Fermeture du Palais des viandes : Les travailleurs réclament leur argent
Fermeture du Palais des viandes
Les travailleurs réclament leur argent
Dans la matinée du mercredi 12 septembre 2007, les travailleurs du Palais des viandes étaient en sit-in pour réclamer le versement d'un arriéré de salaire.
Les travailleurs du Palais des viandes situé à la zone du bois, en face du Parc Bangr Wéogo, étaient en sit-in dans la matinée du mercredi 12 septembre 2007. Nous les avons rencontrés aux environs de 13 heures pour comprendre les revendications.
A notre arrivée, une dizaine d'éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) avait pris position aux alentours du Palais des viandes dont les portes étaient closes. Pour les faits qui nous ont été racontés par Epiphane Sandwidi, responsable de la charcuterie, tout a commencé le 24 août 2007 quand la gérante, Céline Sawadogo, après ses vacances en Europe, a annoncé à la cinquantaine d'agents que le Palais des viandes devait mettre la clef sous le paillasson. Elle leur a alors demandé de revenir dans une semaine pour le paiement de leur salaire du mois d'août.
Avant cette échéance, tous ont reçu des bouts de papier comportant les droits à verser pour chaque travailleur. Le comble, c'est quand les travailleurs ont constaté que les différents appareils culinaires avaient été enlevés. Ne voyant rien venir, ils ont donc décidé d'observer un sit-in afin de manifester tout leur mécontentement et exiger surtout leur salaire du mois d'août. "Nous sommes à la veille de la rentrée des classes. Que vont devenir nos enfants ?" s'est indigné monsieur Sandwidi, debout parmi les autres travailleurs, dans l'arrière cour du Palais des viandes. Cela fait deux semaines que leur employeur, Céline Sawadogo, crie, selon eux, au manque d'argent. Elle leur aurait dit que la situation pourrait se décanter depuis la Belgique où résident les grands "gourous" du Palais des viandes.
La gérante que nous avons aperçue sur les lieux, n'a pas voulu s'exprimer sur la question, préférant nous informer de la suite après des négociations qui devraient avoir lieu dans l'après-midi. Quant à l'arrivée des éléments de la CRS sur les lieux, tous pensent qu'elle fait suite à une fausse alerte de saccages. Et à un d'eux, visiblement très remonté, de lancer : "Dans quel pays sommes-nous ? Notre mouvement d'humeur est pacifique".
Philippe BAMA
Le Pays du 13 septembre 2007
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