L'Heure du Temps (Blog d'Information sur le Burkina Faso)

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La déclaration de Ouaga est née

Colloque international

La déclaration de Ouaga est née

 

Les rideaux ont été tirés hier sur le colloque international portant sur le thème "Démocratie et développement en Afrique" organisé dans le cadre de la "renaissance démocratique". Ledit colloque a accouché d'une déclaration de Ouaga, qui reprend les propositions faites à l'ouverture par Blaise Compaoré. La fin des travaux a vu la présence des premiers ministres burkinabè et ivoirien, Tertius Zongo et Guillaume Soro.

 

Du rapport de synthèse lu par Seydou Bouda, membre du comité d'organisation du colloque, on retiendra que les participants ont bien apprécié les différentes communications effectuées par d'éminentes personnalités. On peut citer entre autres "L'Afrique et le développement durable" du professeur Edmond Jouve de France ; "Démocratie et développement" donnée par le Pr Iba Der Thiam, SG du PDS du Sénégal ; "Conflits d'Afrique contemporaine : quelles relations avec le démocrate et le développement ?" de Pierre-Claver Hien, chercheur burkinabè...

Par ailleurs, les questions de paix et de stabilité, la transparence et l'équité dans les élections, la dette en Afrique, la chefferie coutumière et la démocratie... ont été très discutées par les participants.

L'adresse du président brésilien Lula Da Silva le 15 octobre a été également de bonne facture et bien reçue par les 500 délégués venus de 25 pays d'Asie et d'Europe.

La clôture de ce rassemblement a été aussi marquée par une déclaration dite de Ouagadougou qui prend à son compte les 12 propositions de Blaise Compaoré comme un consensus de base pour travailler. Cette plate-forme est la suivante :

- Reconnaissance et garantie de toutes les libertés fondamentales ;

- instauration de régimes constitutionnels ;

- reconnaissance du système multipartite dans tous nos Etats et institutions d'élections libres ;

- rejet de toutes les formes d'exclusion, notamment la gestion clanique, ethnique et tribale du pouvoir d'Etat et refus de tous les conflits armés ;

- engagement collectif et solidaire pour l'annulation de la dette africaine ;

- engagement collectif et solidaire pour une adaptation des programmes économiques avec les partenaires au développement ;

- engagement collectif et solidaire pour l'établissement de règles du commerce international plus équitable susceptibles de favoriser le développement en Afrique ;

- création au sein des structures d'intégration régionale d'un cadre global de concertation sur les migrations ;

- reconnaissance des droits politiques et économiques de la femme africaine et établissement de programmes spécifiques pour la promotion de la jeune fille et de l'enfance ;

- élargissement des opportunités de création d'emplois ;

- engagement pour la promotion de la société civile ;

- adoption et mise en œuvre de programmes ambitieux pour la défense et la promotion de l'environnement dans le cadre d'un développement.

En clôturant les travaux au nom du président du Faso, Salif Diallo, le patron du colloque, a d'abord souhaité au premier ministre ivoirien Guillaume Soro, que le chemin  qu'ont emprunté les Ivoiriens les conduise  à la paix. Puis répétant après le président brésilien Lula, il a invité l'Afrique à faire son introspection et à gagner les batailles du 21e siècle.

 

Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana

L’Observateur Paalga du 17 octobre 2007



17/10/2007
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