L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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"Ce n'est pas ceux qui crient le plus qui ont raison"

Salif Diallo (au sujet du 15 octobre)

"Ce n'est pas ceux qui crient le plus qui ont raison"

 

Peu avant la clôture du colloque international sur "la renaissance démocratique avec Blaise Compaoré", son organisateur en chef, Salif Diallo, a fait hier à la presse, le point de ce jamboree politico-économique. Bilan des travaux, commémoration du 15 octobre chez les sankaristes, tout a été passé en revue par le métronome de ce raout international dont le thème, rappelons-le, était "Démocratie et développement en Afrique".

 

Quel bilan tire-t-il de ce colloque et est-il satisfait ?

Réponse : "Nous sommes satisfaits, 135 partis et associations venus de 25 pays d'Asie, d'Europe et d'Afrique ont participé à celle rencontre consacrée à la démocratie et au développement... Ce colloque a été un succès... tous les participants ont salué cette initiative du président du Faso...". Et Salif Diallo de poursuivre en rappelant la plate-forme en 12 points axés sur la démocratie, l'économie et le commerce international (lire L'Observateur du 15 octobre : les 12 credo de Blaise).

Il a aussi mis en exergue l'interaction entre les deux volets du thème, qui ont fait l'objet d'échanges fructueux, passionnés et passionnants.

Les participants n'ont-ils pas souhaité qu'une telle rencontre soit rééditée. "Parce que, a martelée  "Gorba", des échanges comme ceux qui ont eu lieu à ce colloque permettent d'éviter les dénis de démocratie, les hold-up électoraux et facilitent l'intégration...".

En somme, ils souhaitent une institutionnalisation d'un tel événement. Interpellé sur la récurrente question concernant l'opportunité d'une telle commémoration, Salif Diallo a répondu : "Nous ne prônons pas l'ostracisme, en dehors même du 15-Octobre, on doit poursuivre le dialogue... quels que soient les sujets controversés, il y a un minimum qui nous réunit. La défense des intérêts du Burkina Faso".

Puis le président de la Commission colloque se lancera dans une longue explication sur le choix de la commémoration de ce 15-Octobre.

Pour lui, il n'y a pas de raison que ceux qui usent de leur liberté veuillent empêcher les autres, en l'occurrence, eux, de le faire. "Depuis 1991, les sankaristes organisent librement leurs manifestations... nous assumons notre histoire, nos contempteurs doivent aussi assumer la leur... nous ne sommes pas pour la pensée unique...

C'est justement en voulant imposer cette pensée unique que le 15-Octobre est arrivé... le 15 octobre il faut que chacun soit libre de faire ce qu'il veut... personne ne peut nous terroriser intellectuellement... le 15 octobre des événements tristes ont entraîné des pertes en vies humaines, nous les déplorons tous, mais l'histoire  s'écrira un jour et ce n'est pas ceux qui crient le plus qui auront raison, l'histoire tranchera un jour".

Enfin, il assenera en substance que ce n'est pas parce que quelques éléments sont venus du Mexique en caravane que nous allons nous arrêter de travailler. "Si demain des gens veulent célébrer des événements sous forme de basga ou autre c'est leur problème... chacun est libre".

 

Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana

L’Observateur Paalga du 17 octobre 2007



17/10/2007
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