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CBC- Sankaristes : Les raisons d’un malentendu

CBC- Sankaristes

Les raisons d’un malentendu

La fièvre des commémorations du 15-octobre commence à retomber. L’une des polémiques qui a le plus fait rage durant cette période a porté sur la salle de conférences du CBC( Conseil burkinabè des chargeurs) que les sankaristes n’ont pu occuper pour leur symposium (Voir "Le Pays" n° 3967 du mercredi 3 octobre 2007). Le DG de l’institution, Ali Traoré, réfute aujourd’hui la thèse du refus d’octroyer la salle. Il invoque plutôt un désaccord concernant la durée du symposium.

Pour la tenue de son symposium entrant dans le cadre de la commémoration du 15-octobre, la Fondation Thomas Sankara a signé le 13 septembre 2007 un contrat de location de la salle de conférences du CBC. La période concernée pour l’activité allait du 12 au 14 octobre. Pendant qu’il signait ce contrat, le CBC s’activait aux préparatifs du symposium Translog 2007 que ses locaux devaient abriter du 9 au 11 octobre. Le DG du CBC, Ali Traoré, dit avoir eu des appréhensions dès les premières heures, sur la proximité des deux événements. Une journée séparait en effet les deux symposiums et tout prolongement de Translog 2007 pouvait avoir une répercussion sur l’occupation de la salle de conférences. Aux dires du DG du CBC, cette crainte de départ a commencé à prendre corps au fur et à mesure des préparatifs, surtout quand il s’est agi de tenir, en marge de Translog, une réunion des pays africains sans littoral. La date du 12 octobre fut retenue à cet effet. C’est alors que le 5 octobre, une rencontre s’est tenue entre le CBC et la Fondation Thomas Sankara pour évoquer la question. "J’ai fait aux sankaristes la proposition d’occuper la salle les 13 et 14 octobre sans le 12", explique le DG du CBC. Mais apparemment, la Fondation tenait à ses trois jours puisque le 9 octobre, elle est venue retirer l’avance de 242 500FCFA qu’elle avait versée. "J’étais surpris quand j’ai vu les sankaristes venir récupérer leur avance", avoue le DG. Car, dit-il, après l’entrevue du 5, la Fondation s’était donné un temps de réflexion. C’est ce désaccord qui est à l’origine de la grosse polémique sur l’occupation de la salle du CBC. Un communiqué a été du reste publié par le CBC dans la presse, pour donner sa version des faits. Selon Ali Traoré, son institution s’est acquittée en toute indépendance de son devoir d’informer l’opinion. « Pour une bonne gestion, une société a le devoir d’informer la population », précise-t-il. Il jure, la main sur le cœur, qu’aucune raison autre que la réunion des pays sans littoral ne justifie ce malentendu. A titre d’exemple, il brandit des reçus de paiement effectués par le FFS et l’UNIR/MS, deux partis sankaristes, pour la location de la salle du CBC aux fins de mener leurs activités. Au demeurant, Ali Traoré estime que le CBC est ouvert à toute structure politique ou associative en règle vis-à-vis de l’administration pour peu qu’elle accepte les conditions du contrat de location.

Le 12, jour du désaccord

Le 12 octobre, jour du ramadan, qui constitua la pomme de discorde entre le CBC et la Fondation Thomas Sankara, fut effectivement consacré à l’assemblée générale constitutive de l’Association des pays africains sans littoral. Le Burkina, le Mali et le Niger, tous des pays sans façade maritime, ont décidé, selon le DG du CBC, de "se concerter pour une synergie d’actions, afin de mieux défendre leurs intérêts dans le domaine du transport international et surtout d’avoir une même vision face à leurs préoccupations spécifiques." Le Burkina, qui est à l’initiative de cette rencontre, a été chargé de l’élaboration des projets de statuts et de règlement intérieur de l’association. En attendant la fin novembre pour l’adoption des textes, le bureau provisoire mis en place est présidé par le Burkina. Tout comme cette réunion des pays de l’hinterland, le symposium international Translog 2007 au vu des résultats présentés au public a été bénéfique pour le Burkina. Les participants ont transmis leurs conclusions au Premier ministre Tertius Zongo, signe que le Burkina aura un rôle déterminant à jouer dans le suivi de ce symposium. Rendez-vous est pris dans deux ans, à Abidjan. D’ici là, un comité de suivi planchera sur des questions comme la traçabilité des marchandises, l’opérationnalité des observatoires des transports, les tracasseries sur les routes, l’évaluation des ports de transit, etc. Le CBC et le port de Rouen demeurent les maîtres d’œuvre de Translog.

Mahorou KANAZOE

Le Pays du 23 octobre 2007



23/10/2007
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