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Lutte contre le trafic de drogues : Un trio pris dans la nasse

Lutte contre le trafic de drogues 

Un trio pris dans la nasse

Le directeur de la police judiciaire, Pascal Sindgo et ses plus proches collaborateurs ont donné un point de presse le 7 mars dernier dans les locaux du Commissariat central de police à Ouagadougou.

 

A l’occasion, ils ont présenté aux hommes de médias, trois hommes pris dans la nasse qui tentaient de faire passer à l’étranger, 4,5 kg de cocaïne qu’ils avaient dans l’estomac.

Dans la nuit du 21 au 22 février 2008, les fonctionnaires de police en poste à l’aéroport international de Ouagadougou ont intercepté un trio d’individus qui tentaient d’embarquer pour l’étranger.

Si les documents de ces hommes étaient en règle, leurs comportements étaient plutôt suspects, selon le commissaire de police, Sié Tiéffi Daboré (patron à l’aéroport). Comment ce dernier et ses hommes ont-ils suspecté le trio ? A cette question, on nous a répondu que le flair de policier y était pour quelque chose. Un flair qui se révélera payant, car des examens radioscopiques ont permis de déceler dans les abdomens des trois suspects, respectivement 100 capsules (1,8 kg), 84 capsules (1,5 kg) et 74 autres (1,2 kg) de cocaïne qu’un médecin leur fera évacuer le 23 février 2008.

Quelle est l’identité des suspects ? Quelle était leur destination ? De quelle nationalité sont-ils ? Pour les besoins de l’enquête, la police a préféré pour l’instant ne rien en dire. Tout comme sur la question de la valeur de la "marchandise", elle a confié que donner une somme inciterait d’éventuels mauvais garçons à emprunter le chemin du trafic de stupéfiants.

Mais pour ces trois suspects respectivement âgés de 52, 37 et 33 ans, quelles peuvent être les sanctions à leur encontre ? Les conférenciers nous ont brandi le code pénal qui stipule en son article 441 que : "Sont punis d’un emprisonnement de 1 à 5 ans et d’une amende de 10 000 000 à 50 000 000 de francs, ceux qui produisent ou fabriquent de manière illicite des stupéfiants". Le même code fait savoir que : "Lorsque les faits sont commis en bande organisée, la peine d’emprisonnement est de 10 à 20 ans portée au double (article 442)". Les conférenciers du 7 mars dernier ont confié que nous n’en sommes pas encore là et qu’il faudra attendre que l’enquête soit bouclée.

Au-delà de ce fait qui semble banal, il y a de quoi avoir des sueurs froides car jusque-là, sauf erreur ou omission, les drogues dures transitaient rarement par notre pays. Et si maintenant on les cache dans des abdomens pour passer chez nous... Bravo donc à notre police de l’aéroport qui a fait œuvre utile !

Pierre Tapsoba

L'Observateur Paalga du 10 mars 2008



10/03/2008
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