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Des journalistes s’engagent pour faire éclater la vérité

Dossier Norbert Zongo

Des journalistes s’engagent pour faire éclater la vérité

 

Environ 200 festivaliers du Festival international de la liberté d’expression et de la presse (FILEP) et leurs collaborateurs se sont inclinés sur la tombe du journaliste Norbert Zongo, le 14 avril 2007 à Ouagadougou. Ils se sont engagés à tout mettre en œuvre pour que justice lui soit rendue.

 

Centre national de presse Norbert-Zongo, route nationale n°1, cimetière de Gounghin et tombe du journaliste burkinabè Norbert Zongo, assassiné le 13 décembre 1998. Ainsi a été le parcours d’une marche organisée par les festivaliers de la IIe édition du Festival international de la liberté d’expression et de la presse (FILEP), le 14 avril 2007, pour défendre la liberté de la presse et exiger que la vérité soit faite dans l’assassinat des journalistes en Afrique. Le lieu choisi par les marcheurs est la tombe de Norbert Zongo. Environ 200, ils étaient essentiellement des journalistes et leurs collaborateurs, notamment le collectif représenté par Tolé Sagnon, pour exiger cette vérité dans la mort des journalistes. Autour de ladite tombe, Tolé Sagnon a pris la parole au nom du collectif pour saluer la tenue de la IIe édition du FILEP. “C’est une victoire de la liberté de la presse”, a-t-il soutenu. A l’ensemble des marcheurs, M. Sagnon a souligné : “le collectif a besoin du soutien international pour l’aboutissement du dossier Norbert Zongo”. A la suite de Tolé Sagnon, le mot des journalistes a été livré par le Sénégalais Abdoul Latif Coulibaly. Celui-ci a tenu à rassurer Norbert Zongo en ces termes : “Tes assassins échappent pour le moment à la justice des hommes, espérons que cette justice les rattrapera en attendant la justice suprême (...)”. Poursuivant dans la livraison du mot des journalistes, M. Coulibaly a comparé Norbert Zongo au Christ qui est mort pour sauver les hommes. Selon lui, Norbert Zongo est mort pour la liberté de la presse. “La liberté d’informer était ton credo. C’était un pari audacieux et périlleux”, a mentionné Abdoul Latif Coulibaly. Vu que la vérité tarde à être faite dans l’assassinat de Norbert Zongo, M. Coulibaly a dit ceci : “Nous prenons un engagement fort, nous ferons tout pour que justice te soit rendue. Nous ne désespérons pas”. Il a saisi l’occasion pour prendre un engagement au nom des journalistes en signifiant que tout sera également mis en œuvre pour que la vérité soit faite dans l’assassinat d’autres journalistes à travers l’Afrique, notamment en Gambie. Quant à la veuve de Norbert Zongo, Généviève Zongo née Poda présente à la cérémonie, elle a tout simplement dit aux marcheurs : “Merci! Que Dieu vous bénisse et vous accompagne chez vous”!

Ali TRAORE

Sidwaya du 16 avril 2007



16/04/2007
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