d’athlétisme du centre, nous avons déjà quelques coureurs de fond. Maintenant est-ce que tout le monde tiendra sur la distance, ça c’est l’inconnu. Mais je pense que des athlètes iront jusqu’au bout.

42,195 km. Pensez-vous qu’au Burkina des marathoniens peuvent couvrir la distance en un temps record ?

• Le premier marathon olympique qui s’est couru en 1908 a été couvert en 2 h 55’18’’. Aujourd’hui, le record du monde du marathon est détenu par l’Ethiopien Hailé Gebreselassié en 2 h 04 min 26 s, chrono établi à Berlin le 30 septembre 2007. En Europe, le record du marathon est détenu par le Français Benoît Zwierzchiewski en 2h 06 mn 36 s depuis le 6 avril 2003 à Paris.

Le Portugais Antonio Pinto est codétenteur de ce record puisqu’il réalisa ce même temps le 16 avril 2000 à Londres. Le Burkina Faso n’ayant pas de spécialiste en marathon, on sera loin de ces performances qui font baver d’admiration. Pour ce marathon Ouaga-Laye, le premier coureur pourrait pointer avec un chrono de 3h 15 mn… ou 3h 20 mn… au regard des conditions atmosphériques.

Connaissant les marathoniens burkinabè, voyez-vous quelqu’un qui peut écraser cette course à pied de grand fond ?

• Par le passé, il y a eu des marathoniens qui ont marqué ce sport au Burkina Faso. Charles Neboua et Georges Tassembedo ont, à un moment, fait preuve de courage sur cette distance. Mais avant eux, il y a eu d’autres anciens qui ont tracé le chemin à suivre. Aujourd’hui, il y a des jeunes qui s’entraînent et il leur faut une telle compétition pour s’aguerrir. Actuellement, ce sont les militaires qui dominent le fond au niveau des clubs.

Nous attendons leur participation pour voir s’ils pourront détrôner Neboua et Tassembedo. Ils ont du talent et nous pensons qu’ils peuvent quelque chose lors de ce marathon Ouaga-Laye. Oumar Coulibaly de l’USFA est un jeune qui monte et s’il prend part à ce marathon, on peut le retenir parmi les favoris. Les militaires, lors du tournoi de la solidarité qui a eu lieu récemment à Bamako au Mali, se sont bien comportés et peuvent avoir les moyens de s’illustrer sur cette distance.

Neboua et Tassembedo seront-ils de la partie ou ont-ils raccroché ?

• C’est vrai qu’ils participent rarement à nos compétitions, mais ils n’ont pas raccroché. Et puis, la préparation d’un marathon ne se fait pas dans les stades. Même après 50 ans, on peut toujours faire le marathon. Ce sont des gens qui ont des prédispositions et qui, certainement après avoir entendu qu’il y aura un marathon, s’entraînent hors stade. Il n’y a pas de raison que ces deux marathoniens ne soient pas là. En tout cas, leur présence peut donner du piquant à la compétition.

Est-ce vrai qu’après un marathon, les athlètes doivent observer un repos de 6 mois avant de reprendre la compétition ?

• Sur le plan purement physiologique et dans l’intérêt de la santé des athlètes, ceux-ci doivent effectivement, après un marathon, observer un long temps qu’on estime à 6 mois. Mais on a vu des exemples sur le plan mondial, où des gens ont gagné deux marathons dans des intervalles de temps plus courts. Cela veut donc dire que sur le plan de la science, il y a encore des choses que nous ne maîtrisons pas. Mais compte tenu de la distance, on demande à l’athlète d’observer un repos de 6 mois. Il peut continuer de s’entraîner progressivement sans faire des efforts intenses.

Entretien réalisé par

Justin Daboné

L’Observateur Paalga du 22 avril 2008

 

Encadré

Le circuit du marathon

Départ à l’Observateur :
 Avenue de la Grande mosquée
 Avenue Ilboudo-Wongyandé (la voie qui mène à la station Horizon FM)
 Avenue Kwamé-N’Krumah
 Avenue du Mogho
 Avenue Bassarwaga
 Avenue Moro-Naba-Oubri
 Avenue El-Hadji-Bila-Moussa-Yugo
 Avenue de l’Armée (Cité AN II)
 Avenue Dapoya (Hôtel des Finances)
 Rue Sansga
 Rue Abbé-Robert-Ouédraogo (Eglise Kologh-Naba)

NB : Après la rue Abbé-Robert-Ouédraogo, les marathoniens vont bifurquer à droite pour prendre la route de Ouahigouya. Dans la ville de Laye, il y aura 2 km 100 et les coureurs vont à un moment quitter le goudron pour prendre une piste jusqu’à l’école Tempelsa. De là-bas, on tournera pour rejoindre le goudron et revenir au point 0 qui est l’arrivée.



22/04/2008
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