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Problème du coton africain : DSK craint une régression des surfaces cultivées

Problème du coton africain

DSK craint une régression des surfaces cultivées

 

Les reformes du Fonds monétaire international (FMI), les appuis qu’il apporte aux pays pauvres pour lutter contre la pauvreté et pour la croissance économique ainsi que la question d’éducation et du coton  sont entre autres des points que son directeur général, Dominique Strauss-Kahn (DSK), a développé lors de la conférence de presse qu’il a animé à la fin de la journée de travail qu’il a eue avec les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). C’était le 25 février 2008 à Ouagadougou.

 

«Le FMI est trop connu pour son rôle de pompier quand il y a des crises mais pas assez dans son rôle d’assistance technique, de conseil et de financement du développement». Ce sont les premiers mots de DSK lors de ce point de presse. Son institution, on le sait, fait l’objet de critiques acerbes de la part de nombreux africains et de certaines organisations non-gouvernementales. Mais de ses échanges avec les chefs d’Etat de l’UEMOA sur la façon dont le FMI doit fonctionner, DSK a noté que ceux-ci sont «très satisfaits» du rôle du Fonds. C’est pour lui «la preuve que le FMI a un rôle majeur à jouer en termes d’accompagnement du  développement des pays».

Les différents chefs d’Etat et de gouvernement des pays de l’UEMOA ont eu des tête-à-tête avec Strauss-Kahn. Celles-ci ont porté sur les questions bilatérales comme les arriérés vis-à-vis du Fonds, la flambée des prix du pétrole et des produits de grande consommation. Des problèmes auxquels le Fonds peut aider un tant soit peu à résoudre en trouvant des mesures fiscales. Mais il a précisé que «la vie chère est un phénomène mondial qui, malheureusement, frappe durement en Afrique des familles qui n’ont que juste ce qu’il faut pour vivre». Pour s’en sortir, il faut un débat mais il n’y a pas de solution miracle.

Le monde change et les défis aussi. C’est pourquoi cette institution de Bretton Woods a engagé des reformes pour s’adapter à la nouvelle donne. Des reformes internes et externes s’imposent pour plus d’efficacité dans son fonctionnement et pour faire du FMI un Fonds  utile au développement économique. «On veut un FMI qui accompagne les pays aux bénéfices de chaque citoyen, un FMI qui aide à lutter contre le chômage, la précarité et la pauvreté».

Les retards dans le remboursement de dettes de la part de certains pays vis-à-vis du Fonds ont été aussi au cœur des échanges entre DSK et les chefs d’Etat. «Le règlement de ces arriérés est capital car cela va permettre la reprise des programmes du FMI dans certains pays. Ce sont des fonds qui permettent au Fonds de travailler, de jouer son rôle».

Abordant la question de la filière coton en Afrique, Dominique Strauss-Kahn a déclaré qu’il s’agit là d’un «sujet très sérieux. C’est la colonne vertébrale de l’économie de nombreux pays Ouest-Africains. Le coton est un produit qui touche à la culture et à la tradition. Le problème n’est pas encore réglé. Mais une chose est sûre, l’économie cotonnière ne survivra pas durablement si le marché n’est pas organisé autrement. Il sera grave de voir la régression des surfaces de coton cultivées comme c’est déjà hélas le cas au Mali».

DSK a affirmé que l’école demeure une priorité du FMI car sans éducation, il n’y a pas de développement. C’est d’ailleurs pour ça qu’il a visité une école, celle de Koubri-Namalgma  à la périphérie ouagalaise. A cette école de 597 élèves repartis dans six classes, le patron du FMI a offert un chèque de 2 millions 210 mille francs.

 

San Evariste Barro



26/02/2008
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