L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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Immersion dans le passé avec Edouard Ouédraogo (16e numéro de «Kaléidoscope»)

16e numéro de «Kaléidoscope»

Immersion dans le passé avec Edouard Ouédraogo

 

Le vendredi 30 mai 2008 à partir de 19 h, le Festival, ex-Paillote de la cité AN III, accueille l’enregistrement du 16e numéro de l’émission de la Radiodiffusion-télévision du Burkina (RTB) : «Kaléidoscope». L’invité du jour sera Edouard Ouédraogo, directeur de publication de L’Observateur Paalga, qui fête ses 35 ans d’existence. Pour en parler, nous avons reçu, le mercredi 28 mai 2008, l’animateur de l’émission, Jean Roger Kisito Bationo.

 

En quelques mots, pouvez-vous nous présenter votre émission «Kaléidoscope» ?

 

Kaléidoscope se résume en deux mots : passion et fidélité. Passion d’abord, parce que tout jeune, j’ai aimé la musique, j’ai aimé un certain nombre d’artistes, que je n’ai pas connus. Cela s’explique peut-être par le fait que mon père écoutait habituellement ces musiciens. Fidélité ensuite, parce que quand je suis arrivé  à Canal Arc-en-ciel,  la radio FM de la RTB, notre chef des programmes de l’époque a demandé à tout un chacun de faire une proposition d’émissions. Moi, je voyais déjà ce genre d’émissions, que je voulais animer, offrir aux mélomanes, aux nostalgiques de productions comme Kaléidoscope. C’est à cette occasion que nous avons d’abord créé en 1994 «Manège au souvenir», une émission radio qui existe jusqu’à présent au sein du programme de Canal Arc-en-ciel ; et par la suite Kaléidoscope au niveau de la télévision nationale. D’avril 2007 à mai 2008 nous sommes à 16 numéros de cette émission.

 

Comment se fait le choix de vos invités ?

 

• J’ai mon choix personnel. Je ressuscite un certain nombre de musiciens. Il y a aussi des événements qui s’imposent comme  la fête de l’Indépendance le 5-Août, qui est une date importante ; la fête de Noël, etc. Nous essayons d’animer des émissions par rapport à ces thèmes et il y a également l’arrivée de tel ou tel artiste chez nous qui peut nous inspirer. C’était le cas avec Sam Fan Thomas dernièrement, Bailly Spinto. Nous avons aussi eu la chance d’accueillir Daouda Koné au début, en quatrième position. Il y a un programme planifié sur toute l’année, qui est là et on a des émissions occasionnelles et des émissions à thème. Nous avons en projet de réaliser une émission 100% rock pour retracer l’histoire de cette musique de danse.

 

Vous recevez le vendredi 30 mai 2008 le directeur de publication de L’Observateur Paalga, Edouard Ouédraogo. Pourquoi lui ?

 

• Le directeur de publication de L’Observateur Paalga est un personnage atypique. Il n’y a qu’à voir son parcours. C’est ce volet qui nous a intéressé. Un professeur des lycées et collèges qui crée le tout premier journal indépendant de l’Afrique francophone, et qui, encore sur les bancs, était amoureux de la guitare…il y a de bonnes raisons de l’inviter à Kaléidoscope. Ce que nous allons écouter le vendredi, c’est sa propre sélection et vous allez vous rendre compte qu’il a beaucoup plus un penchant pour la musique de chez lui. En échangeant avec lui, c’est une bibliothèque que nous allons entretenir. On apprendra beaucoup de choses à travers lui. Il aime la musique et c’est un homme de culture avisé. Je l’ai invité afin que les jeunes puissent connaître l’homme qu’il est vraiment au-delà du journaliste. Nous allons le découvrir. Nous allons le voir sourire, rire, jouer de la guitare, raconter ce qu’il a vécu dans les mouvements à Dakar en 1968 et par la suite en France. Il va nous parler de l’incendie criminel de son journal en 1984. C’est une histoire triste, mais qui fait partie de la vie. Il va nous expliquer pourquoi il est amoureux de la tenue traditionnelle Faso Dan Fani. Au-delà de la musique, nous irons à la source de l’histoire, nous allons apprendre des choses et il y a des gens qui viendront témoigner. L’émission de vendredi nous permettra de voir d’un autre œil Edouard Ouédraogo, ce grand homme de média.

 

Quel est à ce jour l’état des préparatifs de l’émission ?

 

• Nous sommes fin prêts. On a déjà commencé à distribuer les cartes d’invitation. Le service technique de la RTB est déjà prêt, les musiciens du groupe Waguess orchestra, qui nous accompagne, sont en répétition. Il n’ y a pas de problèmes.

 

Vous avez habitué les mélomanes au cadre enchanteur du Waguess night-club, pourquoi avoir changé cette fois-ci de lieu pour l’enregistrement du 16e numéro de Kaléidoscope ?

 

• On s’est rendu compte à la longue qu’une boîte de nuit n’était pas appropriée pour nos invités, nos nostalgiques. Ils préfèrent avoir assez d’espace. Nous avons alors pensé au Festival, où il y a de l’espace qui permet de s’amuser comme on veut.

 

Vous avez parlé de cartes d’invitation. Est-ce à dire que la participation à l’émission est conditionnée à la présentation de ce bout de carton ?

 

• La carte d’invitation est faite pour la promotion de Kaléidoscope, elle véhicule un message, elle donne le programme de la manifestation et permet aux gens d’avoir une idée de l’invité. On n’a pas besoin d’avoir une carte d’invitation pour  assister à Kaléidoscope. L’accès à l’émission est totalement libre et tout le monde y est invité.

 

Quelle est l’audience de votre émission aujourd’hui ?

 

• Je pense que ce sont les mélomanes et les téléspectateurs qui peuvent répondre à cette question. Le faire moi-même serait un peu prétentieux. Mais c’est toujours un plaisir chaque fois d'entendre quelqu’un apprécier ce que nous faisons. Je suis aujourd’hui considéré comme un fils de Bobo-Dioulasso par beaucoup d’anciens là-bas, simplement grâce à l’émission. Ma satisfaction, franchement, est indicible. Tout ce qu’on dit de bien de Kaléidoscope me va droit au cœur.

 

Qu’avez-vous à dire à vos admirateurs ?

 

• Je leur dis de vivre tout simplement leur passion. La musique conduit à tout. Lorsque vous venez au monde, la musique est présente. Tous les événements importants de la vie sont accompagnés par la musique : baptême, mariage, etc. Même pour vous conduire à la dernière demeure, la musique est toujours au rendez-vous. Il faut donc vivre sa passion parce que c’est un moyen de vivre longtemps. Etre heureux, c’est d’abord pour soi-même et pour ceux qui sont autour de vous. Je les invite à venir s’éclater, se faire plaisir, revivre leurs bons vieux temps, se rencontrer, rire aux éclats.

 

Entretien réalisé par :

D. Evariste Ouédraogo

L’Observateur Paalga du 29 mai 2008



28/05/2008
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