L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Explication de la délivrance du visa Schengen

Consulat de France

Le visa de A à Schengen

 

Une sensibilisation à la délivrance du visa Schengen au Burkina Faso. C’est à cet exercice que se sont pliés les premiers responsables de l’ambassade de France au Burkina le samedi dernier. Toutes les étapes de délivrance de ce précieux sésame, de la composition du dossier à l’enregistrement des empreintes biométriques, ont été expliquées aux journalistes présents.

 

«Il y a beaucoup d’idées reçues sur la délivrance de visas par la France. J’ai l’impression que les visas sont vus sous l’axe des relations Europe-Afrique. Alors que rien n’est plus faux. Les visas se pratiquent partout. Un Français qui veut aller en Russie doit chercher un visa russe. Un Français qui veut venir au Burkina doit posséder un visa burkinabè avant de prendre l’avion. La politique de visa n’est dirigée contre aucun Etat. C’est seulement pour une question de stabilité politique et économique». C’est par ces propos que son Excellence François Goldblatt, ambassadeur de France au Burkina, a introduit le programme qui portait sur les conditions d’obtention du visa Schengen. Même si cette mise au point n’efface pas totalement des esprits l’idée selon laquelle pour obtenir le visa à l’ambassade de France, c’est la croix et la bannière. A ce niveau aussi, le diplomate français a annoncé que cette affirmation relève aussi de préjugés sans fondements. Et il a demandé aux auditeurs de se référer pour cela à la feuille de statistique qui leur a été distribuée pour lire cette indication qui, il faut le reconnaître, a désarmé plus d’un et qui dit ceci : «Sur 100 personnes qui se présentent au consulat, 92 obtiennent le visa».

La journée portes ouvertes sur le visa  organisée par la représentation diplomatique de France comportait deux étapes. La première s’est tenue d’abord au rez-de-chaussée de l’immeuble, dans la salle d’accueil où se font le dépôt de dossiers, les séances de renseignements complémentaires et de prise de photos et d’empreintes digitales. Les invités ont suivi trois intervenants. D’abord l’ambassadeur, ensuite le consul…et enfin Jacques de Monès, responsable des visas étudiants. A ce niveau également, les propos étaient des plus rassurants. Le candidat à ce genre de document n’aura jamais à se présenter dans la salle d’accueil pour visas ordinaires. Depuis la mi-juillet, au sein de l’ambassade de France à Ouagadougou, un «Bureau de l’étudiant» est chargé d’accueillir, de renseigner et d’instruire les dossiers de demande de visa étudiant. Là aussi et à écouter les différents interlocuteurs, ce n’est pas le «parcours d’obstacle» qui prévaut. C’est plutôt le contraire. Plus il y a des étudiants qui demandent de visas, mieux ça vaut. Et Jacques de Monès d’expliquer qu’il n’y a que 1000 étudiants burkinabè résidant en France. «Le Togo à lui seul en compte 2500. Alors pourquoi décourager les candidats ?».

La dernière étape, c’est celle portant sur les empreintes biométriques, pour protéger et sécuriser le plus possible les visas. Et sur le sujet, le diplomate français de rebondir : «Ce n’est pas une pratique française. Elle est universelle et n’est dirigée contre aucun pays». Dans la salle, un volontaire s’est prêté à cet exercice complexe, dont l’essentiel consiste en la prise des empreintes des dix doigts de  la main. Après cette matinée bien chargée, l’ambassadeur et ses collaborateurs se sont prêtés aux questions des uns et des autres. Des interrogations qui tournaient autour des frais de dossiers (40 000 F CFA), des différentes sortes de visas et enfin du fait divers qui a eu lieu à l’ambassade et qui a défrayé la chronique. Il s’agissait de ce monsieur qui, apparemment excédé de n’avoir pas obtenu son visa Schengen pour l’Italie, est venu avec un bidon d’essence et a tenté de s’immoler par le feu mettant ainsi en danger les visiteurs et le personnel de l’ambassade du pays de Victor Hugo au pays des hommes intègres. En son temps, l’ambassadeur avait décidé d’intenter une action en justice contre le forcené. «Oui, j’avais déposé une plainte parce que l’acte était très grave. Plus tard le monsieur s’est excusé publiquement en envoyant une correspondance. J’ai donc décidé par principe de mansuétude de retirer ma plainte. Maintenant, c’est au procureur de juger de l’utilité de la poursuite».

Issa K. Barry

L’Observateur Paalga du 28 mai 2007



28/05/2007
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