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Exil autrichien pour Salif Diallo ?

Politique nationale

Exil autrichien pour Salif Diallo ?

L’information a été, d’abord, donnée par le magazine Fasozine puis relayée par notre confrère « Le Pays » dans sa livraison n°4163 du vendredi 18 juillet 2008, sous la rubrique « Opinions plurielles » : Salif Diallo devrait être le prochain ambassadeur du Burkina à Vienne en Autriche (…). La demande d’agrément de l’ancien ministre devait être transmise aux autorités autrichiennes selon les us diplomatiques.

Si l’info s’avérait, Gorba irait donc remplacer, dans un jeu de chaises musicales, Béatrice Damiba, qui, elle, est venue prendre la place, au CSC, de Luc Adolphe Tiao, qui s’est envolé pour l’ambassade du Burkina en France. Depuis son départ du premier gouvernement de Tertius Zongo un dimanche pascal, tout le monde se demandait à quel poste allait parachuter l’ancien et influent ministre d’Etat chargé de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques, n°2 du parti au pouvoir, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP).

Les conjectures allaient donc bon train jusqu’à ce que cette information, non moins conjecturale de Fasozine, vienne y donner un début de réponse. Il faut reconnaître que les premiers responsables du pays doivent souvent éprouver quelques difficultés à recaser certains grands commis de l’Etat une fois qu’on les a enlevés du gouvernement, par exemple.

En effet, beaucoup sont longtemps restés en réserve pour la République jusqu’à ce qu’on se souvienne d’eux un de ces quatre matins et qu’on décide de les ressusciter. Dans le cas de Salif Diallo, il faut reconnaître que cette nomination à Vienne, si elle se confirmait, pourrait être salutaire pour l’intéressé. Ce serait pour lui une retraite dorée, une période sabbatique, qu’il mettra certainement à profit pour se remettre du travail harassant, abattu pendant de longues années à des postes ministériels aussi importants les uns que les autres. Il pourrait ainsi, sans doute, recharger les accus et rebondir pour donner encore le meilleur de lui, comme il l’a toujours fait, quand le moment sera revenu.

Mais au-delà de ces considérations, il y a aussi que cet éventuel envoi en mission peut constituer, pour les adversaires politiques de Gorba, une victoire, de sorte qu’on pourrait y voir une sorte d’exil arrangé par ceux qui avaient déjà obtenu son départ du gouvernement. Ils le verront ainsi éloigné des affaires et aussi de leurs yeux, ce qui leur laisserait le champ libre pour manœuvrer. Comme pour dire : « On ne se contente pas de te terrasser, on va t’écraser ». Attention, tout de même, au retour de bâton !

L’Observateur Paalga du 21 juillet 2008



21/07/2008
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