L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Boureima Badini, représentant spécial de Blaise Compaoré à Abidjan

Accords de Ouaga

Boureima Badini, représentant spécial de Blaise Compaoré à Abidjan



Le quotidien ivoirien "24 heures", a lâché le morceau : c'est l'ancien ministre de la Justice, Boureima Badini, que le président Compaoré a nommé pour le représenter en Côte d'Ivoire. Voici l'article de notre confrère.

 

Le président burkinabè a sacrifié au rituel. Il vient de nommer l'ancien ministre de la Justice Boureima Badini en qualité de son Représentant spécial pour le suivi de l'accord de Ouagadougou.

"Magistrat de formation et féru de football devant l'Eternel, Boureima Badini est un homme qui ne s'embarrasse pas de fioritures quand il parle.

La langue de bois, ce n'est pas son fort. Le verbe rapide, il parle comme il pense, sans toujours s'entourer de précautions politiques ou politiciennes."

Quand on interroge les journalistes du pays des hommes intègres, c'est cette description qu'ils donnent de l'ancien ministre de la Justice, Boureima Badini.

C'est lui qui va occuper le poste de Représentant spécial du Facilitateur dans le cadre de l'accord de Ouagadougou les jours à venir.

Le président burkinabè Blaise Compaoré l'a désigné pour suivre de près l'application de l'accord qui entre dans sa phase charnière avec les opérations des audiences foraines et l'identification.

L'information est encore sous scellés au Palais du Faso.

Le président Blaise Compaoré, hors du pays en ce moment, devrait la rendre officielle dès son retour prévu pour la semaine prochaine.

Le Représentant spécial du Facilitateur qui se prépare à regagner Abidjan est connu pour être un homme “ attaché aux valeurs cardinales de la loyauté et du devoir bien accompli ”.

Fidèle parmi les plus loyaux du président Blaise Comparé, il est entré au gouvernement en 1999 comme Garde des Sceaux, ministre de la Justice.

Comme si Blaise Compaoré le prédisposait à occuper ce poste, il l'a fait quitter le gouvernement seulement en juin dernier.
Cet homme de principe et très à cheval sur les valeurs telles que la sincérité et le devoir a géré tous les dossiers chauds du ministère de la Justice au Burkina.

De l'affaire Norbert Zongo à celle du chauffeur de François Compaoré, il a vu ses années au ministère de la Justice rythmées par les manifestations contre la Justice.

 

Un homme de mission

 

Né le 25 mai 1956 à Ouahigouya, dans la province du Yatenga, Boureima Badini a obtenu son baccalauréat (série B) à Ouagadougou. Puis il a fait une maîtrise en Droit privé à l'université du Bénin, à Lomé, au Togo.

Son mémoire en 1981 a été consacré à la Protection des travailleurs et au droit de travail dans son pays, la Haute- Volta.
Il complètera sa formation théorique par des stages au Palais de Justice de Ouagadougou et au tribunal de grande instance de Bobigny en France (1982-1983).

Il suivra également les cours de la section internationale de l'Ecole nationale de la magistrature de Paris en juillet 1983.
Quand le vent de la révolution souffle sur son pays, il n'avait que 27 ans.

Nommé juge d'instruction auprès du tribunal de Bobo Dioulasso en septembre 1983, il passe procureur, toujours à Bobo, en novembre 1984, et Avocat général auprès de la Cour d'appel de Ouagadougou en septembre 1986.

Quand éclate le coup de force du 15 octobre 1987 qui va ouvrir la voie à la politique de "rectification", il est directeur de la Documentation et de la Reprographie au ministère de la Justice.

Il est alors nommé chef de service juridique et du contentieux du Comptoir burkinabè des métaux précieux (CBMP) de janvier 1988 à décembre 1989.

Il va mettre à profit cette nomination pour se spécialiser dans les droits de l'homme, à Strasbourg tout d'abord (Institut international des Droits de l'homme), à Rome ensuite (International Development law institute), à Genève (Centre des droits de l'homme).

En janvier 1990, il est nommé président de chambre à la Cour d'appel de Ouagadougou.

Il sera membre du Conseil supérieur de la magistrature, puis vice-président de la Commission nationale d'organisation des élections présidentielle et législatives.

C'est cet homme de mission que Blaise Compaoré a choisi d'envoyer dans le bourbier ivoirien.

La communauté burkinabè se prépare à lui faciliter le travail.

Cela passe d'abord par un accueil."

 

Hervé Akaché

source : 24 Heures (Abidjan) du 20 août 2007

Le Pays du 29 août 2007



29/08/2007
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