L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Ces Pharaons ont tout d’un grand

Ces Pharaons ont tout d’un grand

 

La 26e Coupe d’Afrique des nations de football appartient désormais au passé et on n’oubliera pas qu’elle fut une belle épreuve. Durant trois semaines (du 20 janvier au 10 février 2008), l’Afrique a une fois de plus démontré que son football est en net progrès et peut tirer le rideau sur ses faiblesses comme en Europe. Ces Pharaons qu’on a vus à l’œuvre ont tout d’un grand : autorité sur le jeu, réactifs qu’actifs, des jambes de feu…

 

Le tenant du titre faisait partie des favoris et il a confirmé ce statut en remportant sa deuxième CAN d’affilée. C’est d’ailleurs la deuxième fois qu’il ramène le trophée de l’extérieur (Burkina 98 et Ghana 2008).  Comme quoi les Pharaons savent aussi voyager. Pour cette 26e CAN, en 6 sorties, ils ont aligné autant de victoires. Leur parcours a commencé dans le groupe C, au stadium de Kumasi, où pour leur entrée en lice ils ont frappé un grand coup en surclassant les Lions Indomptables du Cameroun (4-2). Après avoir pris la tête de ce groupe, l’Egypte a poursuivi sur sa lancée en épinglant à son tableau de chasse le Soudan (3-0). Avec 6 points, le second tour était presque assuré malgré le match nul enregistré face à la Zambie (1-1).

En quarts de finale, les Egyptiens se sont débarrassés des Angolais  (2-1) avant de donner une sévère correction aux Ivoiriens battus par 4 buts à 1. Le grand favori de la compétition, la Côte d’Ivoire, ayant perdu ses illusions, c’est avec une facilité déconcertante que les Pharaons ont accédé à la finale.

Le 10 février dernier, l’Egypte, qui retrouvait le Cameroun en finale, s’est imposé par 1 but à 0 en portant son record à six titres. Celui qui a permis à son équipe d’asseoir sa suprématie sur le football africain est Mohamed Abou Treka. C’est le meneur de jeu d’Al Ahly et on dit de lui qu’il est une idole en Egypte. Son intelligence et sa capacité à sentir les appels de ses attaquants le rendent indispensable. Lorsque Zidan est allé chiper le ballon à Song dans une bataille dont il est sorti vainqueur, Abou Treka, qui a flairé le coup, était là au bon  moment pour parachever le travail. Comme nous le disions dans notre édition d’hier, Ces Pharaons ont tout d’un grand sur le terrain comme sur le papier.

 

Le Ghana et les autres

 

Après les matches de poule, comme l’Egypte et le Cameroun au départ, le Ghana et la Côte d’Ivoire étaient cités parmi les pays qui avaient aussi les moyens de monter sur le podium. Mais c’est lors des demi-finales que leur parcours a pris fin. Les Black Stars sont tombés face aux Lions Indomptables qui sont montés en puissance. S’ils avaient passé ce cap, peut-être qu’ils auraient ajouté un autre titre à leur palmarès. Les Eléphants, eux,  ont plutôt déçus après avoir donné l’impression que le trophée séjournerait au bord de la lagune Ebrié.  Les Ivoiriens n’ont pas su tenir le rythme et on a vu ce qu’ils valent réellement. Face au tenant du titre, ils ont pris 4 buts comme à l’entraînement. Menés pour la première fois au score depuis le début de cette compétition, ils ont été incapables de réagir pour recoller à la marque. Le faux collectif de Drogba et ses partenaires s’est liquéfié sous le poids de la pression égyptienne. Seul Kader Kéita a été à la hauteur de la tâche avec un grand but. Le poids de l’histoire est cruel pour les Eléphants, qui s’inclinent pour la septième fois contre l’Egypte en dix rencontres à la CAN.

Enfin, on ne peut passer sous silence la prestation des Palancas Negras qui ont fait une bon CAN quoi qu’on dise. Au Ghana, ils ont créé la sensation en atteignant pour la première fois de leur histoire les quarts de finale. Eliminés par les Pharaons (2-1), ils ont quitté la compétition la tête haute. L’Angola, c’est l’équipe montante qui a réalisé des progrès ces deux dernières années. Son duo d’attaquants Manucho-Flavio a séduit les téléspectateurs. Hôte de la 27e CAN dans deux ans, l’Angola a l’avenir devant elle et attend la grande fête qui aura  lieu chez elle pour faire mieux qu’à Ghana 2008.

 

Justin Daboné

L’Observateur Paalga du 12 février 2008



12/02/2008
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