L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Filière anacarde : Les acteurs à la recherche d'une valeur ajoutée

Filière anacarde

Les acteurs à la recherche d'une valeur ajoutée

 

Ouagadougou a abrité les 8 et 9 avril 2008 une concertation des acteurs de la filière anacarde. A l'occasion, ils ont fait le point des difficultés qu'ils rencontrent et ont élaboré une stratégie commune afin d'aboutir, dans un court terme, à une plus grande valeur ajoutée dans l'exploitation leur filière.

 

En 2006, la production de la filière anacarde au Burkina Faso a été estimée à près de 25 000 tonnes. 90 à 95% de cette production a été exportée. Et les indicateurs montrent que sur le marché mondial la tendance de la demande est à la hausse. C'est dire qu'il y a de réelles opportunités d'affaires dans cette filière où notre pays dispose d'un grand potentiel. Un potentiel qui peut être renforcé et donc rapporter plus pour peu que les acteurs s'organisent, se dotent d'une stratégie commune de promotion et surtout s'investissent dans les différentes chaînes de valeur ajoutée dans la filière.

C'est pour cela que le Programme Développement de l'Agriculture (PDA), financé par la Coopération allemande, a initié cette rencontre qui a réuni l'ensemble des acteurs (producteurs, transformateurs, exportateurs, transporteurs, etc.) de la filière anacarde car, malgré les potentialités qui existent, le secteur est confronté à de nombreuses difficultés. Au nombre de ces difficultés, selon Marina Mdaihli, la directrice résidente de la GTZ au Burkina, "on peut citer les contraintes d'ordre organisationnel, les problèmes de normes et de qualité, l'insuffisance de promotion et les difficultés d'accès au marché". Pour elle, cette réunion se voulait donc une occasion de déclic et de prise de conscience de tous de la nécessité de s'organiser pour améliorer de manière sensible la performance de l'ensemble de la filière, tous maillons confondus.

Des régions entières du Burkina sont productrices d'anacarde. C'est le cas du Sud-Ouest et de l'Ouest où, selon Madame Andréa Somé/Wilhelmi, responsable de la promotion des filières au PDA, des statistiques montrent qu'il y a plus d'anacardiers que de manguiers. C'est dire que le potentiel existe et il ne reste plus qu'à pouvoir tirer de la valeur ajouté dans l'exploitation. Pour cela, Madame Andréa Somé/Wilhelmi recommande qu'il faut se pencher sur "la transformation, parce que si on exploite seulement les noix brutes, il n'y a aucune valeur ajouté pour le Burkina. On doit donc travailler à transformer les noix avant de les exporter".

Au cours des deux jours de concertation, les acteurs de la filière ont examiné l'ensemble des actions de transformation (la chaîne de valeur ajoutée) de l'anacarde mais aussi, ils ont vu tout le bénéfice qu'ils pouvaient tirer en travaillant unis puisqu'ils ont tous été convaincus qu'en faisant cavalier seul, c'est tout faible que chacun se présentera sur le marché international.

C'est dans l’organisation que la filière peut devenir porteuse pour le Burkina. Et c'est pour cela que cet élan de concertation entre les acteurs doit être soutenu et accompagné par l'Etat et les Partenaires techniques et financiers (PTF).

 

San Evariste Barro

L’Observateur Paalga du 10 avril 2008



10/04/2008
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