L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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"L'homme qui n'arrivait pas à mourir"

La dernière-née de Guy Désiré

"L'homme qui n'arrivait pas à mourir"

 

Le réalisateur burkinabè Guy Désiré Yaméogo a démarré, le lundi 19 novembre 2007 à Ouagadougou, le tournage de son premier long métrage. Une fiction sur un fait de société où se mêlent intrigues et humour...

 

Arrive, comme ses camarades comédiens, au Secrétariat permanent aux aides du PAM, sis à la Zone d'activités diverses (ZAD), au sud-est du cœur de la capitale du cinéma africain de Ouagadougou, Raso. Cet acteur bien connu des cinéphiles burkinabè et d'ailleurs. Derrière une voiture, notre comique presqu'en tenu d'Adam s'apprête à enfiler une uniforme de policier.

En ce début de matinée du lundi 19 novembre 2007, c'est une ambiance hollywoodienne qui règne en ces lieux, transformés à l'occasion en plateau de tournage. Le réalisateur Guy Désiré Yaméogo qu'on ne présente plus, a l'œil sur tout. On s'active à mettre tout, ou plutôt l'essentiel, pour le clap de lancement de "L'homme qui n'arrivait pas à mourir". C'est le premier long métrage de ce cinéaste burkinabè auteur jusque-là de courts métrages dont "les aventures de Madou le berger", "Un pas, deux pas".

"En place-là, s'il vous plaît", alerte Guy Désiré Yaméogo. Les acteurs ont fini de revêtir leurs costumes. Tout le monde est en place. Raso, en agent de police, se met à côté d'un véhicule dont il astique le pare-brise.

Le ministre de l'Action sociale et de la Solidarité nationale, Pascaline Tamini, arrivée entre-temps, donne le clap. Et c'est parti pour un mois de tournage à l'issue duquel les cinéphiles auront le plaisir de découvrir dans les moindres détails le mystère de "l'homme qui n'arrivait pas à mourir".

Parlant lui-même de son film qu'il donnera à voir pas avant le 8 mars 2008, Guy D. Yaméogo dit qu'il s'agit d'une histoire qui traite du mariage forcé.

Un sujet abordé déjà dans le cinéma africain. Mais lui et son équipe l'ont "relifté" pour en faire une histoire assez intéressante. Le phénomène est rendu sous un angle policier et allie intrigues et humour.

Pour le ministre de l'Action sociale, Pascaline Tamini, dont le clap de lancement est un geste d'encouragement au réalisateur, si les faits sociaux sont bien abordés par le biais d'un film, c'est le meilleur moyen de sensibiliser et d'informer l'opinion publique.

 

Agnan Kayorgo

L’Observateur Paalga du 20 novembre 2007

 

 

Encadré

Pour la petite histoire

 

Ahmed, 28 ans, se réveille un matin dans une cité de la capitale. Il ouvre la porte de son appartement, jette un coup d'œil dans le couloir. Un filet de liquide rouge-brun s'échappe du dessous de la porte de l'appartement voisin. Intrigué, il retourne dans son salon, compose un numéro sur son téléphone. La police arrive sur les lieux...

Elle prend les choses en main et entreprendre d'élucider le mystère. Mais face à ce cadavre, trois versions, trois lectures du même fait vont se dessiner : celle de la police, d'une jeune journaliste d'investigation et enfin, une version mystique qui veut que le coupable ne soit autre que Baldé, un homme mort il n'y a pas longtemps et qui fut un temps celui que Binéta devait épouser selon la coutume.

L'œuvre en tournage, qui est appuyée par le FESPACO, a aussi bénéficié du financement du ministère français des Affaires étrangères et de celui de la Culture, des Arts, du Tourisme et de la Communication du Burkina Faso.

Elle coûtera une centaine de millions de francs CFA.

 

A.K.



20/11/2007
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